UNE
HISTOIRE PAS BANALE DE VOL A BOBO-DIOULASSO
Le jeudi 12
Avril 2007 dernier dans l’après midi
, l’enceinte des locaux de la Brigade de Recherche
de Gendarmerie de Bobo-dioulasso a servi de cadre
à la majeure partie de la population du quartier
Lomé ex secteur 15 Ouezzin ville pour l’organisation
d’un sit-in riche en couleurs. Pourquoi cette
furie des habitants de ce quartier paisible de la
ville de Sya à l’encontre des hommes
du Commandant de la deuxième région
de gendarmerie ?
Pour en savoir plus sur les causes réelles
de cette manifestation unique en son genre dans la
ville de Mollo Sanou (si nous avons bonne mémoire),
nous nous sommes rendus au quartier général
des manifestants et à la Brigade de Recherche
de Gendarmerie.
A notre arrivée au quartier général
des manifestants, nous avons tout de suite réalisé
l’ampleur et la gravité des faits qui
ont conduit à cette manifestation. Le premier
à se prêter à nos questions est
sans conteste El Hadj Zéba Youssouf, l’ami
de tous les jours de celui-là même qui
est à la base de cette manifestation , nous
avons nommé El Hadj Barra Abdoulaye , maître
coranique de son état .
Comment en est-on arrivé là ? Selon
El Hadj Zéba Youssouf, un soir assis dans son
salon d’accueil chapelet à la main -bien
sûr après la première prière
de la soirée- monsieur Barra Abdoulaye reçoit
la visite surprise de quelques élèves
coraniques. Etonné par leur attitude, il s’empresse
de demander l’objet de leur visite. L’aîné
du groupe prend la parole et dit ceci : au cours de
notre tournée de la mi-journée, nous
avons ramassé une importante somme d’argent
dans un sachet noir. Le sac était attaché
sur un manguier non loin du marigot du secteur 15.
N’en croyant pas ses oreilles, il envoie appeler
immédiatement son ami et frère Zèba
afin qu’il soit témoin du dire des enfant.
.Ensemble ils tiennent à connaître le
montant de la somme et du coup les voies et moyens
de la restitution de cette manne à son propriétaire
qu’il reste à chercher et c’est
cela aussi la partie la plus difficile.
Comment annoncer le montant dans la mosquée
sans qu’un fautif ne s’érige la
paternité de ces sous ? Ensemble ils se rendent
à l’évidence qu’il faut
faire un communiqué radio. Comme un seul homme,
ils se rendent dans une radio de la place pour faire
leur communiqué. Après explication,
l’animateur du jour de cette dite radio les
déconseille de procéder de la sorte.
Comme l’a si bien écrit un célèbre
romancier contemporain, l’ignorance est un frein
pour le développement en Afrique.
Croyant bien faire, ils rebroussent chemin pour cette
fois-ci annoncer cela après une prière
à la mosquée. La nouvelle est donc connue.
Il ne leur vient pas à l’ idée
de faire une déclaration à la police
ou à la gendarmerie.
Entre temps, la brigade de recherche épingle
un délinquant qui se serait emparé d’une
somme de deux millions d’un couple américain
vivant à Bobo-Dioulasso. De fil en aiguille,
le délinquant en question conduit les hommes
du Capitaine Poda de la Brigade de recherche au lieu
où devrait se trouver la somme mais le fameux
sachet à disparu et l’argent avec. Comme
tout se sait tôt ou tard en savane herbeuse,
les hommes du Capitaine finiront par tomber sur les
enfants qui auraient détachés le fameux
sachet noir. Interrogé, ils reconnaîtront
les faits sans bavure. Mais selon eux l’argent
est en lieu sûr car ils ont remis la manne à
leur maître coranique qui n’est autre
que El Hadj Barra Abdoulaye.
Il est donc entendu lui aussi par les éléments
du Capitaine Poda . En sa qualité de maître
coranique, musulman pieux et de surcroît homme
de référence dans le quartier , il aurait
semble t-il tenté mille et une fois de faire
comprendre sa bonne foi mais en vain , procédure
de la loi oblige . Sur les deux millions annoncé
par le couple américain , environ un million
quatre cent mille francs CFA serait retrouvé
en possession de l’infortuné Barra Abdoulaye
. Le reliquat de la somme serait réclamé
par la cellule économique de la Brigade de
Recherche. Pour Barra Abdoulaye, il ne reconnaît
pas avoir dépensé cinq francs de la
somme. Donc, conclusion : il ne serait pas à
mesure de rembourser la somme. C’est ainsi que
dans la soirée du jeudi 12 avril 07 et selon
le Capitaine Poda, l’enquête étant
bouclée à leur niveau, le dossier Barra
Abdoulaye a été aussitôt transmis
au Parquet et du coup l’infortuné Barra
Abdoulaye sera déféré manu militari
à la maison d’arrêt et de correction
de Bobo-Dioulasso où il est en train de méditer
sur son sort.
Informés, les parents amis et connaissances,
comme un seul homme, ont investi l’enceinte
des locaux de la Brigade de Recherche pour ainsi manifester
leur mécontentement. Le pire a été
tout de même évité par la gestion
intelligente de cette crise par le capitaine Poda
et ses hommes.
Ce qui est tout de même inexplicable, c’est
que nulle part on ne voit apparaître la silhouette
du couple américain.
Affaire à suivre...
Diabo
Seydou
ONEA
OFFICE NATIONAL DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT
COMMUNIQUE DE PRESSE
L’ONEA casse les prix du 17 avril au
17 juillet 2007
30.500 FCFA TTC le branchement à Ouagadougou
Ouagadougou, le 10 avril 2007
L’Office
national de l’eau et de l’assainissement
(ONEA) a entendu les populations de la ville de Ouagadougou.
En effet, l’ONEA relance, à l’intention
des nombreux demandeurs de la ville, son offre spéciale
à 30.500 FCFA le branchement du 17 avril au
17 juillet 2007.
Cette relance de l’offre de branchement à
30.500 FCFA TTC, sur une durée de 3 mois, fait
suite à la campagne-test organisée sur
1 mois en fin d’année 2006 et à
l ‘enquête sur les besoins en eau des
ménages menée à cette occasion,
qui nous a révélé les différentes
attentes auxquelles nous avons le plaisir de répondre.
En rappel, l’opération concerne les habitations
ou parcelles situées dans une rue où
les canalisations ONEA sont en service et à
une distance inférieure ou égale à
50 m.
Des commerciaux mandatés par l’ONEA et
dûment munis de badges passeront dans les rues
concernées pour donner toutes les informations
nécessaires.
L’ONEA travaille pour que l’accès
à l’eau potable pour tous soit une réalité.