Mise à jour le 22/04/2007
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San Finna N°410 du 23 au 29 Avril 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"
  

A vue de monde

PRESIDENTIELLES FRANÇAISES
CE SERA ENTRE « SARKO » ET « SEGO » LE 6 MAI PROCHAIN


On avait dit que cette élection ne serait pas une élection comme les autres, qu’elle annoncerait comme une renaissance de la politique. Eh bien, ceux qui ont tenu de tels propos n’ont pas, comme on dit, tiré par terre, ne se sont pas « planté » !

L’élection en effet a marqué cette rupture à laquelle peu ou prou, chacun en appelait dans son style.

Il y a d’abord ce taux de participation de 85 %. Voilà ce qui ne s’est pas vu depuis 1965, la belle époque où la politique avait du crédit, où ceux qui en faisaient leur activité principale, étaient pris au sérieux. Avec ce taux, nous avons comme un retour de printemps. Mais peut-être ne s’agit-il pas là d’un simple effet éphémère de nostalgie politique mais d’une lame de fond, porteuse d’une refondation qui se lisait à plusieurs signes.

Le tout premier, c’est le départ de Jacques Chirac. On a beau dire, l’homme, malgré son bagou, son tempérament empruntant aux traits forts des Français, n’a pas fait que porter haut le nom de la France à l’étranger ; il a aussi favorisé la corrosion des institutions, la baisse de l’éthique sociale et politique, et exposé le crédit du pays de Molière pour le futur en raison de certaines initiatives peu honorables. Son départ, on le ressent quelque part comme un « ouf » de soulagement, une possibilité de redistribuer les cartes mais aussi de faire repartir la France sur ses marques.

L’autre signe, c’est (à part quelques exceptions comme Le Pen), la relative jeunesse des candidats. Ils sont pour la plupart des « quinquas » mais des « quinquas » qui ont conscience qu’ils sont obligés de tourner une certaine page parce que les circonstances le commandent et parce que telle est l’attente des Français et de nombre de ses partenaires notamment africains.

Parmi les candidats que l’on sentait en plus en mesure de figurer au premier tour, il y avait incontestablement « la bande des 4 », dans l’ordre pronostiqué par les sondages : Sarkozy, Royal, Bayrou et Le Pen. Eh bien, pour une des rares fois, les sondages n’auront pas menti. Ils ont, par leurs bonnes prédictions, quelque peu lavé leur honneur sali. Ceux que les Français ont en effet retenu se trouvent en effet être Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal.

Voilà qui annonce un combat épique des plus palpitants le 6 mai prochain. On s’en lèche les babines au-delà des frontières hexagonales.

Déjà, les calculs vont bon train. Nicolas Sarkozy va-t-il franchir le « mur de la honte » en allant pactiser avec Le Pen ? Verra-t-il Bayrou tomber dans son escarcelle comme un fruit mûr, gratifié d’un premier Ministère qu’il n’aura pas eu de mal à obtenir ou de gros ministères juteux ?

Mais attention, il y a à l’affût, Rocard et Kouchner qui ont du « nez ». Ces vieux renards voyant venir les choses, n’avaient pas manqué, peut-être même en « lièvres » d’annoncer les couleurs : l’alliance Ségo/Bayrou dès le premier tour.

La chose pourrait se concrétiser et peut-être Bayrou obtiendra-t-il beaucoup plus avec Ségolène qu’avec Sarkozy ? Et puis franchement, les concurrents sont trop nombreux à droite et entre Bayrou et Sarkozy, c’est peut-être beaucoup plus qu’une question de courant, une question de personnalité.

En tout cas, à ce qu’on entend dire ici et là, ce n’est pas seulement la France qui est comme en lévitation, c’est bien des pays du monde.


RESULTATS SELON LE SONDAGE DELIVRE A 20 HEURES LE 22 AVRIL 2007 PAR LES CHAINES NATIONALES FRANCAISES :

- Nicolas Sarkozy 29, 4 %
- Ségolène Royal
26,2 %
- François Bayrou 18,6 %
- Jean-Marie Le Pen 10,8 %
- Olivier Besancenot 4,7 %
- Philippe de Villiers 2,5 %
- Marie-George Buffet 2,1 %
- Dominique Voynet 1,6%
- Arlette Laguillier 1,5 %
- Frédéric Nihous 1,2 %
- José Bové 1 %
- Gérard Schivardi 0,4 %
VT

 




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