San
Finna N°402 du
26 Février au 04 Mars 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus"
L’actualité de la semaine écoulée
reste teinté des préparatifs du Fespaco
2007 avec notamment le ciné Burkina qui "renaît
de ses cendres", la première du 3ème
film de Sidnaba et Stanislas Méda qui « thèse
» sur l’Etalon de Yennega à Bordeaux.
Par ailleurs, on note les inquiétudes des travailleurs
du BUMIGEB, une sortie médiatique de notre compatriote
Moussa Sié, chercheur de l’INERA en détachement
à l’ADRAO, des Aînés au chevet
de l’éducation citoyenne et la méningite
qui tue déjà 210 personnes. A retenir également
les revendications des élèves de l’ENSP
pour de meilleures conditions d’études, une
tournée du Médiateur du Faso pour mieux
se faire connaître, le succès du Burkina
avec 93 % en agrégation de médecine en 2006
et un arrêt de cours de 72 heures à l’université
de Ouagadougou. La présente rétrospective
développe l’ensemble de ces titres.
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PHOTOGRAPHIE
DE LA SEMAINE ECOULEE
Les
travailleurs du BUMIGEB sont inquiets
Le
syndicat des travailleurs du Bureau des mines et de la
géologie du Burkina (BUMIGEB) s’oppose à
la privatisation partielle de la structure. Cela dans
la mesure où cette privatisation entraînera
des "conséquences régressives sur le
développement du secteur minier dans notre pays".
Le syndicat appelle ses membres à "se mobiliser
pour la défense ferme de leur outil de travail
et de leurs emplois".
A travers une correspondance en date du 13 février
2007, le président de la commission de privatisation
convoque le Directeur général du Bureau
des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB),
de même que les représentants des travailleurs,
à une réunion de la commission avec pour
ordre du jour, "l’examen des rapports définitifs
sur le diagnostic, l’évaluation et la définition
d’une stratégie de privation du BUMIGEB".
"Un
pays où la recherche n’évolue pas,
n’avance pas"
Moussa
Sié est chercheur de l’INERA en détachement
auprès de l’association pour le développement
de la riziculture en Afrique de l’Ouest (ADRAO).
L’ ADRAO a son siège à Cotonou au
Bénin.
M. Sié est Phytogénéticien de formation.
Avec ses collaborateurs, il vient d’obtenir le prix
du président du Faso au VIIe Forum national pour
la recherche scientifique des inventions et innovations
technologiques (FRSIT). Il se prononce ici sur les difficultés
liées à la recherche au Burkina Faso.
« L’Etat finance le fonctionnement des
structures de recherche, mais pas la recherche. Par contre,
il s’engage auprès des bailleurs pour l’acquisition
des fonds. Nous souhaitons que le législateur arrive
à percevoir la nécessité de développer
la recherche. Si cela s’avère, il votera
des budgets conséquents pour la recherche. Il faut
aussi que les bénéficiaires y contribuent.
La recherche cotonnière par exemple est financée
à 100% par les producteurs. Sur chaque kilogramme
de coton vendu, un pourcentage est réservé
à la recherche. Le Burkina importe environ 150
mille tonnes de riz par an, ce qui fait près de
25 milliards. Si on pouvait prélever quelque chose
sur chaque kilogramme de riz importé, cela nous
aurait permis de nous autofinancer et de répondre
aux besoins des populations. Nous avons un retard à
rattraper et il nous faut accorder plus d’intérêt
à la recherche. Un pays qui ne cherche pas, n’évolue
pas ».
Des
Aînés au chevet de l’éducation
citoyenne
La
salle de conférences du Programme d’appui
au renforcement de la gouvernance économique (PRGE)
vient de servir de cadre à un atelier de formation
de formateurs sur l’éducation en citoyenneté.
Initiée par la section Burkina de l’Association
internationale francophone des aînés (AIFA),
la rencontre a enregistré des développements
sur plusieurs thèmes. Il s’agit notamment
des croyances et les valeurs citoyennes, de la jeunesse
et de la citoyenneté, femme et citoyenneté
de même que la citoyenneté dans le contexte
régional et international.
Au nombre des résultats attendus, les organisateurs
retiennent, entre autres, l’identification des domaines
prioritaires de la pratique citoyenne ; la détermination
de la forme et du contenu des supports didactiques et
la proposition d’une structuration « décentralisée
» de vigilance sur le comportement citoyen et civique.
La
méningite tue déjà 210 personnes
La méningite a déjà fait des victimes
cette année. De sources généralement
bien informées, on dénombre déjà
10 morts à Banfora, 5 à Titao. Au total,
210 cas de décès auraient été
enregistrés à travers le pays. Le seuil
d’épidémie est franchi dans plusieurs
régions du pays.
Les
élèves de l’ENSP demandent de meilleures
conditions d’études
Des
élèves de l’Ecole nationale de santé
publique (ENSP), notamment les agents spécialisés
ont organisé, le 21 février 2007 sein de
l’établissement, un sit-in de protestation
en vue de réclamer de meilleures conditions d’études.
Le contenue de leur plate-forme revendicative peut se
résumer en ces termes :
« Le respect strict de la durée de la formation
à l’ENSP, conformément aux textes
en vigueur, la transmission des procès verbaux
de délibération des examens de fin d’étude
au ministre de la Fonction publique pour le reclassement
au plus tard le 15 juillet et une révision des
mesures d’accompagnement du milieu rural.
Le
ciné Burkina "renaît de ses cendres"
Le
ministère du Travail et de la Sécurité
sociale a procédé le 21 février,
à la réception provisoire de la salle du
ciné Burkina à Ouagadougou. Les travaux
ont duré deux mois et visaient à permettre
à l’infrastructure de "renaître
de ses cendres" en vue d’accueillir les cinéphiles
de la 20e édition du FESPACO.
Zida
B. Sidnaba vient de boucler son 3e long métrage.
La
première a eu lieu le 17 février 2007 au
ciné Neerwaya sous le parrainage de Mme Monique
Ilboudo, ministre de la Promotion des droits humains.
Avec pour tire « Wiibdo » ou le « sacrilège
», l’œuvre est une fiction, un drame
social. Monté sur support DVCAM, « Wiibdo
ou le sacrilège » pose le problème
de l’éducation des filles, la perte des valeurs,
la situation des filles mères.
En rappel, les œuvres précédentes de
Sidnaba sont « Ouaga Zoodo » et « Mathy
la tueuse ».
Le
Médiateur du Faso veut mieux se faire connaître
Le
Médiateur du Faso, Amina Mousso Ouédraogo
a, en principe, entrepris du 19 au 23 février 2007,
une campagne d’information et de sensibilisation
dans les régions du Sahel et du Centre-Nord. Le
lancement officiel de la campagne s’est déroulé,
le 19 février 2007, à Dori, dans la province
du Séno.
Le programme de sa tournée prévoit successivement
les villes de Dori, Sebba, Gorom-Gorom, Kaya et Boulsa.
La tournée s’inscrit dans le cadre d’une
« campagne d’information et de sensibilisation
2007 ».
Son objectif est de permettre aux citoyens de faire connaissance
du rôle, de la mission et donc de l’importance
du Médiateur du Faso.
93
% de succès en agrégation de médecine
Les lauréats au concours d’agrégation
en médecine de la session 2006 ont reçu
le 16 février 2007 les félicitations et
la reconnaissance de la communauté savante du Burkina
faso.
A cette occasion, les nouveaux agrégés ont
notamment exprimé une doléance : rencontrer
le président du Faso, Blaise Compaoré.
En rappel, les nouveaux agrégés ont été
reçus en novembre dernier au concours d’agrégation
organisé à Bamako au Mali par le Conseil
africain et malgache pour l’enseignement supérieur
(CAMES).
Le Burkina Faso a enregistré 93 % de succès
à ce concours. Il occupe le premier rang de tous
les pays participants.
Au total 118 candidats venus de quatorze pays de l’Afrique
francophone ont pris part à ce concours. Il a concerné
six sections.
Le concours portait sur des spécialités
telles la médecine vétérinaire, l’odonstomatologie,
les sciences fondamentales et mixtes, la chirurgie et
les spécialités chirurgicales et, la médecine
et les spécialités médicales.
Arrêt
de cours de 72 heures à l’université
de Ouagadougou
L’université de Ouagadougou a connu un arrêt
de cours de deux jours durant la semaine écoulée.
L’UGEB et l’ANEB ont décidé
d’une grève les 21 et 22 février derniers.
Motifs invoqués, la remise des copies et des corrigés
des évaluations aux étudiants ; le respect
des volumes horaires des cours et le non- contingentement
des plats au restaurant universitaire.
Stanislas
Méda « thèse » sur l’Etalon
de Yennega à Bordeaux
«
Le film africain face à la compétition :
analyse des prix étalon de Yennega de 1972 à
2005 ». C’est le sujet de la thèse
de Stanislas Méda, cadre du ministère de
la culture et ancien Directeur de la cinématographie
nationale (DCN). Il a brillamment soutenu ce travail le
15 décembre 2006 à l’université
de Bordeaux sous la direction du Pr Annie Bart.
De
son analyse, il ressort que les films primés présentent
des caractéristiques communes. Certains dénoncent
les tares culturelles africaines, véritables freins
au développement. D’autres stigmatisent l’action
coloniale ou missionnaire, facteur inhibiteur des valeurs
positives de l’Afrique. D’autres encore valorisent
le passé glorieux d’une civilisation à
jamais perdue avec la domination étrangère
et l’acculturation.
Ces œuvres traduisent, à travers leur langage,
la contestation des normes traditionnelles du cinéma.
Elles introduisent des innovations liées au point
d’écoute, au héros, au corps, à
l’espace et au temps filmiques.
PROJECTION
SUR LA SEMAINE A VENIR
La
présente semaine qui débute sera marquée
par le Fespaco 2007 dont quelques évènements
sont les suivants : lundi 26 février 2007, 10 h
: ouverture colloque sur la diversité culturelle
au siège de l’Uemoa. Mercredi 28 février
2007, 15 h : panel sur cinéma d’auteur, Cinéma
populaire, immeuble des nations unies. vendredi 02 mars
2007, 10 h : panel sur la musique de film, Ccf. Samedi
03 mars 2007, 17 h : cérémonie officielle
de clôture, Stade du 4 août