Mise à jour le 20/05/2007
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San Finna N°414 du 21 au 21 Mai 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"

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POINT DE VUE
BRIGADE VERTE DE OUAGADOUGOU
DEVENUE UNE INSTITUTION
N’EST-IL PAS TEMPS DE SE POSER DES QUESTIONS ?

La réputation de la structure « Brigade verte de Ouagadougou », n’arrête-t-on pas de dire, a franchi les frontières du pays. C’est vrai que ces femmes qui nettoient la capitale, communément et abusivement appelées « femmes de Simon » (NDLR : Simon Compaoré, maire de la ville de Ouagadougou), font du bon travail même si on regrette de les voir surtout dans les artères les plus belles de la capitale alors que finalement, c’est dans les autres coins que leur travail sera encore plus efficace. Mais passons !

Ce qu’ on remarque en tout cas, c’est que pas un mois ne se passe sans que cette structure ne reçoive des félicitations, des cadeaux. Hier encore, en pleine campagne électorale, on relatait une cérémonie de remise de fourneaux « roumdé », de pagnes (ayant eu lieu quelques deux ou trois jours avant l’ouverture de la campagne), à plus de 1.300 femmes de cette Brigade verte ; aujourd’hui, c’est le maire d’Istanbul qui offre une somme d’argent équivalent à 18 tonnes de riz, pour ces « braves » femmes.

Entre leur rémunération et tous ces avantages en nature, elles sont vraiment gâtées.

Tant mieux pour elles, a-t-on envie de dire, mais ne faut-il pas voir au-delà de ces femmes, une volonté de la Mairie de Ouagadougou, de les instrumentaliser ? Chaque fois qu’on les voit sur les journaux, dans les médias, elles sont forcément entourées du maire de la ville, qu’on montre plus que ces dernières d’ailleurs. Pour une publicité gratuite et régulière, on ne pouvait pas trouver mieux.

Les mauvaises langues, il faut le dire, parlent aussi de ces femmes comme d’un « bétail électoral » du CDP. Du reste, elles passent pour répandre aux passants (dans les secteurs, et chaque jour qui passe) qu’il faut prier Dieu pour qu’il garde à la tête du pays, les hommes qui le gouvernent jusqu’à la fin de leurs jours sinon le ciel nous tomberait sur la tête, à tous !

Une enquête serait intéressante pour situer tout un chacun sur les tenants et aboutissants de cette structure qu’on glorifie à outrance au point que si on n’y prend garde, demain un Prix Nobel de quelque chose n’est pas à exclure !

Pourquoi en tout cas, est-ce le groupement de femmes à Ouagadougou dont on entend le plus parler ? Que font-elles de plus que d’autres groupements tout aussi dynamiques et qui n’ont pas droit à la lumière des médias ? Mystère et boule de gomme !

Bernadette Ouédraogo
Secteur 14
Ouagadougou


HYGIENE ENVIRONNEMENTALE
LE CAS DE BOBO-DIOULASSO

Bobo-Dioulasso est une ville sale voire très sale. Il n’y a qu’à faire un tour en ville pour s’en convaincre. Si ce ne sont des tas d’ordures à même les rues, ce sont des puits perdus irrespirables, des canaux d’écoulements d’eaux de pluie nauséabonds ou même des vidanges de WC qui vous disent bonjour. A qui la faute, serait-on tenté de dire.

Aux autorités communales en tout premier lieu, lesquelles autorités ne disposent pas à notre sens d’infrastructures nécessaires à l’accomplissement de la tâche de propreté de la ville. Les camions bennes et le personnel chargé de l’enlèvement des ordures sont certainement en nombre insuffisant et les zones aménagées pour le dépôt des ordures sont quasi-inexistantes. De plus, sur un tout autre plan, la sensibilisation de la population à l’hygiène de l’environnement et du cadre de vie semble insuffisante .

A titre d’exemple, les attributions de la section « voirie » de la municipalité restent royalement ignorées par les populations. La responsabilité du manque d’hygiène au niveau de la ville de Bobo-Dioulasso peut être située en second lieu, au niveau d’un service technique dénommé « service d’hygiène ». Qu’il y ait dans une cité un service portant une telle dénomination et que l’on sente un manque d’hygiène total au sein de cette cité, cela relève à la limite d’une fuite de responsabilité de la part d’un tel service . Il est certain que comparaison n’est pas raison, mais force est de constater que lors de notre séjour dans une ville comme Ouagadougou , nous avons eu la chance de rencontrer sur le terrain des agents de ce service , à l’opposé de ceux de Bobo-Dioulasso qui semblent briller par leur absence sur le terrain .

Malgré les efforts inlassables des amazones de la salubrité du maire Salia Sanou de la commune de Bobo-Dioulasso , la ville de Sya reste l’ombre d’elle-même .

Pour terminer, on ne peut juger les populations exemptes de tout reproche : l’esprit d’hygiène manque cruellement au niveau des populations qui ne reculent devant aucune situation , dans ce domaine là . Les ordures sont jetées un peu partout dans les rues, les puits perdus anarchiquement creusés et le comble dans tout cela, c’est que les WC sont vidangés à l’arrière des cours rendant la circulation pénible pour les personnes
sensibles aux mauvaises odeurs.

Une telle situation requiert à notre avis une prise de conscience réelle de la part des différents acteurs : que les services de la mairie interdisent la vidange des WC à l’arrière des concessions, que le service d’hygiène soit vraiment présent sur le terrain et que les populations optent pour de meilleurs comportements en la matière. Tout le monde y gagne, et à bon entendeur, Salut !

Seydou Diabo






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