San
Finna N°395 du
08 au 14 Janvier 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus"
OPRAH WINFREY
UNE MECENE DE PAROLE
AU PAYS DE MANDELA
Chose
promise, chose due : elle avait promis à «
Madiba » (Nelson Mandela) de construire en Afrique
du Sud, une école ; eh bien, le rêve est
devenu réalité puisque le mardi 2 janvier
2007, l’animatrice de télévision a
inauguré ladite école construite en faveur
de jeunes Sud-africaines pauvres. C’est une belle
œuvre d’une valeur de 280 millions de rands,
40 millions de dollars US ou plus simplement FCFA. Le
tout s’étend sur 21 hectares, compte 28 bâtiments
dont un auditorium, un dortoir, une salle d’informatique.
Voilà ce que Oprah Winfre, qui n’oublie pas
ses origines modestes, a fait en solidarité à
d’autres jeunes défavorisés.
C’est les larmes aux yeux qu’elle a coupé
le ruban de l’ « Oprah Winfrey Leadership
Academy for Girls » à Henley-on-Klip, au
sud de Johannesburg. C’est que l’histoire
de cette femme s’apparente à un véritable
conte de fées.
Née dans une famille pauvre dans le Mississipi,
rien ne la prédestinait à devenir la femme
la plus influente de la télévision américaine.
Fille d’une mère célibataire, élevée
par sa grand-mère, elle apprend vite à lire
et à écrire, à maîtriser l’élocution
en participant avec sa tutrice à des évènements
publics.
Très tôt cependant, elle est victime d’abus
sexuels, de mauvais traitements de la part de certains
membres de sa famille. Elle fait une fugue et risque même
d’être envoyée en maison de correction
; elle n’y échappe que parce qu’il
n’y avait plus de places. Elle accouche à
14 ans d’un bébé prématuré
qui ne survit pas. Elle se retrouve finalement chez son
père à Nashville qui lui donne une éducation
stricte tant et si bien qu’à 17 ans, elle
est embauchée par une radio de cette ville. Ce
qui suit est fulgurant.
2 ans plus tard, elle est reporter dans une télévision
locale ; elle y travaille tout en se spécialisant
en communication en suivant des cours. En 1976, elle est
à Baltimore, y travaille comme co-présentatrice
du journal télévision pour une chaîne
locale. Elle révèle alors tous ses talents
d’animatrice de « talk show » avec une
émission intitulée « People are talking
».
En 1984, elle fait un tabac à Chicago en y animant
une émission des plus populaire : la « Oprah
Winfrey Show » qui sera diffusée en 1986
pour le première fois sur le territoire national.
En un an, son émission devient le talk show le
plus suivi des USA. Les prix pleuvent sur elle.
Mais femme de tête éclectique, elle joue
dans le célèbre film « Couleur pourpre
» puis plus tard dans le film « Beloved ».
Elle produit également des téléfilms.
Depuis plus de 20 ans, elle est numéro 1 aux USA,
diffusé dans 122 pays et attirant 49 millions de
téléspectateurs chaque semaine.
C’est tout naturellement que Times Magazine l’a
classée parmi les 100 personnes les plus influentes
du 20ème siècle et qu’elle est devenue
selon le magazine Forbes, la première afro-américaine
milliardaire en dollars, classée parmi les 400
Américains les plus riches, avec une fortune estimée
à 1,5 milliards de dollars.
Aujourd’hui, l’ascension semblant irréversible,
ses admirateurs ont créé un site pour lui
demander de se présenter à la Maison Blanche.
Elle en a éprouvé beaucoup d’émotion
et de reconnaissance mais a suggéré que
cette mobilisation se reporte sur Barack Obama, qui au
Parti démocrate, fait des merveilles.
Comme on le voit, c’est une amie influente que l’Afrique
du Sud, via Mandela, a su s’attacher.