Mise à jour le 11/03/2007
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San Finna N°404 du 12 au 18 Mars 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus" 

DROIT DE REPONSE DU PERSONNEL DE LA POLICE MUNICIPALE

La semaine passée, nous avons publié un message reçu dans notre boîte électronique d’un groupe de mécontents, comme ils se nommaient, et qui expliquaient leurs tristes conditions de vie comme agents à la Police Municipale de Ouagadougou. Nous avons reçu un droit de réponse du Personnel de la Police Municipale (document non signé) que nous publions ci-après. La seule objection que nous pouvons faire, c’est que lorsque d’autres journaux passent des déclarations ou lettres provenant de mails, on ne met pas en doute leur provenance. Mais San Finna, lui, est tout de suite suspecté : ce message serait quasiment inventé, aucun mail ne nous serait parvenu…. Oh que si, nous avons bien reçu ce mail et précisément le 02 Mars 2007 à 20 h 22 et 27 secondes. Il a même été envoyé par les mêmes personnes le même jour à 20 h 14 mn et 13 secondes à un de nos confrères dont nous tairons le nom, bien sûr. A vrai dire, nous ne connaissions rien des problèmes évoqués par ceux qui se disent agents communaux de la Police municipale à Ouagadougou, et les quelques mots durs à l’endroit du Maire de Ouagadougou ne nous ont pas semblé choquants au point qu’il faille les censurer ! Nous nous sommes dits que le débat autour des conditions de travail des agents de la Police Municipale de Ouagadougou serait en tout cas maintenant lancé. C’est vrai qu’à l’heure qu’il est, nous ne pensons pas que les auteurs dudit message oseront répondre à ce droit de réponse en livrant leur identité par peur d’être sanctionnés mais s’ils le faisaient, San Finna, qui prend les coups à leur place mais qui assume tout de même, leur en saurait gré. A défaut, qu’ils donnent une preuve palpable de ce qu’ils sont bien de ce corps. C’est comme ça aussi qu’on avance dans un pays !

Droit de réponse

Monsieur le directeur du journal San Finna,

Suite à l’écrit intitulé « Message de mécontents de Ouaga » paru dans la rubrique «Coup de gueule » du N° 403 du 05/03/2007 de votre journal SAN FINNA et qui semble selon vous être déposé sur votre boîte par des personnes se disant agents de la Police Municipale de Ouagadougou, et qui interpelle avec des mots crus le Maire de la Commune de Ouagadougou, nous, personnel de la Police Municipale de Ouagadougou (toutes promotions confondues) avons l’honneur de vous adresser un droit de réponse pour marquer notre désapprobation et notre indignation.

L’écrit n’a aucune crédibilité car n’émanant ni du personnel ni d’une partie de celui-ci. Aussi, les informations distillées sur les indemnités sont non avérées et ne correspondent à aucune réalité, encore moins à la pratique en cours à la Police Nationale comme ils tentent de le faire croire.

S’agissant d’indemnités allouées aux personnels de la Police Municipale contenues dans le Décret N° 95292/PRES/MAT/MEFP/MJ portant statut particulier des personnels de la Police Municipale du 20 juillet 1995 à son article 48, une réunion de concertation et d’échange s’est tenue le 17 janvier 2007 à la Maison des jeunes et de la culture de Ouagadougou entre le Maire de Ouagadougou, ses plus proches collaborateurs et le personnel de la Police Municipale de Ouagadougou.

A l’issue de cette rencontre, le Maire a pris l’engagement d’instruire ses services compétents aux fins de préparer un projet de révision des indemnités au profit de la Police Municipale et ledit dossier est inscrit à l’ordre du jour du Conseil Municipal en sa session ordinaire de ce mois de mars 2007.

Donc, il est inopportun voire inconcevable pour un agent ou un groupe d’agents ayant participé à cette rencontre de tenir des propos discourtois et indigestes envers le Maire au moment où certaines promesses faites sont déjà concrétisées.

Comment spéculer autour d’une préoccupation alors que l’échéance prévue pour l’examiner n’est pas encore échue ?

Quant à la forme empruntée par ces soi-disant agents de la Police Municipale, elle foule au pied les règles déontologies du métier car l’obligation de réserve et de respect de la hiérarchie sont des vertus cardinales de notre corps.

Cependant, nous invitons nos soi-disant collègues de ne pas se départir des réelles sources d’informations. Aussi, nous regrettons la manière dont le Maire a été vilipendé et nous déplorons cette démarche laconique et dilatoire qui est de nature à ternir l’image du Policier Municipal et partant de toute l’institution.

Nous demeurons convaincu que le ou les auteurs de ce présent écrit, au cas où ils seraient des nôtres, ont mieux à faire en quittant notre noble institution pour laquelle nous sommes entièrement dévoués que de compromettre les intérêts de celui-ci.

De même, au cas où ils ne seraient pas des nôtres, ce qui est le plus probable, nous demandons que ces auteurs en mal de publicité cherchent d’autres sujets à débats pour se faire une hypothétique place au soleil.

Dans l’espoir d’une parution dans vos prochaines éditions, veuillez agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de nos sentiments les plus distingués.

Le Personnel





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