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APRES
LE CAMOUFLET SUBI PAR LES PIERRE TAPSOBA, MARC YAO..
:
QUITTER LE CDP OU Y RESTER ?
Bien
que les violences contre les Kunde l’aient
quelque peu reléguée au second plan,
l’affaire du mécontentement de ces
anciens CNPP/PSDistes qui ont retiré leurs
dossiers de candidature aux législatives
parce que mal classés par le CDP, continue
d’entretenir les conversations. Pour ceux
qui estiment qu’ils ont été
payés en monnaie de singe, eux qui ont rejoint
avec armes et bagages le CDP pour en faire un grand
parti alors qu’on les présentait comme
des traîtres à l’opposition,
il serait incompréhensible qu’ils n’apportent
une réplique cinglante à l’affront.
Mais pour ceux qui pensent qu’ils ont passé
l’âge de la rébellion et que,
pour être mécontents, ils n’en
restent pas moins co-fondateurs du CDP et attachés
à cette œuvre commune, il vaut mieux
rester dans la maison pour y laver le linge sale,
pour reprendre les termes du vice-président
du CDP, Mr Yao Marc.
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| IL
NE FAUT JAMAIS EXPOSER SES AISSELLES AU VENT
Au
Burkina Faso, on a tôt fait d’aiguiser
à des fins politiques, les moindres faits
politico sociaux même lorsqu’ils ne
nous regardent pas. Ainsi pour certains mécontents
à l’intérieur comme à
l’extérieur du CDP, la mauvaise humeur
des responsables de l’ex CNPP/PSD due à
leur mauvais classement, doit gagner en ampleur
et nécessairement déboucher sur une
démission du parti avec fracas pour d’autres
horizons, voir conduire à une reconstitution
de la CNPP/PSD. Alors que les paris sont déjà
ouverts, qu’ici et là, on fait des
calculs sur les retombées possibles de cette
situation, les personnalités en question,
bien que démarchées à gauche
comme à droite, sont restées de marbre.
C’est le cas de Pierre Tapsoba et Moussa Boly.
Yao Marc, quant à lui, a préféré
se fendre d’une interview dans Le Pays du
20 mars dernier pour calmer les ardeurs de tous
ces courtiers politiques qui faisaient monter les
enchères. De façon définitive,
il a clos le débat par ces termes : «Je
suis sur la position de départ pour le combat
». Il s’est montré comme un pur
produit du CDP en affichant sa solidarité,
sa compénétration avec le parti majoritaire
jusqu’à lui prédire des scores
plus que fleuve notamment dans la Boucle du Mouhoun.
Il fait bien du reste car le mariage entre eux et
le CDP a trop duré pour qu’un divorce,
même par consentement mutuel, puisse être
envisagé. Et il n’est pas certain que
celui qui souffrirait le plus d’un divorce
soit le CDP. Il y a un temps pour tout : pour se
rebeller et pour tirer les leçons de la vie.
Bravo donc au diplomate qui, en remettant ainsi
les pendules à l’heure, s’est
révélé d’une grande sagesse.
Voilà la phrase type qui revient le plus
souvent quand on pose la question aux gens qui félicitent
le comportement des Marc Yao et consorts : «C’est
ce qu’ils devaient faire pour éviter
de mal finir leurs jours ; ils ont bien gagné
toutes ces années en étant avec le
CDP et il faut, même si ça leur fait
mal, continuer à faire comme s’ils
aiment toujours ceux qui les ont humiliés.
On se souvient de Naré : même jeté
en prison par les siens, il continuait à
dire qu’il était à 1000 % avec
eux ».
TOMY. |
LES
ANCIENS CNPP/PSD DOIVENT CLAQUER LA PORTE
Pierre
Tapsoba, Moussa Boly, Marc Yao sont de grandes personnalités
qui ont marqué la vie de la CNPP/PSD, parti
politique qui s’est brillamment illustré
dans l’opposition au temps de la fondation
de la 4ème République. On ne peut
pas imaginer que de tels hommes, qui ont marqué
l’histoire du pays, qui ont contribué
à l’implantation du CDP, subissent
sans bouger l’outrage qu’on vient de
leur infliger en les positionnant à des niveaux
humiliants sur les listes du parti majoritaire.
Pour ceux qui observent la vie au CDP, ce n’est
pas du reste surprenant. Le parti a souvent mal
rétribué ceux qui se sont tués
pour lui. Et les trois compères, depuis quelques
années, ont pu voir venir les choses à
la mesure de leur marginalisation croissante. On
avait tiré le meilleur d’eux, on s’apprêtait
à les « jeter » comme on jette
l’orange après en avoir sucé
le jus. Pardi, ce sont les usages de la maison !
Ne pas réagir donnerait à croire qu’ils
n’ont plus ces réflexes de fierté
qui les caractérisait mais pourrait aussi
convaincre que quand on a trop crapahuté
au CDP, il est vraiment difficile de s’en
extraire. En tout cas, limiter leur mécontentement
par le seul retrait de leurs dossiers et se dissoudre
par la suite dans le magma majoritaire, la queue
basse, sera forcément interprété
comme une résignation, une pantalonnade,
comme le choix d’une retraite à un
moment où la vie politique nationale et internationale
regorge pourtant d’encouragement à
la re-mobilisation générale pour le
combat de la reconstruction du pays. Mais on ne
peut pas être plus royaliste que le roi !
Voilà la phrase type qui revient le plus
souvent quand on pose la question à ceux
qui condamnent le comportement des Marc Yao et consorts
: «Ce sale coup du CDP doit leur faire terriblement
mal. Ils n’ont plus rien à perdre et
donc, ils doivent se venger en claquant la porte.
Ils pourraient faire un nouveau parti pour montrer
de quoi ils sont capables car c’est des vieux
de la vieille, teigneux et qui peuvent être
très dangereux. Le peuple espère cela
mais attendons de voir ».
TOZI.
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