Mise à jour le 14/01/2007
ACTUALITES

Fleche Accueil
Fleche Sommaire du N°396
Fleche Au courant de la plume
Fleche A vue de pays
Fleche Deux sons de cloche
Fleche Tribune de la femme
Fleche D'une semaine à l'autre
Fleche A vue de monde
Fleche Cocktail flash
Fleche Sites à visiter
Fleche Nos archives

DIALOGUE

 Fleche Ajouter à vos favoris
 Fleche Nous contacter

SERVICES
Fleche E-mail gratuit
Fleche Infos mondiales (AFP)
Fleche Horoscope

PUBLICITES

Galerie de photos

 
 

LIENS UTILES

Fleche cenatrin
Fleche site officiel du Burkina
Fleche fespaco
Fleche siao
Fleche uemoa
Fleche ceni


RECHERCHE SUR INTERNET
 

PARTENAIRES

 


 
Hebdomadaire burkinabè paraissant le Lundi
Bienvenue sur le site de San Finna, votre hebdomadaire burkinabè en ligne!           

San Finna N°396 du 15 au 21 Janvier 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus"

 

Tribune de la femme

* Le 03 février prochain, le Collectif organisera des meetings marches sur l’ensemble du territoire national. On peut raisonnablement penser que les Burkinabé sortiront plus nombreux que d’habitude. Pourquoi ? Parce que la révolte des militaires a affaibli le pouvoir et qu’un pouvoir affaibli est prêt à des concessions. Alors, au peuple, qui devrait avoir plus de cœur au ventre, de savoir mieux se faire entendre. Que fera le pouvoir ? Ce qu’il n’a pas fait contre les militaires en faisant charger ? Ou bien, concèdera-t-il également aux civils quelques mesures pour calmer le peuple ? Nous verrons bien.

* En Guinée Conakry, le président Lansana Conté a fort à faire avec son peuple et les syndicats. Il a fait libérer manu militari Mamadou Sylla et Fodé Soumah, respectivement PDG du groupe Futurelec et ancien ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, tous deux poursuivis pour détournement de deniers publics, faux et usage de faux et émission de chèques sans provisions au détriment de la Banque centrale de la république de Guinée. Il s’est rendu personnellement à la prison pour exiger leur libération, disant semble-t-il, que la justice, c’est lui. Depuis, c’est la grève générale. Au Burkina Faso, il ne viendrait pas à l’idée de Blaise Compaoré de dire une telle chose car chez nous, on fait dans l’hypocrisie mais au fond, le résultat est le même : la justice est totalement bridée ! Mais autre différence de taille, on ne trouvera pas au Faso des magistrats pour aller en protestation aussi active que les magistrats guinéens le font.

* A l’aéroport de Ouagadougou, lorsque les pèlerins du Hadj arrivent, c’est vraiment une cohue indescriptible. Le mercredi passé, des gens auraient pu mourir comme on meurt à La Mecque lorsque les bousculades s’invitent au pèlerinage. Les autorités de l’aéroport devraient prendre des dispositions pour éviter de telles situations pourtant gérables si l’on y met un peu de bonne volonté et si l’on a une organisation efficace !

* Le Conseil d’Etat au Sénégal a annulé un décret de Abdoulaye Wade sur la répartition des sièges de députés au motif que celle-ci n’est pas équitable. Certaines localités ont plus de sièges que d’autres, bien qu’étant moins peuplées. Du coup, les élections législatives ne pourront plus se tenir en février 2007. L’opposition y a immédiatement vu un coup bas du président Wade qui redoute les législatives et veut avant tout s’assurer la présidence :"Il a fait exprès de promulguer un décret contraire à la loi, il ne pouvait pas l'ignorer", a dit le porte-parole du PS Abdoulaye Elimane Kane à l’AFP. Pour Oumar Sarr, le porte-parole de Rewmi, « Abdoulaye Wade savait qu'il allait les perdre et fait tout pour les repousser. Il redoute qu"on le sanctionne en même temps que les candidats de son parti aux législatives". En tout cas, coup bas ou pas, ça risque de donner des idées aux parlementaires d’autres pays surtout que bien souvent, comme chez nous, ces répartitions se font en tenant compte de savants calculs politiques !

* Faso Parc, qui se trouve derrière Silmandé et qui fait le bonheur de tant d’enfants grâce à ses manèges, petits trains et autres autos tamponneuses, a été une excellente initiative, il faut le reconnaître. Les enfants sont nos petits rois et de les voir s’amuser comme ils le font dans ce parc, fait autant sinon plus de bien aux parents (qui les regardent, avec amour et amusement, prendre du plaisir) qu’aux petits lutins eux-mêmes. Tout serait parfait mais hélas, il y a un mais. Et pas petit. Il faut le dire : les installations laissent totalement à désirer. En Occident, ces manèges et autres petits trains qui s’y trouvent auraient été mis au rebut depuis belle lurette car jugés dangereux pour nos petits garnements. Effectivement, si par exemple vous prenez le trampolling, vous verrez que sous la natte sur laquelle sautent nos bambins, il n’y a aucune protection ; pire, il y a du béton traversé par des fers. Imaginez que la natte cède : les enfants risquent fort d’y laisser la vie. Pourtant, il serait si simple de poser des protections dessous. Les ceintures de sécurité manquent sur de nombreux appareils. Les installations made in Burkina Faso comme les balançoires sont faites de guingois et assurément, ne semblent pas conformes aux normes exigées de par le monde. Les petits trains vieillots foncent à une allure dangereuse et bringuebalent sur des rails fatigués ; le ciment du kart est abîmé et pourrait faire chuter les enfants au volant de leurs motos … Bref, il faudrait, dans ce cadre très avenant, réfléchir sur les moyens d’assurer la sécurité avec des moyens de bord et changer au fur et à mesure les appareils. Il faut espérer (à moins que ce ne soit déjà fait) que les responsables du parc sollicitent les autorités et les partenaires à cet effet.

* Le Vice-président de l’UNDD et député El Hadj Dabo Amadou n’a pas échappé aux conséquences de la furie déclenchée par la troupe les 19, 20 et 21 décembre 2006. 3 balles ont été retrouvées à son domicile : une au-dessus de la salle de bains de sa chambre, une autre au-dessus du salon, une troisième qui a perforé la toiture pour venir se loger dans son ordinateur.

* Insolite, incroyable dirait l’autre mais peut-être vrai : chez nous, une grosse pointure du Parquet, très remonté contre un camarade de son fils qui s’en est pris à son rejeton, n’aurait rien trouvé de mieux à faire que de s’en prendre au malotru pour lui signifier en lui tenant à la gorge qu’il a tout intérêt à faire gaffe s’il ne veut pas avoir le portrait refait. Le père du jeunot, militaire et colonel de son état, ayant eu le compte-rendu des menaces, se serait directement rendu au domicile du magistrat « debout » pour lui montrer un peu de quel bois il pourrait se chauffer. N’ayant pas trouvé l’intéressé chez lui, il aurait tout de même pris soin de lui laisser en guise de message, un avertissement en ces termes : « dites-lui de faire gaffe car je pourrais lui loger une balle dans la tête ».

* François Compaoré devait-il attaquer l’Evènement en justice ? C’est la grande polémique de la semaine chez nous. Partout, on lit que le « petit Président » s’est fâché de voir les propos de Robert Ménard repris dans le bihebdomadaire burkinabé. Quels sont ces mots qui ont choqué ? C’est en fait le titre suivant, accolé à sa photo affichée à la Une : « Affaire Norbert Zongo : Ainsi donc, c’est lui ». Il s’agit en fait d’un commentaire du journal à partir des déclarations du patron de RSF. Affaire délicate en justice car on se dit que l’Evènement n’a fait que reprendre les propos de Ménard. A la limite, François Compaoré devait attaquer RSF plutôt que l’Evènement. Nous verrons bien la décision qui va tomber. Depuis, et ceci explique peut-être cela, l’Evènement a été encore plus mordant contre le frère de Blaise Compaoré avec son article sur les révélations du frère de David Ouédraogo ! En tout cas, le 22 Janvier 2007, le palais de justice risque bien de refuser du monde.

* Sur le sujet, le bruit court de plus en plus qu’il y aura condamnation avec sursis de l’Evènement.

* A l’occasion de la cérémonie des vœux à la presse par le Maire de Ouagadougou, il a été remis par chèque une somme de 1 million de FCFA à un journaliste de Canal 3 pour la presse. Les journalistes attendraient le compte rendu avec hâte et surtout la répartition de la somme.

* En Afrique, beaucoup se sentent proches, malgré ses excès avérés, de Hugo Chavez. Il a notamment beaucoup de fans au Burkina Faso. Eh bien, pendant qu’au Faso, on brade les unités stratégiques du pays, Chavez, lui, nationalise à tour de bras dans son pays. A l’aide, Hugo : viens un peu tirer les oreilles de nos gouvernants qui te soutiennent mais qui ne font pas ce que tu fais puisqu’ils privatisent à tout va des unités parfaitement viables quand toi, tu les remets au service du peuple !

* Le bruit court que Blaise Compaoré s’estimerait épargné par la colère des militaires qu’il affirme être orientée contre son entourage.

* Que s’est-il réellement passé à la frontière ivoiro-ghanéenne ? L’interrogation taraude beaucoup, particulièrement ceux qui n’ont de cesse d’appeler à la prudence par rapport à l’apparente adhésion de la communauté internationale et des parrains à l’initiative du président Laurent Gbagbo pour un dialogue inter ivoirien. Pour ceux-là, il faudrait craindre que sous ses attitudes conciliantes, les ennemis de la Côte d’Ivoire ne fassent patte de velours pour susciter un nouveau front dans cette partie du pays pendant qu’un pseudo dialogue national occuperait les Forces Nouvelles et les disculperait de tout noyautage du processus de réconciliation. On a vu la même chose dans la partie ouest avec les MPIGO et le MJP quand le cessez-le-feu a été imposé aux Forces nouvelles et aux loyalistes. L’attaque massive et venant apparemment d’éléments militairement armés, qui a fait 6 morts et qui manifestement visait plusieurs points, renforce les craintes et amène même dans certains milieux à suggérer d’avoir l’œil ouvert sur la Guinée car la surprise pourrait venir de là aussi, avec la neutralisation du régime Conté et la mise en place d’une équipe à partir de laquelle on pourrait passer à l’offensive pour terrasser le régime Gbabgo. Elucubration ou prémonition ? Les paris sont ouverts.

* Le Nigeria vient d’être touché par la grippe aviaire, et l’OMS prévient que la grippe va se répandre cet hiver dans le monde entier car nous entrons dans les mois les plus froids dans l’hémisphère Nord. L’OMS a souhaité que «les gouvernements qui n'étaient pas prêts la dernière fois seront cette fois-ci plus préparés". Vivement que le gouvernement burkinabé dévoile ses batteries sur la question puisque l’an passé, nous avons connu aussi la grippe aviaire !

* Signe des temps : on ne compte plus les anciens présidents qui se retrouvent sous les mailles de la justice pour des faits commis du temps où ils étaient aux affaires. Même Isabel Peron, présidente d’Argentine de 1974 à 1976, 3 ème épouse du général président Juan Peron (qui avait trouvé refuge en Espagne à la suite du coup d’Etat l’évinçant du pouvoir et qu’on disait intouchable en souvenir de son mari et de la légende péroniste) vient d’être rattrapée par l’histoire. On la suspecte d’être pour quelque chose dans la purge des opposants de l’époque et notamment dans la disparition très suspecte d’ un opposant sous son mandat. Alors, de quoi faire méditer tous les dictateurs en place et tous les candidats à la dictature !

* Chez nous, la Journée nationale du paysan, qui devait se tenir à Dori les 17, 18 et 19 janvier prochains, aurait été reportée à une date ultérieure. Quant à la réunion de la CEDEAO, qui avait été renvoyée sine die à cause des troubles entre militaires et policiers, elle se préparerait pour la même date du 19 janvier. Entre temps, on aura tout fait, murmure-t-on, pour cadeauter les militaires afin qu’il ne leur vienne pas à l’idée de jouer encore les trublions. On aurait dit que le 15 janvier, promis juré craché, ils seront satisfaits !

* Au Cameroun, on apprend que 71 gardiens de prison ayant fait grève du 28 décembre 2006 au 2 janvier 2007, ont été arrêtés et seront dégagés de la fonction publique. Le Vice-premier Ministre Amadou Ali a été clair : on ne badine pas avec des mutins. Pourtant, il n’y a pas eu mort d’hommes mais seulement des dégâts matériels.





Site réalisé par Come Tell The World