*
Chez nous, un ministre pourrait être impliqué
pour avoir été pris avec des actes de
naissance (200 sinon plus) devant servir à
des inscriptions fictives. Info ou intox ? «
That is the question » !
* Notre confrère « Bendre » a annoncé
la semaine passée qu’un Ministre burkinabé,
pour s’être trop approché du président
Faure Eyadéma, sans avertir, a été
roué de coups par la Sécurité
belge. Espérons que ce n’est tout de
même pas notre Ministre des affaires étrangères,
Youssouf Ouédraogo, parce que ça la
foutrait mal !
* La loi sur les OGM en France ne sera votée
qu’après l’élection présidentielle
d’avril et certainement de mai 2007. Pour sûr
que la Droite, au pouvoir, a préféré
se ménager le puissant et richissime lobbying
pro-OGM ! Mais quid de la Gauche ? Ségolène
Royal, si elle est contre cette pratique (et elle
devrait l’être pour avoir signé
le pacte de Nicolas Hulot !) a là une occasion
en or pour contester la politique du pouvoir sur ce
chapitre. Le fera-t-elle ? Si ce n’est pas le
cas, on risque de suspecter la Gauche d’être
aussi victime du même puissant et richissime
lobbying OGM ! Finalement, ce ne seront peut-être
que les petits candidats, style Besancenot, qui oseront
critiquer la mesure ! Attendons pour voir !
* En tout cas, un candidat osera en parler, s’il
obtient le nombre de voix nécessaire pour le
dépôt de son dossier : c’est le
bouillonnant José Bové qui est devenu
depuis le 1er février dernier, le 46 ème
candidat annoncé. On le voit bien mettre le
doigt sur ce sujet des OGM qu’il dénonce
avec force, au point d’être pensionné
régulièrement dans les prisons françaises
!
* Le manque de transparence dans le dossier des militaires
continue au Faso d’entretenir rumeurs et autres
extrapolations. Ainsi, on apprend qu’il y aurait
un processus souterrain de redéploiement de
la grande Muette. La rumeur va jusqu’à
dire que des Corps seront démembrés,
des militaires éparpillés sur le terrain
national loin de la capitale, qu’il n’y
aurait plus de recrutement pendant deux ans. On rapporte
qu’il y aurait aussi de la résistance
à l’exécution de certaines décisions
liées aux affectations, que le CNEC serait
re-profilé et réactivé. On comprend
qu’il y ait des grondements en surplus de ce
qui existe déjà.
* Toujours sur la question des militaires, on reparle
de l’indemnité de sujétions spéciales
de police naguère perçue par les gendarmes.
Elle a été fixée par le décret
n° 72/225/PM/MA/MFC du 03/11/1972 portant réorganisation
du service de la solde dans la Gendarmerie nationale,
à 17 % pour les officiers, sous-officiers supérieurs
et MDL/Chef, à 15 % pour les MDL et 10 % de
la solde brute pour les gendarmes «en raison
des risques physiques particuliers à l’emploi
et des responsabilités qui s’y trouvent
attachées ». L’article 57 dudit
décret, signé du premier Ministre, président
du conseil des Ministres Gérard Kango Ouédraogo,
et contresigné des ministres Daouda Traoré
et Tiémoko Marc Garango, stipule que ladite
indemnité est insaisissable. Or, en application
du Raabo n° 86-001/DP/CAB relatif à l’Effort
populaire d’investissement pour l’exercice
budgétaire 1986, l’intendant militaire
de 2ème classe Soré Daniel, a supprimé
par notre de service administrative, toutes les indemnités
de sujétions, de risques, de saut et de feux
dont le taux était fixé à 17
% pour les remplacer par une prime forfaitaire de
6.000 fcfa. Cette mesure, qui n’était
valable que pour l’année 1986, a été
reconduite tacitement jusqu’à ce que
l’arrêté n° 97-128/DEF/CAB
du 04/12/1997 vienne l’entériner. Remarque
: les gendarmes ne sont pas les seuls concernés
par cette retenue illégale en ce sens qu’un
arrêté ne saurait abroger un décret.
Les textes circulent déjà sous le manteau
en attendant la mise en forme d’une action judiciaire
concertée. L’Etat burkinabé, qui
a indemnisé et reconstitué les carrières
de fonctionnaires véreux ayant avoué
leurs forfaits, pourra-t-il répondre favorablement
aux attentes des gendarmes ?
* Un groupe de Juifs appartenant à la haute
financière internationale aurait, dit-on, été
victime d’une escroquerie au Faso par des gens
haut placés, et seraient donc sur le point
d’engager des rencontres avec les partenaires
techniques et financiers qui interviennent chez nous
pour les éclairer sur ces véritables
agissements d’escrocs, indignes de ceux qui
nous dirigent.
* On s’est tous réjoui que les grands
de ce monde, réunis à Paris sous l’égide
de Jacques Chirac, mettent la main à la poche
pour aider à la reconstruction du Liban, au
vu de la terrible situation de crise dans laquelle
est plongée le pays. Mais tout le monde n’était
pas content, en particulier le célèbre
Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers
Monde (CADTM) qui a publié un communiqué
le 25 janvier dernier, dénonçant les
« fausses solutions de la conférence
de Paris ». Pour ce comité, « Une
part importante des 7,6 milliards de dollars promis
lors de la Conférence de Paris correspond à
des prêts qui devront par conséquent
être entièrement remboursés. Ils
viendront gonfler une dette colossale, qui atteint
déjà 41 milliards de dollars et représente
180% du PIB ! Cette dette permet aux créanciers
d’assurer leur mainmise sur l’économie
». Le CADTM informe l’opinion (peu informée,
il faut le reconnaître) qu’en contrepartie,
« le régime a dû promettre un programme
de réformes ultra-libéral qui frappe
durement les plus démunis mais profite à
une minorité de la population et aux grandes
entreprises des pays riches : augmentation de la TVA,
privatisations de plusieurs entreprises dont la téléphonie
mobile en 2007 et Liban Telecom en 2008, réduction
du nombre de fonctionnaires... ». Une des propositions
du CADTM, c’est qu’Israël participe
très majoritairement, au titre des réparations,
à la création d’un fonds pour
la restructuration du Liban..
* Il semblerait que, censurée pour «
Gbagbophilie », Aïcha Koné, la Diva
de la chanson ivoirienne, refait son apparition sur
la chaîne dite du plaisir partagé, à
la faveur de la médiation burkinabé
dans la crise ivoirienne. C’est déjà
le signe que la réconciliation entre Abidjan
et Ouaga est en marche !
* On se rappelle que Me Fayiri Somda, secrétaire
général de l’ADF/RDA avait fait
passer un communiqué au moment de la mise en
place de la CENI au plan national pour dire que le
parti est bel et bien de l’opposition (ce qui
a peut-être justifié que des partis s’en
réclamant acceptent que ce parti soit représenté
à ce titre à la CENI). Ne voilà-t-il
pas que les membres du parti de l’éléphant
réaffirment aujourd’hui haut et fort,
à Ouahigouya leur « soutien inaliénable
» au chef de l’Etat. Que vont faire les
représentants de l’opposition de la CENI
? Ils seraient en tout cas en droit de demander que
la CENI soit recomposée tant au niveau supérieur
qu’à la base, et si cela n’était
pas accepté, de faire trancher le litige en
justice !
* La semaine dernière, nous avons relaté
le débat qui a eu lieu, sous les auspices de
l’Ambassade de France par rapport à cette
question : «Le syndicalisme burkinabé
: un contre pouvoir ? ». On a pu entendre et
lire des commentaires sur le fait que les syndicalistes
ne constitueraient peut-être même pas
un contre-pouvoir mais seraient carrément des
opposants au pouvoir. Et pourquoi n’a-t-on pensé
à dire aussi que certains syndicalistes pourraient
être aussi pour le pouvoir ? Les syndicats inféodés
au pouvoir, ça existe depuis des lustres, n’est-ce
pas ? Ca mériterait presque un nouveau débat
!
* La semaine dernière, nous rédigions
un article sur les infirmières bulgares. Il
est assez intéressant de lire ce passage d’un
article y relatif, paru dans L’ Express du 2
Février 2007 : « A la question d'une
journaliste bulgare qui évoquait l'éventualité
d'une mise dans la balance par la Libye de l'achat
d'avions Rafale, Dominique de Villepin a répondu
qu'on ne ‘transige pas avec la liberté
des citoyens de l'Europe’. ‘Le commerce
est une chose. La réalité des femmes
et des hommes de l'Union européenne est une
autre chose beaucoup plus importante’, a-t-il
affirmé. ‘C'est une valeur que nous partageons,
une valeur de liberté, une valeur exigeante’
». Dommage en tout cas que le premier Ministre
français ne se soit prononcé que sur
l’exigence de libération des détenus
et non sur l’aberration juridique dont nous
avons fait état la semaine dernière,
qui a consisté à décider en dehors
des canaux du droit, de la mesure de clémence
!
* Le 24 février prochain, se tiendra le second
congrès ordinaire de la LIDEJEL sur le thème
: « Foncier rural : prévention des conflits
et consolidation de la paix ». A l’occasion,
deux conférences tourneront autour du thème.
* Les syndicalistes guinéens mettent la pression
sur le pouvoir guinéen : ils viennent de donner
un ultimatum au chef de l’Etat : si lundi, le
premier Ministre n’est pas nommé, ils
vont battre à nouveau le macadam, et ils se
préparent très résolument. Il
faut dire que beaucoup de Guinéens avaient
eu le sentiment de s’être fait flouer
! Du rififi en perspective, sans doute, à moins
que le pouvoir décide enfin de prendre les
décisions qui s’imposent.
* Selon les rumeurs, Jacques Chirac n’entendrait
pas, après son départ de l’Elysée,
prendre sa retraite dans sa Corrèze bien aimée
mais ambitionnerait plutôt de devenir le prochain
Secrétaire général de l’ONUE
(Organisation des nations unies de l’environnement)
pour laquelle il lutte, surtout qu’il a déjà
rallié à sa cause, 46 Etats du monde
!