Mise à jour le 04/02/2007
ACTUALITES

Fleche Accueil
Fleche Sommaire du N°399
Fleche Au courant de la plume
Fleche A vue de pays
Fleche Deux sons de cloche
Fleche Tribune de la femme
Fleche D'une semaine à l'autre
Fleche A vue de monde
Fleche Cocktail flash
Fleche Sites à visiter
Fleche Nos archives

DIALOGUE

 Fleche Ajouter à vos favoris
 Fleche Nous contacter

SERVICES
Fleche E-mail gratuit
Fleche Infos mondiales (AFP)
Fleche Horoscope

PUBLICITES

Galerie de photos

 
 

LIENS UTILES

Fleche cenatrin
Fleche site officiel du Burkina
Fleche fespaco
Fleche siao
Fleche uemoa
Fleche ceni


RECHERCHE SUR INTERNET
 

PARTENAIRES

 


 
Hebdomadaire burkinabè paraissant le Lundi
Bienvenue sur le site de San Finna, votre hebdomadaire burkinabè en ligne!
          
San Finna N°399 du 05 au 11 Février 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus"
 

DEBAT ORGANISE PAR L’AMBASSADE DE FRANCE AU BURKINA
LE SYNDICALISME : UN CONTRE-POUVOIR ?

Ce titre est évocateur du thème de la dernière des séries de débats organisés au Centre culturel Français par l’ambassade de France au Burkina Faso. Tribune d’échanges, ces débats permettent de mettre assez souvent sur le tapis des sujets importants. Le dernier en date concernait cette interrogation : faut-il formaliser l’informel ?

Le mercredi dernier donc, hommes de la société politique, des organes de presse et de la société civile étaient réunis dans la salle du petit Méliès autour d’un thème de circonstance, à s’en tenir à l’activité nationale mais aussi sous régionale avec l’insurrection en Guinée, animée par les syndicalistes : le syndicalisme burkinabé : un contre pouvoir ?

L’animateur de ce débat n’était autre que le directeur des programmes de la télévision Canal 3, Monsieur Rémi Dandjinou. A ses côtés, six personnalités aguerries de la chose syndicale. On pouvait compter les Professeurs Etienne Traoré et Luc Ibriga, Monsieur Sawadogo Célestin représentant le ministère du Travail, Mme Zoundi Opératrice économique représentant le patronat et El Hadj Baba Sidiki Kontogomdé du Conseil Economique et Social.

Dans l’assemblée, une pléthore de délégués syndicaux, de journalistes et d’hommes politiques, venus apporter leurs pierres au débat.

Pour commencer, l’animateur, après un bref commentaire sur le parcours du mouvement syndical, a donné quitus aux interventions de ses invités qui ont donné des appréciations sur le parcours du syndicalisme dans le pays depuis les indépendances jusqu’à nos jours.

Selon le Pr. Etienne Traoré, le Syndicalisme à ses débuts chez nous a oeuvré dans le sens de la préservation des libertés démocratiques en général et a plusieurs fois été l’objet de tentatives de récupération. Le Professeur Ibriga a expliqué qu’au début la politisation des couches sociales était forte et cela avait permis un ancrage très aisé des luttes syndicales. Il dira en substance par la suite qu’il y a depuis les années 1980 un affaiblissement du mouvement syndical.
Le Secrétaire Général de la CGTB, Monsieur Tollé Sagnon, dira que le mouvement syndical s’est définitivement ancré en Afrique et dans notre pays depuis les indépendances avec l’appui permanent du mouvement syndical français. Monsieur Sawadogo Célestin, du ministère du Travail représentant le gouvernement dira pour sa part, que le syndicalisme chez nous n’a jamais pu se structurer de lui-même et est tout le temps obligé de s’adosser sur des subventions d’institutions internationales et autres appuis de partenaires étrangers. Il ajoutera sur la même lancée que les cotisations ne sont pas régulièrement versées.

L’Animateur interrogea par la suite ses invités autour de la capacité actuelle des syndicats à mobiliser et surtout sur le nombre actuel de personnes inscrites syndiquées au Burkina Faso.

Pour Monsieur Sawadogo Célestin, la configuration actuelle du syndicalisme présente 7 centrales syndicales et des syndicats autonomes, mais ajoute-t-il, le nombre exact de syndiqués n’est pas actuellement connu. Le secrétaire général de la CGTB emboîtera le même pas disant que le nombre de syndiqués n’est effectivement pas maîtrisé à nos jours, précise que la plupart des syndiqués payent régulièrement leurs cotisations. Il demandera à Monsieur Célestin quelles sont ses sources d’information. Il insistera sur le fait que les syndicats mobilisent toujours et selon leurs revendications, les mots d’ordre sont suivis.

Après que monsieur Sawadogo ait encore dit que les mots d’ordre n’ont pas d’impact tangible, arguant qu’ «à chaque mot de grève on les voit, ils manifestent, marchent et on ne peut apprécier parce que les taux de suivi proviennent d’eux… », Monsieur Tollé précisera que les bilans faits après chaque manifestation, ainsi que les suites favorables dont bénéficient certaines, prouvent que les mots d’ordre sont suivis.

Le professeur Ibriga dira pour sa part que les personnes syndiquées sont en diminution du fait de la précarité sur le marché du travail il ajoutera que les gens s’éloignent du syndicalisme pour préserver leurs emplois. Cette idée fera dire au professeur Traoré que la précarité peut faire en sorte que les gens se solidarisent pour défendre leurs emplois.

Une question non moins importante de l’animateur à ses invités (et qui a suscité des gorges chaudes) a été celle liée aux revendications des syndicats qui s’assimileraient assez souvent à des revendications politiques.

Le Professeur Traoré dira qu’une revendication politique faite par les syndicats n’a rien de négatif. Tollé Sagnon, quant à lui, dénoncera le pouvoir qui invite les syndicats dans la politique quand ça l’arrange et quand ce n’est pas le cas il dit que c’est négatif. Il rappelle que le pouvoir a eu recours aux syndicats pour l’élaboration des 4 années de révolution. Il ajoutera qu’on ne vit pas seulement de pain, mais aussi de démocratie et de justice…

Le débat fut bien fourni, qui a vu tout de suite deux camps de discussion : celui des syndicats de travailleurs et celui du pouvoir, bien que sur le plateau il y avait la présence bien remarquée de Mme Zoundi qui n’a que peu participé aux débats.
Le second round a bien été celui des échanges avec les personnes présentes dans l’assemblée. Parmi eux, le président du PDP/PS, le secrétaire général du GDP, des membres de partis politiques, de syndicats, des opérateurs économiques….

Autours des questions de la participation des syndicats à éclaircir le champ politique à travers lequel tous exercent, des récriminations actuelles entre travailleurs et patronat, des insuffisances et abus du code du travail, le droit de grève…, chacun autant que faire se peut à apporter sa contribution pour une discussion instructive à plus d’un titre.

Bala Sibiri


COMMUNIQUE DE L’UNDD

Dans un contexte national d’angoisse et d’appel au changement, le président de l’UNDD, Me Hermann YAMEOGO, convoque les 10 et 11 février 2007, à Ouagadougou, le congrès du parti, placé sous le sceau du Recueillement et du Sursaut.

Les délégations sont attendues au Stade du 4 août le vendredi 9 février à partir de 15 heures.

L’ouverture se fera au même Stade du 4 août le 10 février à 10 heures et la grande manifestation de clôture, le dimanche 11 février à 9 heures, à la Maison du Peuple.

Venez écouter le message du vrai parti du changement ; venez très nombreux soutenir l’UNDD qui a payé le plus pour la défense des principes démocratiques républicains.

Avec les combattants de la liberté, venez conclure le contrat pour en finir avec les dénis de justice, de démocratie, avec l’ingérence et la mal gouvernance.

 





Site réalisé par Come Tell The World