Mise à jour le 04/02/2007
ACTUALITES

Fleche Accueil
Fleche Sommaire du N°399
Fleche Au courant de la plume
Fleche A vue de pays
Fleche Deux sons de cloche
Fleche Tribune de la femme
Fleche D'une semaine à l'autre
Fleche A vue de monde
Fleche Cocktail flash
Fleche Sites à visiter
Fleche Nos archives

DIALOGUE

 Fleche Ajouter à vos favoris
 Fleche Nous contacter

SERVICES
Fleche E-mail gratuit
Fleche Infos mondiales (AFP)
Fleche Horoscope

PUBLICITES

Galerie de photos

 
 

LIENS UTILES

Fleche cenatrin
Fleche site officiel du Burkina
Fleche fespaco
Fleche siao
Fleche uemoa
Fleche ceni


RECHERCHE SUR INTERNET
 

PARTENAIRES

 


 
Hebdomadaire burkinabè paraissant le Lundi
Bienvenue sur le site de San Finna, votre hebdomadaire burkinabè en ligne!           

San Finna N°399 du 05 au 11 Février 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus" 

AUTOUR DE L’INTERVIEW ACCORDEE PAR MME BOUNDI POROBA DITE ALADIGNON
(LA MAGICIENNE DU « BALAI »)
QUI NE SERA PAS PUBLIEE

Après cette émission quasiment en « live » où l’on a vu le Ministre de la Justice ordonner la restitution du matériel de travail de Mme Boundi Poroba saisi par les forces de l’ordre, un débat s’en était suivi faisant quasiment entrer l’affaire dans le domaine public.

L’opinion avait effectivement été informée qu’il existait à Bobo-Dioulasso, une dame qui aurait des pouvoirs supra naturels pour confondre des délinquants que la machine policière et judiciaire se révélait incapable de faire.

Au Burkina Faso, on est naturellement friand de magie, de « wack », et l’affaire ne pouvait pas ne pas laisser indifférent.

Elle intéressait aussi au niveau des intellectuels, notamment des juristes, car beaucoup se demandaient si la dame ne faisait pas une concurrence à la justice et si le Garde des Sceaux avait bien fait en contrevenant publiquement à une mesure de police. Les débats battaient leur plein et certains ne pouvaient pas s’empêcher de faire des comparaisons entre le président Conté allant personnellement libérer son ami de la prison et le ministre de la justice du Burkina, écornant l’autorité des forces de l’ordre en les sanctionnant publiquement par la restitution des objets saisis.

San Finna a trouvé tout à fait normal de dépêcher un collaborateur à Bobo-Dioulasso pour en savoir plus sur cette affaire.

Le collaborateur a effectivement pu entrer en contact avec la dame Boundi Poroba dite Aladignon, très sympathique au demeurant, qui a accepté de bonne grâce de se prêter au jeu des questions-réponses, de parler de sa vie, de son activité, de ses démêlés avec la justice.

Mais une fois que l’entretien fut clôturé et que le collaborateur en informa sa Rédaction, commencèrent les coups de téléphone, les visites, bref une véritable cascade de pressions, de harcèlements pour ne pas publier l’élément.

C’est d’abord un journaliste disant travailler à la RTB qui s’oppose à la publication de l’interview au motif que le passage de l’élément à la TNB a causé beaucoup d’ennuis à la bonne dame et qu’elle ne souhaiterait vraiment plus en rajouter, que le ministre suivait personnellement le dossier.

Ce fut ensuite les propres enfants de la dame, ses copines, son époux, des journaliste et secrétaires de Bobo qui ont fait le siège auprès de notre collaborateur pour demander que l’interview reste au « frigo ».

San Finna, effectivement, ne publiera pas l’entretien, pas à cause de ces pressions mais parce que Mme Boundi Poroba dite Aladignon a elle-même fini par se rétracter et demander à son tour de ne pas porter ses propos à la connaissance de l’opinion.

Nous n’allons pas manquer toutefois d’approcher d’autres confrères, les associations de journalistes, le CSC pour être bien rassuré qu’il n’y a pas dans tout cela, une espèce de censure qui ne dit pas son nom et une atteinte à la liberté de la presse.

Nous remercions toutefois Mme Boundi Poroba dite Aladignon pour son amabilité et qui, sauf toutes ces interventions, aurait de bonne grâce laissé les Burkinabé connaître un pan de son métier, de sa vie qui ne fut pas toujours facile.


LK/DS






Site réalisé par Come Tell The World