ELECTIONS
LEGISLATIVES
L’UPS SOUS LE SIGNE DU CHANGEMENT
L’Union des Partis
Sankaristes est une jeune structure qui participe pour
la première fois à une échéance
électorale. Si elle est jeune, les partis qui
la composent ne le sont pas tout autant et sont même
des aguerris de la scène politique. Entre autres,
nous pouvons citer le FFS de Nestor Bassière,
la CDS de Nongma Ernest Ouédraogo.
C’est entre deux
meetings que nous avons rencontré Monsieur Alexandre
Sankara est second sur la liste nationale de ce regroupement.
Il nous livre, dans les lignes qui suivent, ses appréciations
sur cette campagne et l’espoir que nourrit l’UPS
au soir des échéances du 06 mai 2007.
San Finna : Sous quel
signe abordez-vous cette campagne et quelles sont vos
attentes au soir du 06 mai ?
Monsieur Alexandre Sankara
: Cette campagne, nous l’avons abordée
sous le signe du changement parce que le CDP qui dirige
notre pays depuis une vingtaine d’années
s’est révélé être un
très mauvais élève. Pour preuve,
nous avons le classement de l’IDH durant le cinq
dernières années et le Burkina a toujours
été en queue de peloton. Alors quand un
élève n’est pas brillant, le sort
qui lui est réservé, c’est d’être
renvoyé de la classe.
Donc, nous demandons
aux électeurs de renvoyer ces mauvais élèves
pour que le Burkina puisse être géré
par des hommes à même de le faire pour
être 1er de la classe.
Nos espoirs sont nombreux,
vu l’état de délabrement dans lequel
se trouvent non seulement l’économie mais
aussi la morale dans le pays ; vu aussi la lassitude
des Burkinabé qui sont fatigués de la
gestion de ce régime.
Nous pensons au bas
mot que l’UPS peut engranger au moins une dizaine
de députés. Nous sommes présents
ans 31 provinces, plus la liste nationale.
San Finna : Quelles
sont les difficultés majeures que vous rencontrez
lors de cette campagne ?
Mr Alexandre Sankara
: Le manque de moyens mais ce sont des difficultés
tempérées par la ferveur avec laquelle
les gens sortent pour nous soutenir. Cela nous réconforte
beaucoup et compense également le manque de moyens.
J’ai ouï
dire que certains ne peuvent plus réunir les
gens pour discuter, notamment le CDP, qui a été,
selon les informations que nous recevons, chassé
à plusieurs reprises dans des secteurs de la
ville de Ouagadougou comme dans les provinces.
Nous, partout où
nous allons, nous sommes accueillis favorablement par
les populations qui sont très intéressées
par ce que nous disons, et nous sommes certains que,
si tout va bien, nous allons faire une bonne mine.