San
Finna N°406 du
26 Mars au 01 Avril 2007 "Il
n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus"
4ème
EDITION DE LA MODE DU BOULKIEMDE
C’EST POUR TRES BIENTOT
LE SG D’EDI-MODE KOUDOUGOU NOUS EN DIT PLUS
A
l’occasion de la 4ème édition de la
mode du Boulkiemdé, nous avons reçu la visite
de Mr Pierre Yaméogo, Secrétaire général
de Edi-Mode Koudougou. Dans cet entretien, Mr Yaméogo
nous présente Edi-Mode et répond aux questions
relatives à l’intervention de l’Etat
burkinabé pour la promotion du Faso Dan Fani, et
sur l’envahissement des produits vestimentaires
asiatiques.
San
Finna : Présentez-noux Edi-Mode Boulkiemdé
Mr Pierre Yaméogo (P.Y) : Edi-Mode est
une association de couturiers, de tisseurs et de teinturiers
de la province du Boulkiemdé créée
en 2001. Cette association œuvre pour la promotion
et la valorisation du Faso Dan Fani à travers notamment
la créativité.
San
Finna : Quel type d’activités menez-vous
?
P.Y : Au-delà des activités de
promotion permanentes et continues que nous avons, nous
organisons chaque année (la dernière semaine
de Mars), un festival au cours duquel on a des conférences,
des défilés de mode, des expositions ventes..
On justifie ce festival par le fait que les jeunes stylistes
et modélistes doivent être appuyés
dans la création de modèles de sorte à
amener les clients à adopter le Faso Dan Fani.
D’ailleurs, cette année, on aura dans les
jours à venir, la 4ème édition de
Edi-Mode, plus exactement du 29 mars au 1er avril.
San
Finna : Fasotex constitue certainement un atout pour vous
?
P.Y : En principe, oui. Six mois avant le festival,
nous entreprenons des démarches auprès des
partenaires potentiels, et il se trouve que nous avons
approché Fasotex pour qu’elle soit le sponsor
officiel. Parce que, pour nous, même si Fasotex
ne produit pas du Faso Dan Fani, elle a quand même
une mission noble : la transformation locale du coton
local… Pour l’instant, on n’a pas encore
eu de réaction.
San
Finna : Comment voyez-vous l’envahissement de notre
marché par les produits vestimentaires asiatiques
?
P.Y : C’est vrai que notre marché
comme d’ailleurs beaucoup de marchés dans
le monde, est touché par ce phénomène,
il n’est pas rare d’entendre, et à
juste titre, que les habits chinois sont moins chers que
les nôtres sur notre marché. Cela, à
mon avis, est dû à la faiblesse de notre
production. Les Chinois peuvent produire plus d »’un
millier de pantalons en une heure…
L’Etat burkinabé peut cependant réduire
cet effet en appuyant les producteurs locaux à
travers notamment des subventions parce que, quoi qu’on
dise, il s’agit de la survie du patrimoine national.
San
Finna : Un dernier mot ?
P.Y : Si j’ai quelque chose à ajouter,
c’est vous remercier et faire appel à l’Etat,
aux sponsors pour qu’ils soient solidaires avec
nous, dans notre entreprise de valorisation du Faso Dan
Fani ;
Je remercie également les Coopérations suisse
et autrichienne, et le maquis Stade de France plus, pour
leur confiance.