Mise à jour le 21/01/2007
ACTUALITES

Fleche Accueil
Fleche Sommaire du N°397
Fleche Au courant de la plume
Fleche A vue de pays
Fleche Deux sons de cloche
Fleche Tribune de la femme
Fleche D'une semaine à l'autre
Fleche A vue de monde
Fleche Cocktail flash
Fleche Sites à visiter
Fleche Nos archives

DIALOGUE

 Fleche Ajouter à vos favoris
 Fleche Nous contacter

SERVICES
Fleche E-mail gratuit
Fleche Infos mondiales (AFP)
Fleche Horoscope

PUBLICITES

Galerie de photos

 
 

LIENS UTILES

Fleche cenatrin
Fleche site officiel du Burkina
Fleche fespaco
Fleche siao
Fleche uemoa
Fleche ceni


RECHERCHE SUR INTERNET
 

PARTENAIRES

 


 
Hebdomadaire burkinabè paraissant le Lundi
Bienvenue sur le site de San Finna, votre hebdomadaire burkinabè en ligne!           

San Finna N°397 du 22 au 27 Janvier 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus"

Nos archives

POINT DE VUE
MUTINERIE ECLATEE DE L’ARMEE
LE TEMPS DE LA RIPOSTE ?

Il est de plus en plus fait état qu’au sein de l’armée, les choses ne seraient pas aussi tassées qu’on se le laisserait dire. Après les surenchères de promesses de satisfaire les revendications militaires, et le passage à l’acte du Ministre de la Défense dans les termes relatés par les médias, l’heure serait aux sanctions. C’est ce qui ressort d’ indiscrétions qui font état de ce qu’un certain nombre de soldats du rang auraient été libérés de leurs fonctions. On parle d’une vingtaine de soldats ayant des antécédents délictueux au sein de l’armée mais dont les dossiers avaient été jusqu’alors classés. Alors, pourquoi avoir décidé maintenant de renvoyer ces soldats à d’autres activités sinon à la délinquance ?

Beaucoup y voient une volonté maladroite et hésitante du pouvoir de répondre à l’acte fondamental d’indiscipline que sont ces mutineries qui le gênent véritablement et risquent de le discréditer durablement.

Vouloir donner d’une main pour reprendre de l’autre, c’est souffler sur les frustrations même si la méthode choisie, c’est de fermer les bouches en tapant d’abord sur ceux qui ont des dossiers et en laissant des procédures s’engager pour traquer les autres et leur faire payer le prix de leur mutinerie.

Non seulement, ceux qui sont mis à la porte parce qu’ils sont des délinquants accrocs à la consommation de drogue risquent de ne pas rester les bras croisés, pouvant aller rejoindre le gros de ceux qui écument déjà nos villes et nos campagnes et ça pourrait faire mal puisqu’ils ont été formés pour tuer, ayant été préparés pour nombre d’entre eux à Pô, à l’art de la guerre ; mais la crainte générale du retour de bâton dans l’armée peut entretenir la fièvre contestataire.
Il faut comprendre les inquiétudes pesantes au sein des populations, surtout quand on sait (malgré les assurances multiformes réitérées à cet égard) qu’une grande partie des armes n’ont pas été réintégrées.

Si le pouvoir continue dans ces contradictions, dans ces velléités de répression et dans le refus d’aborder les demandes de fond relatives notamment à l’impunité, à la réorganisation de l’armée, le mécontentement risque de perdurer tant au niveau des jeunes militaires que des gradés. Et l’on pourra alors se demander où cela nous conduira-t-il.

Bala S.





Site réalisé par Come Tell The World