San
Finna N°410 du
23 au 29 Avril 2007 "Il
n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais
il n'est de Liberté sans capacité de refus"
L’actualité de la semaine écoulée
reste marquée par le lancement d’un numéro
vert de la CENI, un point sur le recensement général
de l’agriculture et la tenue à Ouagadougou
d’une semaine du gestionnaire commercial à
l’ISIG. En outre, on retiendra le déclenchement
d’un incendie au bloc opératoire du CHR de
Ouahigouya, la population du Burkina estimée au
chiffré présumé de 18 millions et
la tenue à Ouagadougou d’une Réunion
du Comité de suivi de l’Accord intertogolais.
Enfin on note l’organisation dans notre capitale
d’une conférence de presse sur le festival
Jazz à Ouaga 2007, l’octroi par l’Université
de Genève de bourses à des étudiants
de l’UFR/SJP et la publication d’une Déclaration
d’un lecteur sur la situation à l’OST.
La présente rétrospective développe
l’ensemble de ces nouvelles.
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PHOTOGRAPHIE
DE LA SEMAINE ECOULEE
80001160
: le numéro vert de la CENI
A
partir du 14 avril 2007, la Commission électorale
nationale indépendante (CENI) met à la disposition
du citoyen burkinabè, un numéro vert. Objectif,
permettre au citoyen d’accéder facilement
aux informations sur le processus électoral. Ce
numéro lui permet également, de savoir dans
quel bureau de vote il doit retirer sa carte d’électeur
et voter le 6 mai 2007. Il suffit simplement de composer
gratuitement le : 80001160. Un autre numéro est
aussi mis à la disposition du public désireux
d’avoir des informations sur la CENI. C’est
le 3035.
Recensement
général de l’agriculture : le point
fait chez le fermier Robert Nassa
La
Direction générale des prévisions
et des statistiques agricoles (DGPSA) vient de faire le
point à la presse du Recensement général
de l’agriculture (RGA). La rencontre a eu lieu à
Saabtenga dans la province d’Oubritenga, dans la
ferme de Robert Nassa dont la coopération avec
l’équipe de recensement a été
exemplaire.
Officiellement
lancé en janvier 2007, le Recensement général
de l’agriculture (RGA) enregistre la poursuite des
opérations d’inventaire sur le terrain.
Le
présent RGA s’exécutera sur tout le
territoire national durant la période 2006 à
2010. Il s’inscrit dans le cadre du 9e Programme
décennal du Recensement mondial de l’agriculture
2010.
Son
objectif global est d’actualiser les données
structurelles sur le monde rural et principalement agricole
du pays. Cela en liaison avec les questions du genre,
de pauvreté et de sécurité alimentaire.
L’ensemble des opérations coûtera un
peu plus de 3,34 milliards FCFA. Le financement sera assuré
essentiellement par le budget de l’Etat avec l’appui
de certains partenaires techniques et financiers.
La
semaine du gestionnaire commercial à l’ISIG
Les
étudiants de l’Institut supérieur
d’informatique et de gestion (ISIG), section gestion
commerciale et marketing, ont organisé du 7 au
14 avril 2007 une semaine du gestionnaire commercial.
Sous le thème “Rôle du gestionnaire
commercial et perfectionnement des techniques commerciales
pour un leadership sur le marché”, la rencontre
a enregistré une série de manifestations.
Il s’agit notamment de conférences-débats,
de visites d’entreprises, d’études
de marché, d’opérations de vente,
de partage d’expérience avec des patrons
de sociétés. Les conférences qui
ont porté sur divers thèmes ont permis aux
étudiants de l’ISIG de se familiariser avec
des notions comme l’entreprenariat, la création
d’entreprise, les mécanismes de l’OMC...
Incendie
au bloc opératoire du CHR de Ouahigouya
Un
incendie s’est produit au bloc opératoire
du CHR de Ouahigouya le 11 avril 2007. Le feu s’est
déclenché au moment où les chirurgiens
s’affairaient.
Alertés, les sapeurs-pompiers et les agents de
la SONABEL ont pu arriver à temps. Ils ont réussi
à maîtriser l’incendie. On ne dénombre
pas de perte en vie humaine.
Toutefois, deux malades qui étaient programmés
ont du être évacués d’urgence
au CMA de Titao pour leur opération.
Un court-circuit serait la cause de l’incendie.
Population
: 18 millions d’âmes annoncées pour
le Faso
En
décembre dernier, s’est déroulé
un recensement général de la population
et de l’habitat du Burkina Faso. Au niveau de l’état-major
qui a piloté ce recensement, on met la dernière
main à la pâte. Cela en vue de sortir des
résultats proches de la réalité.
On apprend également que le Burkina pourrait se
classer en bonne place au niveau du nombre d’habitants
à l’échelle Ouest-africaine.
Après
le Nigeria (pas loin de 150 millions d’habitants),
le Ghana (avec quelque 20 millions), le Burkina pourrait
prendre la 3e place avec 18 millions d’habitants.
Réunion
du Comité de suivi de l’Accord intertogolais
à Ouagadougou
La
5e réunion du Comité de suivi de l’Accord
global politique intertogolais s’est tenue hier
à Ouaga 2000 sous le patronage du facilitateur,
le président du Faso Blaise Compaoré. Il
s’est agi d’évaluer les activités
de la CENI, le code de bonne conduite et le chronogramme
relatif au déroulement des législatives.
Elles doivent se tenir en principe en juin prochain.
Du
côté du pouvoir togolais, Pascal Bodjona
se dit satisfait. Léopold Gnininvi de l’opposition
ne trouve rien à redire au cheminement de l’accord.
On apprend d’ailleurs qu’au nombre des tâches
déjà exécutées, il y a la
commande de 3 000 kits en RD Congo. Une commande livrée
au Togo.
Ces
kits comprennent notamment du matériel technique
pour effectuer le recensement, la confection des cartes
d’électeurs avec photo...). Les techniciens
seraient ont en train de confectionner un logiciel pour
les différents travaux électoraux.
Jazz à Ouaga 2007 décentralise
L’association
Jazz à Ouaga a animé une conférence
de presse, le 14 avril 2007, à l’hôtel
Silmandé mercure. L’objectif de la rencontre
était d’échanger sur les préparatifs
de l’événement et des innovations.
L’édition 2007 aura notamment la particularité
de d’être décentralisée dans
des villes de l’intérieur du Burkina Faso.
Le thème de la présente édition est
“Rôle et place du Jazz dans le dialogue des
cultures”. Il est notamment prévu douze (12)
concerts à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso
à travers une “Jazz-caravane ou la musique
au cœur du Burkina”. À la clef, il est
prévu quatre (4) concerts à Koudougou, Ouahigouya,
Ziniaré et Loumbila, une formation de musiciens
burkinabè, une exposition de bandes dessinées
sur l’histoire du Jazz.
A noter que le festival Jazz à Ouaga débute
le vendredi 27 avril 2007 au centre culturel français
Georges-Meliès.
Au
nombre des artistes attendus, on retiendra Cheick Tidiane
Seck (Mali) John Yalley-Kiffys,(Côte d’Ivoire),
Belo, Big band France Afrique (France-Burkina). on attendra
également de jeunes artistes burkinabè tels
Floby, Yili Nooma, Charly Sidibé, Cabas’s
et Kantala. Mareshal Zongo du groupe ivoirien, Zongo et
Tao, assurera l’animation des prestations.
Université
de Genève donne des bourses à des étudiants
de l’UFR/SJP
Une
délégation de l’Université
de Genève, conduite par le professeur Andreas Auer
vient de séjourner à Ouagadougou, durant
une semaine. L’objectif de ce séjour était
d’offrir des bourses d’études à
six étudiants de l’Unité de formation
et de recherche en sciences juridiques et politiques de
l’Université de Ouagadougou.
Une soixantaine d’étudiants burkinabè
(dont six cette année) de l’Unité
de formation et de recherche en sciences juridiques et
politiques de l’Université de Ouagadougou
a bénéficié de cette bourse d’étude.
Elle a été initiée par le professeur
Andreas Auer de la faculté de Droit de l’Université
de Genève.
Depuis
2001, cette bourse d’études permet à
des étudiants choisis selon des critères,
de séjourner durant six mois à l’Université
de Genève pour préparer un Certificat de
droit transnational (CDT). Au nombre des critères
de sélection, il faut être en année
de maîtrise, avoir au minimum 12 de moyenne. Il
faut également exceller dans la phase de l’entretien
avec les responsables de ce programme à savoir
Pr Andreas Auer et Zelleger Tobias, directeur du programme.
Ce programme bénéficie depuis sept ans de
la contribution de la coopération Suisse au Burkina
Faso.
Déclaration
d’un lecteur sur la situation à l’OST
«
Par une lettre datée du 26 mars 2007 adressée
au gouverneur de la région du Centre et parue dans
la presse, le Syndicat national des travailleurs de la
santé humaine et animale (SYNTSHA) section de l’OST,
a décidé de la suspension des journées
de protestations caractérisées essentiellement
par les sit-in à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et
Banfora.
La raison de cette suspension est “la volonté
du ministère de la Santé et du Conseil d’administration
de l’OST de s’impliquer pour la résolution,
dans les meilleurs délais de notre préoccupation”.
Bravo
! Serait-on tenté de s’exclamer tant cette
crise à l’OST risquait de compromettre la
prise en charge des travailleurs malades dans le secteur
public, parapublic et privé. Pire, à terme,
c’est l’existence de l’OST qui est menacée.
Que le SYNTSHA/OST ait pris cette décision courageuse
qui ne manque pas de déplaire aux jusqu’au-boutistes
en son sein, doit être apprécié à
sa juste valeur. Cependant, cela, loin d’être
considéré comme une faiblesse, doit être
envisagé comme la preuve d’une volonté
de recherche consensuelle des solutions.
A
l’inverse, le SYNTSHA/OST aurait tort de penser
que les bonnes dispositions d’esprit du ministère
de la Santé, du Conseil d’administration,
et de la direction générale, suffisent à
résoudre automatiquement tous les problèmes.
Autrement dit, certains délais peuvent ne pas être
respectés mais cela n’est pas à assimiler
systématiquement à une démission,
à un double langage, à une irresponsabilité...
En
effet, qui plus que les premières autorités
de ce pays a intérêt à ce que des
conflits de ce genre trouvent des issues rapides et pacifiques
? Personne car il y va de la stabilité de leur
régime. Maintenant, qui plus que ces autorités
doit essayer de satisfaire tous les Burkinabè avec
les moyens que l’on sait ? Personne non plus !
Face
à un tel dilemme, il peut arriver que certains
engagements ne soient pas respectés dans les délais
prescrits concrètement, l’ultimatum de deux
semaines donnés aux autorités pour résoudre
la question est certes à saluer car pendant cette
période, les protestations sont suspendues mais
il ne faut pas exclure le fait que la mise en œuvre
de certains engagements peut prendre plus de temps que
prévu.
Alors,
seule la confiance doit s’imposer. Si on est d’avis
qu’il ne peut pas tomber du ciel et qu’elle
est plus une construction quotidienne qu’une donnée
à prière, on doit également être
d’accord que sans un minimum de confiance, rien
ne peut être résolu dans la présente
crise. Ce minimum existe fort heureusement déjà,
sinon les journées de protestation n’auraient
pas été suspendues. Il faut œuvrer
maintenant à la consolider de part et d’autre
».
Mahamoudou
OUEDRAOGO Jr,
Lecteur de Sidwaya
PROJECTION
SUR LA SEMAINE A VENIR
Les législatives du 06 mai domineront l’actualité
de la semaine à venir. Elle sera marquée
par l’entrée des acteurs en lice dans la
semaine de compétition.