Mise à jour le 29/04/2007
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San Finna N°411 du 30 Avril au 06 mai 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"

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ELECTIONS LEGISLATIVES AU FASO
NATHALIE BONKOUNGOU
UNE CANDIDATE DETERMINEE AU PASSORE PARLE

Mlle Nathalie Bonkoungou est une de ces jeunes femmes qui sait ce qu’elle veut. Douée d’une capacité d’organisation exceptionnelle, cette candidate du parti de la panthère s’est lancée dans la politique avec la fougue de sa jeunesse. Elle a suivi les cours dispensés par le National Democratic Institute (NDI) et y a trouvé un apport appréciable dans son travail mené sur le terrain pour cette campagne électorale.

Nous avons posé quelques questions à cette fille de Latoden. Voici les réponses apportées.

Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis Nathalie Bonkoungou. J’exerce la profession de coiffeuse.

Quelle place occupez-vous sur la liste du Passoré ?

Notre province a trois titulaires et trois suppléants. Je suis deuxième sur la liste en tant que titulaire.

Pourquoi vous êtes-vous lancée dans la politique ?

Ce n’est pas d’abord le siège à l’Assemblée. Ca fait bien sûr partie du jeu politique mais pour l’essentiel, ce qui m’a poussée c’est la volonté de mieux comprendre certaines choses, le fonctionnement de la machine politique. Et ce n’est pas du dehors ni de loin que cela me sera possible. Ne dit-on pas qu’il faut être un oncle proche d’une famille pour prétendre bien parler des affaires de celle-ci ?

Par rapport à votre pays, y a-t-il des choses qui vous empêchent de dormir ?

Qu’est-ce qui peut perturber le sommeil d’une citoyenne, je dirai d’une « Burkina-bila » (NDLR : enfant burkinabé), si ce n’est la souffrance de son cher Faso ? C’est vraiment le cas de le dire : quand on voit comment va notre pays, il y a de quoi avoir des insomnies. Ce n’est peut-être pas le Darfour mais ce n’est pas non plus les Seychelles.

La démocratie, ce n’est pas ça car il y a manque de transparence et manque crucial de culture et de maturité politique de la plupart des Burkinabé.

La santé ? On a une belle illustration avec le cas très récent de la méningite. L’épidémie a été gérée avec une lenteur inimaginable alors qu’on sait à quel moment elle va sévir.

La lutte contre la pauvreté ? En prenant l’image des soins médicaux, je dirai qu’il vaut mieux nous vacciner nous-mêmes contre la pauvreté, nous soigner nous-mêmes d’abord avant d’être placé sous perfusion avec le sérum des autres pays. Si vous comparez Ouaga 2000 aux quartiers périphériques de Ouaga, vous comprendrez que les Burkinabé eux-mêmes peuvent lutter contre la pauvreté à travers une bonne répartition des richesses et une vraie solidarité comme savent le faire des Burkinabé, des hommes authentiquement intègres.

Les salaires des fonctionnaires, des agents de la santé ? Un docteur ou un infirmier affamé ne peu poser un bon diagnostic ; un enseignant affamé ne voit ni son cahier de préparation, ni ses élèves. Il faut les mettre dans de bonnes conditions et augmenter leurs salaires.

Il y a trop à dire sur la gestion des corps habillés, la question de l’impunité, l’insécurité grandissante…

Etre femme en politique n’est pas chose facile ?

La politique n’est pas réservée à une seule catégorie de personnes. Mais l’engagement des femmes est plus difficile à cause en particulier des occupations ménagères. Mais il faut plus de femmes en politique ; pourquoi pas une présidente du Faso ? Il faut faire davantage confiance aux femmes et celles-ci doivent éviter de se laisser instrumentaliser.

Pourquoi l’UNDD et pas un autre parti ?

L’UNDD, avec les objectifs qu’il poursuit, a une pierre à apporter à la construction de notre chère patrie et pour le développement et le mûrissement de l’esprit démocratique.

J’ai confiance. L’UNDD a fait des choix courageux et a des thèmes porteurs d’espoir : la décentralisation effective du pouvoir la vraie régionalisation, un meilleur partage des fruits de la croissance, la réforme des institutions, des Etats d’Afrique plus forts…

N’avez-vous pas peur pour ces élections, au regard du grand nombre de partis recouvrant votre fief ?

Chacun sait c qu’il cherche, ce qu’il fait, ce qu’il veut et dans quel but il veut être élu. Quoi que nouvelle, je vais à ces élections avec courage et confiance en comptant aussi sur le courage et la confiance du peuple. Je crois que les populations de mon fief, comme vous dites, ont compris et comprennent que « si tu es couché sur la natte d’autrui, tu es couché à même le sol ». Je sais que les populations ont besoin de personnes qui vivent leurs réalités quotidiennes, connaissent leurs besoins, leurs préoccupations, sont capables de les écouter et de bien plaider leur cause. Je pense être de ces personnes. Les gens de chez moi ne se laisseront pas berner par de beaux parleurs et des marchands d’illusions.

Que dites-vous du Président de l’UNDD ?

Beaucoup ne le connaissent pas. C’est pour ça qu’on entend dire de tout. Certains vont jusqu’à dire qu’il a une double personnalité : c’est mal le connaître. Selon que nous nous placions de biais, en face, proche ou loin d’un objet, nous le voyons sous des angles différents. Où se placent donc ceux qui observent notre président et qui prétendent le connaître assez pour parler de lui ? Pour faire court, je dirai que Me Herman st un homme très courageux, d’une personnalité très forte, aux idées claires. Politicien avisé, il est surtout pour la démocratie. Je n’en vois pas pour le moment, de meilleur que lui !

Vos souhaits, Mlle Bonkoungou ?

Etre élue, bien entendu, non dans le seul but d’avoir un siège à l’Assemblée mais d’apporter ma pierre (si petite soit-elle) à la construction de mon cher Faso. Mon but est aussi de consolider le parti en vue des élections à venir, celles qui éventuellement porteront l’UNDD à la magistrature






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