Mise à jour le 04/03/2007
ACTUALITES

Fleche Accueil
Fleche Sommaire du N°403
Fleche Au courant de la plume
Fleche A vue de pays
Fleche Deux sons de cloche
Fleche Tribune de la femme
Fleche D'une semaine à l'autre
Fleche A vue de monde
Fleche Cocktail flash
Fleche Sites à visiter
Fleche Nos archives

DIALOGUE

 Fleche Ajouter à vos favoris
 Fleche Nous contacter

SERVICES
Fleche E-mail gratuit
Fleche Infos mondiales (AFP)
Fleche Horoscope

PUBLICITES

Galerie de photos

 
 

LIENS UTILES

Fleche cenatrin
Fleche site officiel du Burkina
Fleche fespaco
Fleche siao
Fleche uemoa
Fleche ceni


RECHERCHE SUR INTERNET
 

PARTENAIRES

 


 
Hebdomadaire burkinabè paraissant le Lundi
Bienvenue sur le site de San Finna, votre hebdomadaire burkinabè en ligne!           

San Finna N°403 du 05 au 11 Mars 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus"
  

Tribune de la femme

ENTRETIEN AVEC SON EXCELLENCE MONSIEUR
MR ULRICH HOCHSCHILD,
AMBASSADEUR D’ALLEMAGNE AU BURKINA FASO

Nous avons pu tendre notre micro à Monsieur l’Ambassadeur d’Allemagne au Burkina Faso à l’occasion du cocktail qu’il donnait en sa résidence le jeudi 1er mars, à l’occasion du FESPACO. Sans détours, il a répondu à quelques-unes de nos questions. Lisez plutôt.

1) Excellence, comment vous sentez-vous au Burkina Faso ?

Je vous remercie. Je tiens à préciser que le Burkina Faso est mon second poste en Afrique. Avant, j’étais en service au Bénin il y a précisément 15 ans. C’est pourquoi, je n’ai pas été très étonné de ce qui m’attendait ici au Burkina. Mais je pense que, comparé avec le poste que j’avais jusqu’ici, je peux dire que le Burkina est un pays très ouvert, avec une population autant ouverte qu’agréable, et il est relativement facile d’occuper le poste d’ambassadeur dans ce pays.


2) Au moment où Angela Merkel occupe la présidence de l’Union européenne, on parle de remplacer la France/Afrique par l’Europe/Afrique. Qu’en pensez-vous ?

Premièrement, je pense que la présence de notre Chancelière au Sommet Afrique/France à Cannes était un signe des bonnes relations entre l’Allemagne et la France dans le contexte européen. Bien sûr, je pense que la France dans l’avenir ne jouera plus le rôle qu’elle a joué dans le passé. Je ne voudrais pas parler de redéfinition, l’Allemagne sera certainement un de ceux qui sera aux côtés des pays africains mais comparativement à certains grands pays qui ont des intérêts économiques prépondérants qui définissent leurs relations avec l’Afrique, l’Allemagne jouera un plus petit rôle. Il est évident que l’Afrique jouera un plus grand rôle dans le monde, dans l’avenir. Je pense déjà (historiquement mais d’abord géographiquement) que tous les pays contribueront de leur propre manière à stabiliser les relations entre les deux continents.

3) Qu’est-ce qui, d’après vous, donnerait une tonalité particulière à la relation entre l’Allemagne et le Burkina Faso ?

Le Burkina Faso est certainement l’un des pays les plus stables et calmes en Afrique. Ca devrait évoquer les investisseurs de l’extérieur, avant tout les Européens. Ce qui devrait être amélioré dans ce pays, c’est certainement le cadre judiciaire. Pour les investisseurs, il est important d’avoir un terrain solide sur lequel ils peuvent investir, un cadre juridique qui est fiable. Il y a (je pense) un terrain où on peut améliorer les choses. Pour mon pays, je peux dire que l’Allemagne économiquement n’est pas trop présente dans ce pays mais cela aussi est lié à des raisons historiques. Parce que, pour un opérateur économique allemande, il est beaucoup plus aisé d’investir dans un pays de l’Europe orientale où la mentalité est plus similaire à celle de l’Allemagne, et où beaucoup de gens parlent allemand. Tandis qu’ici en Afrique occidentale, il est bien connu qu’à cause de la langue, la France a une prérogative. C’est pourquoi il n’est pas facile pour les Allemands de trouver un terrain solide dans ce pays.

4) Nous avons avec vous visité, Excellence, un projet qui vous tient à cœur. Il s’agit de l’Association de football germano-burkinabé pour la jeunesse. Qu’est-ce qui vous a motivé exactement ?

Ce projet n’a rien à voir avec la politique officielle de l’Allemagne. C’était plutôt mon idée de créer un cadre socio footballistique parce que je pense qu’on fait pas mal de choses pour les enfants de la rue de l’âge de 2 à 12 ans mais qu’après, ils sont en quelque sorte les parias de la société. Ils sont pratiquement exclus et n’ont plus la chance d’être insérés comme il le faut dans la société. La réinsertion de ces enfants était l’un de nos objectifs que j’ai combiné avec le projet que j’ai conçu. Ce n’est pas seulement un projet footballistique, c’est un projet à deux volets : social et sportif.

Dans un pays comme le Burkina Faso qui lutte contre la pauvreté, il ne serait pas justifiable de n’avoir qu’un projet footballistique. Il faut toujours créer une composante sociale. Dans notre cas, c’est un enseignement de base de qualité et une formation footballistique.

Thierry Nabyouré


COOPERATION GERMANO-BURKINABE
REALISATION D’UN CENTRE SOCIO SPORTIF

C’est sur un terrain de 40 hectares que se construit progressivement un Centre initié par l’Ambassadeur d’Allemagne au Burkina Faso, Mr Ulrich HochSchild. Un centre qui répond à l’ambition de ce dernier de tout faire pour l’amélioration des conditions de vie d’enfants issus de milieux défavorisés.

Actuellement, sont en formation dans ce centre germano-burkinabé, 24 jeunes de 12 à 18 ans. Première promotion de ladite école, ils passeront 3 années de formation intensive en football et en classe. Ils sortiront tous avec un niveau CEP et des capacités footballistiques importantes.

Les trois années prévues pour ce projet, bénéficient de l’appui à 50 % du gouvernement allemand. Sur les lieux, les journalistes présents ont été conduits et ont constaté les différentes réalisations. Le premier bâtiment comprend des bureaux et salles de classe très bien équipés ; un second bâtiment visite comprend 4 chambres de grande taille équipée chacune de 6 lits, de toilettes propres. Troisièmement, il y a un réfectoire où travaillent jour et nuit, deux cuisinières.

Le terrain de football est très attrayant. De taille régulière, il est entièrement gazonné et n’a rien à envier à certains terrains de clubs à Ouagadougou.

A la tête de la structure pour épauler nos futures « Dagano », il y a :
une responsable, Birgit Tegtmeyer et un directeur : Djondo Kouassi Alex, un entraîneur de football de nationalité allemande, des enseignants.

Toutes les activités qui s’y mènent sont sous la permanente supervision de son Excellence qui ne ménage aucun effort pour se rendre très régulièrement sur les lieux.

Cet homme, on le sent, aime le football et ambitionne de continuer à fournir des efforts conséquents pour que d’ici la fin du projet, il y ait des partenaires pour prendre le relais pour la pérennité du centre.

Bonne initiative qui se doit d’être connue, promue et soutenue par toutes les composantes de notre société.

Nul doute que de ce centre, sortiront des jeunes qui feront la fierté de notre football depuis « Planète champion ».

Thierry Nabyouré






Site réalisé par Come Tell The World