Mise à jour le 19/02/2006
ACTUALITES

Fleche Accueil
Fleche Sommaire du N°352
Fleche Au courant de la plume
Fleche A vue de pays
Fleche Deux sons de cloche
Fleche Tribune de la femme
Fleche D'une semaine à l'autre
Fleche A vue de monde
Fleche Cocktail flash
Fleche Sites à visiter
Fleche Nos archives

DIALOGUE

 Fleche Ajouter à vos favoris
 Fleche Nous contacter

SERVICES
Fleche E-mail gratuit
Fleche Infos mondiales (AFP)
Fleche Horoscope

PUBLICITES

Galerie de photos

 
 

LIENS UTILES

Fleche cenatrin
Fleche site officiel du Burkina
Fleche fespaco
Fleche siao
Fleche uemoa
Fleche ceni


RECHERCHE SUR INTERNET
 

PARTENAIRES

 


 
Hebdomadaire burkinabè paraissant le Lundi
Bienvenue sur le site de San Finna, votre hebdomadaire burkinabè en ligne!           

San Finna N°352 du 27 Février au 05 Mars 2006
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus"

 

Tribune de la femme

* Le maire de Ouagadougou a promis que le marché Rood Woko verrait sa dalle coulée avant fin 2006. L’Ambassade de France a fait savoir la semaine dernière, pour sa part, que le marché serait reconstruit en 2006. Ils gagneraient à bien s’accorder sur les dates car on ne sait plus qui croire : en effet, si le maire dit que la dalle sera coulée en fin 2006, cela signifie que le reste des travaux, le plus lourd des travaux donc, sera pour 2007, ce qui contredit les dires de l’Ambassade. Pourvu que l’Ambassade ait dit juste !

*
La fièvre tropicale « chikungunya » (traduisez la « maladie de l’homme courbé ») transmise par les moustiques, et qui fait des ravages dans les îles comme la Réunion, ne risque-t-elle pas de se propager en Afrique ? Touchons du bois car on souffre déjà assez avec le paludisme « classique » !

* A Koudougou, ce serait la désolation à la gare des trains car on refuserait l’embarquement des poulets vers la Côte d’Ivoire. Les vendeurs sont en colère de devoir garder cette marchandise appelée à se déprécier très vite alors qu’il n’y aurait même pas eu d’interdiction officielle à ce sujet. La Mairesse Jeannette Yaméogo se serait rendue sur les lieux pour s’enquérir de la situation.

* Le Sénégal mène une lutte d’avant-garde en matière de grippe aviaire et la semaine passée, on a même félicité le Président pour ses initiatives heureuses. Mais sur RFI, on a entendu cette semaine, un responsable sénégalais dire que le président Wade propose la création laboratoire spécial notamment pour détecter le virus de la grippe aviaire, idée louable, mais, idée plus contestable, avance que l’Institut Pasteur à Dakar pourrait accueillir une telle structure, et de faire appel aux partenaires pour un petit million d’euros environ à cet effet, étant entendu que le Sénégal contribuerait pour une partie. S’il doit y avoir lutte au plan sous-régional, pourquoi tous ensemble, ces pays ne pourraient-ils pas décider de l’emplacement de ce laboratoire, que ce soit à Ouagadougou, Niamey… ou Dakar, même si l’idée est sénégalaise ?

* On parle beaucoup des ravages de l’amiante en ce moment. San Finna s’en était inquiété il y a déjà quelques années. Eh bien, il faut savoir qu’au Faso, un texte, le décret n° 98-039/PRES/MP/MEF/MCIA du 4 février 1998, porte interdiction de la fabrication, de la transformation, de l'importation, de la commercialisation et de l'utilisation des matériaux de construction à base d'amiante au Burkina Faso. (in Journal officiel, 1998-02-26, no 9, p. 3994). Il est même stipulé dans ce décret : « L'expertise des matériaux de construction déjà en cours d'utilisation est prévue ». Ce dernier point est capital. Y a-t-il déjà eu expertise ? On n’en a jamais entendu parler. Ne faudrait-il pas lister tous les bâtiments publics, les contrôler et rendre publiques les conclusions relatives à la question de savoir si les matériaux qui les composent comportent ou non de l’amiante ? Ne pourrait-on pas aussi prélever régulièrement des matériaux de construction, au niveau des magasins, des entrepôts, aux frontières…, pour détecter s’ils comportent de l’amiante ?

* Le Parti Socialiste sénégalais est fâché et le fait savoir. On a tous entendu parler des récents troubles à l’Université de Dakar. Eh bien, le PS sénégalais dénonce l’analyse faite par le président du pays relativement à ces évènements. Lisez quelques extraits de son communiqué, parvenu à notre Rédaction par Internet : « A son arrivée à Dakar, après une absence de plusieurs jours, le Président Wade, interrogé sur la crise universitaire, a accusé l’opposition de manipuler les étudiants et d’être de connivence avec l’étranger pour déstabiliser son régime. Cette accusation n’est pas seulement dénuée de fondement, elle traduit aussi le désarroi d’un régime qui a largement échoué et qui n’a de réponse aux attentes des citoyens que la violence, la démagogie et les contrevérités. En croyant que le recours à de tels subterfuges peut distraire les Sénégalais de leurs véritables préoccupations nées de ces politiques désastreuses, Wade et son régime montrent une fois de plus qu’ils n’ont aucun respect pour notre peuple et cherchent encore des prétextes pour fuir leurs responsabilités et s’engager dans une autre escalade de la violence. Le Bureau Politique tient à dénoncer ces manœuvres ridicules d’un autre âge qui n’ont aucune chance de prospérer./ »-

* Le Ministre de la Culture et des Arts, Aline Koala, était à Bobo-Dioulasso le 24 février dernier pour l’installation des membres du comité national d’organisation de la 13ème édition de la Semaine nationale de la culture prévue du 25 mars au 1er avril prochain. Le comité se compose de 18 commissions.

* Chez nous, mercredi dernier, le Dr Bidima, patron du Mouvement de la Paix/Burkina, a fait fort pour sa rentrée. A propos de la dernière présidentielle, il a réaffirmé ses positions de principe : le respect de l’article 37 qui interdit plus de deux mandats successifs. Au moment où beaucoup de leaders d’opinion semblent avoir décidé d’évacuer ce contentieux pour éviter les problèmes, il fait la différence ! Par rapport au dossier ivoirien, il a également fait une démonstration éclatante qui a fait mouche. Il faut dire que le Docteur avait bien monté son argumentation avec une approche à a fois simple mais aussi très documentée. Par rapport au dossier Clément Oumarou Ouédraogo, si le pouvoir pense l’avoir évacué, il montre qu’il est possible de faire rebondir l’affaire en apportant de nouvelles charges édifiantes. Bravo Docteur Bidima.

* Avec la dette annulée à 100 % pour 18 pays africains en 2005, on a parlé d’une remise de dette de l’ordre de 1000 milliards de FCFA pour le Burkina Faso. Si hier, tout le monde s’est félicité de l’annulation totale de la dette publique, aujourd’hui concrètement, où en est-on ? Les partenaires ont-ils décidé de l’utilisation qui sera faite de cette remise ? Concrètement, qu’est-ce que cette remise de dette a entraîné sur le budget de 2006 ? On n’en sait trop rien ; il faudrait qu’un point soit fait, même de façon simplifiée, pour dire si les choses ont évolué, et dans quel sens.

* L’affaire du « Clemenceau » s’est terminée comme on le sait, avec la décision du chef de l’Etat français, de faire rentrer ce porte-avions à Brest pour y être désamianté et démantelé. Ce travail va coûter les yeux de la tête, ce qui a amené des politiques comme Le Pen à dire qu’il faut tout simplement le couler, l’océaniser comme on dit. Mais les associations de défense de l’environnement ont les yeux bien ouverts surtout que la France a signé une convention interdisant ce procédé !

* Mardi dernier, à l’occasion du débat sur le secteur informel, le maire de Ouagadougou a montré sa nette préférence pour le secteur formel. Un représentant de la Caisse nationale de sécurité sociale, M. Etienne Paré, n’a pas eu froid aux yeux et a demandé au Maire pourquoi les « balayeuses » de la Mairie n’avaient pas de couverture sociale. Celui-ci a répondu : « Ces femmes sont des prestataires de services. Elles ne sont pas des employées de la mairie. Nous sommes en train de penser à une assurance compte tenu des risques qu’elles encourent. D’ores et déjà, si elles sont blessées dans l’exercice de leurs fonctions, la mairie les prend en charge ». N’empêche, le représentant de la CNSS a marqué un bon point !

* La radio mondiale, RFI, a fait état le 20 février dernier, du dossier CNSS au Faso en annonçant que les syndicats suivis du Renlac avaient mis l’affaire sur la place publique. Sans se jeter des fleurs, on peut dire que c’est San Finna qui a levé le lièvre dans ce dossier car depuis le 26/09/2005, il en a régulièrement fait état. La radio a également fait état de ce qu’une enquête avait été décidée par les autorités burkinabé pour éclairer tout un chacun notamment les syndicats qui n’ont pas été convaincus par les arguments des dirigeants de la Caisse. Il était temps mais cette enquête se déroulera-t-elle dans la transparence, les bonnes questions seront-elles posées et si sanctions il doit y avoir, seront-elles appliquées ? « That is the question » !

* Lu sur Jeune Afrique : « Un inventeur sud-africain du nom de Gervan Lubbe a mis au point un bracelet-montre anti-paludisme, qu’il a baptisé « Malaria Monitor ». Cette montre devrait être disponible pour le public à partir de février. Selon Lubbe, « elle détecte le parasite et le détruit si vite qu’il n’y a plus aucun risque d’issue fatale, et que l’on ne ressent même pas les premiers symptômes ». Décidément, les chercheurs cherchent et trouvent en Afrique du Sud : après le préservatif anti-viol, le bracelet-montre anti-paludisme devrait faire un tabac s’il est bien conçu !

* Les éleveurs du Niger dont le pays est menacé par la grippe aviaire, selon une dépêche de l’AFP du 23 février dernier, « jugent insuffisantes les primes de dédommagement de 1.000 FCFA (1,5 euro) par poulet promises par le gouvernement en cas d'abattage massif de volaille atteinte du virus. ‘C'est largement insuffisant et injuste. Tout technicien avicole vous confirmera qu'il faudrait au minimum 4.000 FCFA (plus de 6 euros) pour élever un poussin jusqu'à sa période rentable’, s'insurge Harouna Labo, propriétaire d'une des plus grandes fermes du Niger ». Au Burkina Faso, on aimerait bien entendre que le gouvernement s’ engage déjà à dédommager les éleveurs professionnels de volailles qui sont propriétaire de 25 % du cheptel aviaire estimé à 32.000.000.000. A raison de 1000 f la bête abattue, le pouvoir devrait débourser 8 milliards de FCFA. On comprend peut-être pourquoi, le chiffre du plan de la lutte est passé d’un peu plus d’un milliard à plus de 5 milliards ! Si les religieux et coutumiers implorent ciel, terre et ancêtres en temps de sécheresse pour qu’ils pleuvent, ils devraient en faire de même pour que l’Etat ait suffisamment de moyens pour dédommager les paysans car ils seront les plus nombreux à souffrir en cas de grippe aviaire. Dieu nous protège en tout cas de ce fléau !

* Le célèbre mercenaire Bobo Dénard et ses « Affreux » sont actuellement en procès en France. Mais pendant ce procès, il n’est pas certain qu’on entende des chroniqueurs judiciaires ou des avocats, faire des approches comparatives avec toutes les interventions passées comme présentes des régimes français en Afrique.

* Le désamour irait-il grandissant entre les Ouagalais et la police municipale ? Il faut le craindre, à s’en remettre à Dame rumeur qui véhicule le mécontentement qui se généralise par rapport à l’habitude prise par la police municipale de sévir à la limite du harcèlement les citoyens, les jeudi et vendredi. Pour beaucoup, cela ressemblerait à du racket pour arrondir les fins de semaine !





Site réalisé par Come Tell The World