San
Finna N°407 du
02 au 08 Avril 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus"
JEAN-PAUL II SERA PEUT-ETRE BEATIFIE POUR AVOIR
REALISE UN MIRACLE SUR SŒUR MARIE SIMON-PIERRE
Depuis
quelques jours, les médias en parlaient : Sœur
Marie Simon-Pierre, une religieuse de 46 ans qui devrait
être morte à l’heure qu’il est,
va parler pour expliquer comment elle a été
sauvée grâce à un miracle réalisé
par le défunt Pape Jean-Paul II.
Quand on la voit, effectivement on donnerait le bon Dieu
en confession. Voici justement son témoignage qu’elle
a accepté de rendre public. Celui-ci date de mai
2006 et a été envoyé au Vatican.
(Source : Totus Tuus).
«
J’étais atteinte d’une maladie
de Parkinson diagnostiquée en juin 2001, celle-ci
était latéralisée à gauche
ce qui m’handicapait beaucoup, étant gauchère.
La maladie évoluait doucement au début mais,
au bout de 3 ans les symptômes s’amplifiaient,
accentuant les tremblements, les raideurs, les douleurs,
les insomnies. ..A partir du 2 avril 2005 la maladie me
ravageait de semaine en semaine, je me voyais diminuer
de jour en jour, je ne pouvais plus écrire étant
gauchère ou si je le faisais, j’étais
difficilement lisible. Conduire ne m’était
quasiment plus possible hormis sur des trajets très
courts car ma jambe gauche connaissait des périodes
de « blocage » et la raideur ne facilitait
pas la conduite. Il me fallait de plus en plus de temps
pour accomplir mon travail celui-ci était devenu
très difficile, travaillant en milieu hospitalier.
J’étais fatiguée et épuisée.
Après l’annonce du diagnostic, j’avais
beaucoup de difficulté à regarder Jean Paul
II à la télévision. Cependant, j’étais
très proche de lui par la prière et je savais
que lui pouvait comprendre ce que je vivais. De même,
j’admirais sa force et son courage qui me stimulaient
pour me battre et aimer cette souffrance, car sans amour
cela n’avait pas de sens. Je peux dire que c’était
un combat au quotidien mais mon seul désir était
de le vivre dans la foi et d’adhérer avec
amour à la volonté du Père.
A Pâques 2005, je voulais regarder notre Saint Père
Jean Paul II à la télévision car
je savais intérieurement que ce serait la dernière
fois que je pourrais le voir. Toute la matinée,
je me suis préparée à cette rencontre
sachant que cela serait très difficile pour moi
(il me renvoyait à ce que je serais dans quelques
années). Cela était dur pour moi étant
relativement jeune. Mais un imprévu dans le service
ne me permit pas de le revoir.
Puis, le 2 avril 2005 au soir, nous étions réunies
en communauté pour vivre en direct avec ROME la
veillée de prière sur la Place Saint Pierre
grâce à la chaîne de télévision
française du diocèse de Paris (KTO). Avec
mes Soeurs, nous avons appris en direct le décès
de Jean Paul II. Pour moi, tout a basculé, c’était
l’effondrement, je venais de perdre un ami, celui
qui me comprenait et me donnait la force d’avancer.
Dans les jours qui suivirent, je ressentis comme un grand
vide mais en même temps j’avais la certitude
qu’il était toujours présent.
Le 13 mai, en la fête de Notre Dame de Fatima, le
Pape Benoît XVI rend officielle la dispense pour
l’ouverture du Procès de Béatification
de Jean Paul II. A partir du 14 mai, mes Soeurs de toutes
les communautés de France et d’Afrique ont
prié par l’intercession de Jean Paul II pour
demander ma guérison. Elles prieront sans relâche
jusqu’à l’annonce de ma guérison.
J’étais à ce moment-là en vacances.
Mon temps de repos terminé, je rentre ce 26 mai,
complètement épuisée par la maladie.
Or, depuis ce 14 mai, un verset de l’Evangile de
Saint Jean m’habite : « Si tu crois, tu verras
la Gloire de Dieu ».
Le 1er juin, je n’en peux plus, je lutte pour avancer
et tenir debout. Le 2 juin après-midi, je vais
trouver ma supérieure pour lui demander d’arrêter
mon activité professionnelle. Celle-c, me demande
de tenir encore un peu jusqu’à mon retour
de Lourdes au mois d’août et elle ajoute :
« Jean Paul II n’a pas dit son dernier mot.
»
Au cours de cette rencontre avec ma supérieure,
Jean Paul II était présent à notre
échange, échange qui s’est déroulé
dans la paix et la sérénité. Elle
me tend un stylo et me demande d’écrire «
Jean Paul II », il est 17 heures. Avec beaucoup
de difficultés, j’écris « Jean
Paul II ». Devant l’écriture illisible
nous restons un long moment en silence. La fin de la journée
se déroule comme les autres.
Après la prière du soir de 21 heures, je
repassai par mon bureau puis regagnai ma chambre. Il était
entre 21h30 et 21h45. J’ai ressenti alors le désir
de prendre un stylo pour écrire. Un peu comme si
quelqu’un me disait : « prends ton stylo et
écris. » A ma grande surprise, l’écriture
était très lisible. Je ne compris pas très
bien et je me couchai. Cela faisait exactement 2 mois
que Jean Paul II nous avait quitté pour la Maison
du Père. A 4h30, je me réveillais, stupéfaite
d’avoir dormi. D’un bond, je sortais de mon
lit, mon corps n’était plus endolori, plus
aucune raideur et
intérieurement je n’étais plus la
même. Puis, un appel intérieur, une force
me poussait à aller prier devant le Saint-Sacrement.
Je descendis à l’oratoire. Je priais devant
le Saint Sacrement. Une grande paix m’enveloppait,
une sensation de bien-être. Quelque chose de trop
grand, un mystère difficile à expliquer
avec des mots. Ensuite, toujours devant le Saint-Sacrement,
je méditais les mystères lumineux de Jean
Paul II. Puis, à 6 heures, je suis sortie pour
rejoindre mes soeurs à la Chapelle pour un temps
d’oraison suivi de l’Eucharistie. J’avais
environ 50 mètres à parcourir et là
je me suis aperçue que mon bras gauche balançait
à la marche contrairement à d’habitude
où celui-ci restait immobile le long de mon corps.
Je remarquais aussi une légèreté
dans tout mon corps, une souplesse que je ne connaissais
plus depuis longtemps. Au cours de cette Eucharistie,
j’étais habitée par une grande joie
et une grande paix. C’était le 3 juin, fête
du Coeur Sacré de Jésus. A la sortie de
la messe, j’étais convaincue que j’étais
guérie… ma main ne tremblait plus du tout.
Je partis écrire de nouveau et à midi j’arrêtai
brutalement tous mes médicaments.
Le 7 juin, je me suis rendue comme prévu chez le
neurologue qui me suivait
depuis 4 ans. Celui-ci a constaté avec surprise
la disparition de tous les signes alors que je ne prenais
plus de traitement depuis 5 jours. Dès le lendemain,
ma supérieure générale a confié
notre action de grâce à toutes les communautés.
Toute la congrégation a alors commencé une
neuvaine d’action de grâce à Jean Paul
II.
Cela fait maintenant 10 mois que j’ai cessé
tout traitement. J’ai repris une activité
normale, j’écris sans aucune difficulté,
je conduis de nouveau et sur de très longues distances.
Je peux dire que cela est comme une seconde naissance,
une nouvelle vie car rien n’est plus comme avant.
Aujourd’hui, je peux dire, qu’un ami est parti
loin de notre terre et est cependant si proche maintenant
de mon coeur. Il a fait grandir en moi le désir
de l’adoration du Saint Sacrement .et l’amour
de l’Eucharistie qui ont une place primordiale dans
ma vie de chaque jour.
Ce que le Seigneur m’a donné de vivre par
l’intercession de Jean Paul II est un grand mystère
difficile à expliquer avec des mots, tellement
c’est grand, tellement c’est fort …mais
rien n’est impossible à Dieu. Oui, ‘
si tu crois, tu verras la gloire
de Dieu’ ».
Il
n’y a rien à ajouter sauf à dire que
la question est maintenant entre les mains de l’Eglise.
C’est le Pape Benoît XVI qui décidera
en tout dernier ressort après étude des
enquêtes faites par des experts. Si le miracle est
reconnu, Jean Paul II devrait être très rapidement
béatifié surtout que dès le jour
de sa mort, la population rassemblée au Vatican
le réclamait haut et fort au vu des multiples actions
positives, posées durant son long pontificat.
Le cas de cette religieuse est "le plus impressionnant"
des cas de guérison attribués à Jean
Paul II, a déclaré mardi à Rome le
religieux chargé du procès de canonisation
de Karol Wojtyla, Mgr Slawomir Oder, selon le Journal
Le Monde du 30 mars dernier. Effectivement, il ne faut
pas oublier que si miracle il y a, il s’est produit,
alors que Jean-Paul II était décédé
depuis 2 mois !