San
Finna N°410 du
23 au 29 Avril 2007 "Il
n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais
il n'est de Liberté sans capacité de refus"
PRESIDENTIELLES
FRANÇAISES
CE SERA ENTRE « SARKO » ET « SEGO »
LE 6 MAI PROCHAIN
On avait dit que cette élection ne
serait pas une élection comme les autres, qu’elle
annoncerait comme une renaissance de la politique. Eh
bien, ceux qui ont tenu de tels propos n’ont pas,
comme on dit, tiré par terre, ne se sont pas «
planté » !
L’élection
en effet a marqué cette rupture à laquelle
peu ou prou, chacun en appelait dans son style.
Il
y a d’abord ce taux de participation de 85 %. Voilà
ce qui ne s’est pas vu depuis 1965, la belle époque
où la politique avait du crédit, où
ceux qui en faisaient leur activité principale,
étaient pris au sérieux. Avec ce taux, nous
avons comme un retour de printemps. Mais peut-être
ne s’agit-il pas là d’un simple effet
éphémère de nostalgie politique mais
d’une lame de fond, porteuse d’une refondation
qui se lisait à plusieurs signes.
Le tout premier, c’est le départ de Jacques
Chirac. On a beau dire, l’homme, malgré son
bagou, son tempérament empruntant aux traits forts
des Français, n’a pas fait que porter haut
le nom de la France à l’étranger ;
il a aussi favorisé la corrosion des institutions,
la baisse de l’éthique sociale et politique,
et exposé le crédit du pays de Molière
pour le futur en raison de certaines initiatives peu honorables.
Son départ, on le ressent quelque part comme un
« ouf » de soulagement, une possibilité
de redistribuer les cartes mais aussi de faire repartir
la France sur ses marques.
L’autre signe, c’est (à part quelques
exceptions comme Le Pen), la relative jeunesse des candidats.
Ils sont pour la plupart des « quinquas »
mais des « quinquas » qui ont conscience qu’ils
sont obligés de tourner une certaine page parce
que les circonstances le commandent et parce que telle
est l’attente des Français et de nombre de
ses partenaires notamment africains.
Parmi les candidats que l’on sentait en plus en
mesure de figurer au premier tour, il y avait incontestablement
« la bande des 4 », dans l’ordre pronostiqué
par les sondages : Sarkozy, Royal, Bayrou et Le Pen. Eh
bien, pour une des rares fois, les sondages n’auront
pas menti. Ils ont, par leurs bonnes prédictions,
quelque peu lavé leur honneur sali. Ceux que les
Français ont en effet retenu se trouvent en effet
être Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal.
Voilà qui annonce un combat épique des plus
palpitants le 6 mai prochain. On s’en lèche
les babines au-delà des frontières hexagonales.
Déjà, les calculs vont bon train. Nicolas
Sarkozy va-t-il franchir le « mur de la honte »
en allant pactiser avec Le Pen ? Verra-t-il Bayrou tomber
dans son escarcelle comme un fruit mûr, gratifié
d’un premier Ministère qu’il n’aura
pas eu de mal à obtenir ou de gros ministères
juteux ?
Mais attention, il y a à l’affût, Rocard
et Kouchner qui ont du « nez ». Ces vieux
renards voyant venir les choses, n’avaient pas manqué,
peut-être même en « lièvres »
d’annoncer les couleurs : l’alliance Ségo/Bayrou
dès le premier tour.
La chose pourrait se concrétiser et peut-être
Bayrou obtiendra-t-il beaucoup plus avec Ségolène
qu’avec Sarkozy ? Et puis franchement, les concurrents
sont trop nombreux à droite et entre Bayrou et
Sarkozy, c’est peut-être beaucoup plus qu’une
question de courant, une question de personnalité.
En tout cas, à ce qu’on entend dire ici et
là, ce n’est pas seulement la France qui
est comme en lévitation, c’est bien des pays
du monde.
RESULTATS SELON LE SONDAGE DELIVRE A 20 HEURES
LE 22 AVRIL 2007 PAR LES CHAINES NATIONALES FRANCAISES
: