Mise à jour le 03/06/2007
ACTUALITES

Fleche Accueil
Fleche Sommaire du N°416
Fleche Au courant de la plume
Fleche A vue de pays
Fleche Deux sons de cloche
Fleche Tribune de la femme
Fleche D'une semaine à l'autre
Fleche A vue de monde
Fleche Cocktail flash
Fleche Sites à visiter
Fleche Nos archives

DIALOGUE

 Fleche Ajouter à vos favoris
 Fleche Nous contacter

SERVICES
Fleche E-mail gratuit
Fleche Infos mondiales (AFP)
Fleche Horoscope

PUBLICITES

Galerie de photos

 
 

LIENS UTILES

Fleche cenatrin
Fleche site officiel du Burkina
Fleche fespaco
Fleche siao
Fleche uemoa
Fleche ceni


RECHERCHE SUR INTERNET
 

PARTENAIRES

 


 
Hebdomadaire burkinabè paraissant le Lundi
Bienvenue sur le site de San Finna, votre hebdomadaire burkinabè en ligne!           

San Finna N°416 du 04 au 10 Juin 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"

Nos archives

QUE CACHE CETSHAHA RIZA
QUE RETIENDRA-T-ON DE CELLE QUI FIT LA GLOIRE ET LE DESHONNEUR DE PAUL WOLFOWITZ ?

La vie des grandes personnalités publiques est souvent faite d’épisodes passionnels qui changent leur destin personnel, ceux de leurs proches ou celui de leurs nations. L’idylle furieuse de César avec Cléopâtre a conquis une place définitive dans l’histoire mais celle qui conduisit Hitler et Eva Brown à un suicide en duo, n’est pas moins banale. Que dire de cet amour sans partage qui conduisit le Edouard VIII, Duc de Windsor, à abdiquer pour convoler en noces avec Wallis Simpson, une américaine divorcée, et vivre avec elle jusqu’à ce que la mort les unisse pour l’éternité en Angleterre où ils sont enterrés côte à côte. Pour sûr, la relation entre Paul Wolfowitz et Shaha Riza ne sera pas gravée dans le marbre mais elle aura aussi une place de choix dans l’histoire des grandes institutions qui gouvernent le monde. Elle retiendra particulièrement l’attention des femmes pour le sort qui a été fait à l’une d’entre elles, Shaha Riza.

En effet, les projecteurs sont surtout braqués sur le « faucon » Wolfowitz, homme de confiance et de mains de George W. Bush, mais faut-il pour autant oublier qu’il n’aurait peut-être pas été propulsé au poste de Président de la Banque Mondiale s’il n’avait pas eu cette relation avec Shaha Riza ?

Cette britannique d’origine libyenne, divorcée et mère d’un enfant, était bien connue et aimée des féministes pour le combat inlassable qu’elle menait en soutien aux femmes arabes dont les droits sont en maints endroits bafoués. A cause de cela, et à cause aussi du contexte international qui commandait que l’administration Bush atténue un peu ses penchants pro-israéliens affichés, cette liaison est apparue comme un élément à exploiter. Ainsi, Paul Wolfowitz a-t-il trouvé des raisons de plus d’être choisi pour ce poste stratégique. Du coup, on joignait l’utile à l’agréable.

Sa gloire, il la doit donc en partie à Shaha Riza même si de cela, on n’en parle pas trop alentour.

Mais au moment où ce grand serviteur de George W. Bush est contraint de quitter sa sinécure et qu’on n’en a que pour lui, quelle pensée a-t-on pour celle qui a été obligée de se voir affecter ailleurs, avec un ajustement salarial pour ne pas gêner la bonne marche de la Banque Mondial à cause de ses relations avec l’ex-grand patron. Oui, en Amérique, il existe le contrat d’amour qui permet à deux personnes se trouvant dans un même service et ayant une liaison, de rendre publique cette liaison et d’obtenir que les tiers ne s’en prévalent pas pour des attaques en tout genre. Elle, qui a toujours lutté pour qu’on reconnaisse aux femmes les mêmes droits qu’aux hommes et aux femmes arabes, les mêmes droits qu’aux autres femmes, a voulu se soumettre à cette exigence, et pour cela, a causé la perte de l’homme qu’elle aimait.

Mais ce n’est pas tout : que devient-elle maintenant que pour elle, la pluie succède au beau temps ? A-t-elle bénéficié du soutien des féministes par le monde ? Le monde arabe a-t-il accouru à son secours ? Que nenni ! Elle sombrera, comme Wolfowitz et plus encore que lui, dans la réprobation et devra supporter en plus du poids d’avoir été la cause indirecte du malheur de Wolfowitz, celui de devoir faire face au machisme qui, en l’espèce, s’est manifesté avec force.

Mais sait-on jamais ! En Amérique, on a souvent fait fortune par l’exploitation littéraire et cinématographique de ce genre de relations, et Monica Lewinsky, qui a copiné avec Clinton, est bien placée pour en savoir quelque chose.

Attendons donc de voir avant de statuer sur l’avenir de Shaha Riza qui pourrait, sur un mode moins lubrique, faire sensation avec les qualités intellectuelles et la pugnacité qui lui sont reconnues.

CY






Site réalisé par Come Tell The World