San
Finna N°412 du
07 au 13 Mai 2007 "Il
n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais
il n'est de Liberté sans capacité de refus"
LA
GROGNE CONTRE LE PDDEB CONTINUE
Nous
avons reçu par Internet un message que nous résumons
pour vous. Nous avons volontairement omis le nom de la
personne incriminée et adouci quelque peu les termes.
Nous espérons en tout cas que si le dossier se
présente ainsi qu’il a été
relaté par l’auteur du message, une solution
heureuse sera trouvée pour que cette injustice
soit réparée. D’ores et déjà,
nous rappelons que nos colonnes sont ouvertes pour toute
réaction sur le sujet.
En
2004, un groupe de jeunes (avec à leur tête,
un certain Mr T.) aurait lancé un recrutement de
2000 volontaires pour l’Education. Pour s’inscrire
il fallait payer. En cas de succès, les retenus
devaient bénéficier de 50 000f par mois.
C’est ainsi que beaucoup de jeunes élèves
et étudiants (dont l’auteur de l’article)
auraient laissé leurs études, se seraient
endettés pour trouver les frais d’inscription,
de dossier et des photos d’identité demandés.
Une fois les sous récoltés, il n’y
aurait pas eu de recrutement et leurs sous ne leur auraient
pas été restitués.
Ces jeunes recherchèrent en vain le certain Mr
T., qui aurait bénéficié des locaux
et des machines du PDDEB pour mener son opération
qualifiée d’escroquerie par l’auteur
du message. Mais ce qui ulcéra encore plus les
jeunes, c’est que ce même monsieur aurait
alors bénéficié d’un stage
plusieurs fois renouvelé, avec des indemnités
dépassant un salaire.
Pire, il aurait été engagé au PDDEB,
selon l’auteur, dans des conditions pas très
catholiques.
Le monsieur indigné qui nous écrit fait
savoir que cela est indigne du pays et il informe que
ces jeunes spoliés vont s’organiser pour
réclamer directement au PDDEB leur dû qui
peut largement le faire puisque selon les propres mots
de l’auteur, « le PDDEB a l'argent jusqu'à
paver des cours, peindre les cailloux et les arbres ».
B.S
AFFAIRE
MAMADOU TRAORE C/ SAN FINNA
LE DELIBERE AU 4 JUIN 2007
Comme
prévu, le procès intenté par Mamadou
Traoré contre San Finna a eu lieu le 30 avril dernier.
Au plan national,
la mobilisation confraternelle a été moindre
que celle espérée mais il a pu se noter
la présence de certains d’entre eux tels
que Liermé Somé, Abdoulaye Tao, Hervé
Taoko, Seni Dabo...
Au niveau international, RSF et le Comité pour
la Protection des Journalistes (Section New York) se sont
eux, inquiétés du sort de Thierry Nabyouré.
Le procès lui-même, comme il fallait s’y
attendre, n’a pas soulevé l’enthousiasme
qu’en attendait le plaignant. Le contraire eût
étonné avec un dossier aussi vide.
La caractérisation de l’infraction de diffamation
est difficile à établir et cette évidence
a frappé dès la lecture de l’article
incriminé.
Dans la salle d’audience, le scepticisme et l’étonnement
se lisaient dans les regards, et lorsque l’avocat
de la défense engagea sa plaidoirie, il était
clair que pour l’opinion en tout cas, la cause était
entendue. Me Farama Prosper a été vraiment
à la hauteur de sa réputation, amenant le
Ministère public qui, après une charge du
diable, n’a finalement requis que 15 jours de prison
ferme et 10.000 f d’amende.
Après l’audience, reprenant une sortie de
Me Farama, les commentaires allaient bon train : 30 heures
de détention, un procès pour si peu : c’est
à croire que le fond de cette affaire se trouverait
ailleurs que dans le célèbre papier !
Le CPJ, informé du déroulement de la procédure,
a promis de suivre le dossier de près et d’entrer
en contact au plus tôt avec l’avocat du journaliste
Thierry Nabyouré.
Rendez-vous le 4 juin pour le délibéré
! Thierry
Nabyouré