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San Finna N°395 du 08 au 14 Janvier 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus"
 

ELECTIONS PRESIDENTIELLES 2007 EN FRANCE
LES PARTIS APPLIQUENT UNE STRATEGIE D’ALLIANCE

Tandis que l’échéance présidentielle approche, les partis politiques multiplient les tentatives d’union avec d’autres partis proches de leur sensibilité. Quitte à mettre un mouchoir sur de vieilles querelles.

A mesure que l’échéance présidentielle 2007 approche, les couples politiques se font plus qu’ils ne se défont à gauche comme à droite.

Le Parti socialiste d’abord, qui dès le mois de novembre a conclu une alliance avec le parti radical de gauche de Christiane Taubira. De quoi semer la zizanie dans les rangs du PRG, déjà divisé entre les pro-européens qui soutiennent la présidente du PRG, et les anti-européens qui n’ont toujours pas avalé l’appel à voter oui au traité constitutionnel européen, formulé en mai 2005 par Christiane Taubira.

Le Parti socialiste toujours, qui, le mois dernier a convaincu Jean-Pierre Chevènement, président du MRC (mouvement républicain citoyen), de ne pas se présenter à l’élection présidentielle. Moyennant un accord de principe sur l’attribution de dix circonscriptions lors des législatives de 2007, l’ancien ministre a accepté de soutenir Ségolène Royal à la course pour la présidence. Il faut dire que l’homme, avait porté en 2002 la responsabilité de la déroute socialiste. Il avait fait candidature à part et récolté 5% des suffrages au premier tour.

Dans les rangs de l’UMP, Nicolas Sarkozy fait maintenant office de candidat unique depuis le retrait de Michèle-Alliot-Marie. Un retrait, pas forcément unilatéral, puisque MAM fait planer le doute quant à une éventuelle candidature unique, à l’image de celle présentée par Nicolas Dupont-Aignan (UMP). Les Sarkozystes préfèrent ignorer la menace pour le moment, et appellent à la raison. Quant à Jacques Chirac, il semble ne pas encore avoir dit son dernier mot.

Plus à droite encore, Jean-Marie le Pen. Contre l’avis de sa fille, Marine le Pen, il s’est allié à Bruno Mégret, du MNR (mouvement national républicain). Une alliance encore impensable hier, tandis que les deux partis d’extrême droite s’étaient séparés violemment il y a huit ans. Si le MNR, en réelle perte de vitesse, n’est pas en mesure de peser dans le débat d’extrême droite, les quelque 140 signatures de Bruno Mégret seront un coup de pouce non négligeable pour Jean-Marie le Pen, qui peine à collecter le précieux sésame des 500 signatures nécessaires pour valider le dépôt de candidature.

L’union fait la force. Encore faut-il parvenir un accord… L’extrême gauche, fait ainsi du surplace. Marie-George Buffet, officiellement candidate à la présidentielle 2007 sous les couleurs du Parti communiste, ne parvient pas à rassembler les partis d’extrême gauche tels la ligue communiste révolutionnaire et les Verts. Ce n’est pas faute d’appeler à une union anti-libérale.

Quant aux Verts portés par Dominique Voynet, ils jalousent Nicolas Hulot et ses 10% d’intentions de vote. A tel point, que certains militants se sont dits prêts à quitter le navire pour soutenir le plus populaire des écologistes.

Les grands partis n’ont donc pas attendu le second tour de l’élection présidentielle pour s’unir aux partis minoritaires. Des petits partis, parfois en proie à des querelles intestines.

Probablement l’échec de la gauche au premier tour de la présidentielle de 2002, nourrit les ambitions des uns, et la crainte des autres…

Matthieu Herault





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