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FAUT ENTERRER LE G 8 SANS REGRETS
La
déception que provoque le G 8 se fait sentir
un peu partout dans le monde. D’ailleurs,
les choses avec le G 8 étaient mal parties
dès lors qu’il reproduisait en son
sein cette représentation imparfaite qui
pose tant de problèmes au Conseil de Sécurité
: les pays comme la Chine, l’Inde.. n’en
font pas partie ! Les critiques viennent de partout
: dans les pays développés, on stigmatise
le fait que ce soit un forum informel, sans capacités
de décisions. On critique aussi ce gouffre
à sous, qui avale des sommes faramineuses
pour le déplacement des chefs d’Etat
(qui dégage du CO 2, en veux-tu en voilà
avec tous ces hélicoptères, avions
et autres véhicules...), la mobilisation
des journalistes au point même que le G 8,
qui lutte pour la bonne gouvernance, apparaît
comme un propagateur de mauvaise gouvernance. Evidemment,
les alter mondialistes et les pays pauvres ne sont
pas les moins-disants par rapport aux critiques
et à l’élimination du G 8. Pendant
que les leaders du G 8 étaient en conclave,
les alter mondialistes ont flétri de façon
remarquée les insuffisances des pays riches
et du libéralisme antisocial qu’ils
prônent avec des démonstrations à
la clef. Pendant ce temps, au Mali, le Sommet des
pauvres s’attaquait aux fausses promesses
des puissances du G 8 qui n’arrivent pas à
respecter les promesses de dédier à
l’APD au moins 0,51 % de leur PIB d’ici
2010 (50 milliards de dollars) relevant même
qu’un rapport de l’OCDE a fait état
d’une baisse de 5,1 % en 2006 de cette aide
venant des 22 pays les plus riches. Ils ont également,
au cours de leur contre sommet, fustigé l’organisation
des échanges commerciaux dans le cadre de
l’OMC et particulièrement, les ravages
que causent les subventions accordées par
l’Europe et les USA à leurs propres
agriculteurs au détriment des paysans africains
de même que cette ouverture inégalitaire
des marchés, qu’ils prônent.
Ils n’ont pas fait que vociférer ;
ils ont condamné les ajustements structurels
et demandé la suppression du FMI et de la
Banque Mondiale. Il faut dire que la tenue même
du G 8 en Allemagne n’a pas édifié.
A part le grand show, le déballage des toilettes
de ces grandes dames, les micmacs de ces chefs d’Etat
pour se positionner au plan international, les grands
sujets autour desquels le G 8 devait plancher, ont
été escamotés. Le réchauffement
climatique a accouché d’une souris.
On pourra continuer à agresser le monde en
attendant 2050. D’ici là, beaucoup
de surprises désagréables peuvent
intervenir pour le grand malheur de tous. Quant
à l’aide à l’Afrique,
on a encore promis pour ne pas changer. Non seulement,
le montant avancé de 60 milliards de dollars
ne suffit pas à combattre sérieusement
les pandémies (cette somme, si elle était
affectée à la seule lutte contre le
sida, ne pourrait soigner que 5 millions d’Africains
alors qu’ils sont 11 millions en attente de
traitement) mais on ne sait pas à quel moment
et à quel niveau, cela sera mis en œuvre.
Ne parlons pas des autres questions annexes comme
le Darfour, le commerce international, le terrorisme,
les « hedge funds » (fonds spéculatifs)
,.. , où on a brassé de l’air
! Il faut vraiment en finir avec cette comédie
du G 8 juste bonne pour flatter l’ «
ego » des dirigeants des pays riches !
TOMI.
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PRIONS
DIEU POUR QUE LE G 8 NE DISPARAISSE PAS
Si
des personnalités comme Angela Merkel qualifient
le sommet qui vient de se tenir, d’immense
succès, et Nicolas Sarkozy, d’accord
inespéré, il faut croire que les choses
ne se sont pas si mal passées car ce ne sont
pas des responsables qui ont l’habitude de
se complaire dans les boniments. Il suffit d’ailleurs
de voir dans le détail, le travail abattu
pour s’en convaincre. D’abord, il faut
relever que tout ce qui avait été
annoncé comme devant plomber les débats,
a été très vite maîtrisé.
C’est le cas de la surchauffe entre Bush et
Poutine sur le bouclier anti-missiles américain
en Pologne et en république tchèque,
vite dissipée avec la proposition acceptée
de Poutine de faire un bouclier commun en Azerbaïdjan
a été accepté. C’est
le cas également du Kosovo où les
choses bloquaient et où l’entente a
pu se réaliser à travers la proposition
de N. Sarkozy reposant sur un moratoire de 6 mois
pour régler le différend sur son futur
statut. Dans le détail des travaux, les deux
questions qui étaient présentées
comme les plus importantes concernaient le climat
et l’aide à l’Afrique. Sur le
1er point, il faut d’abord relever le changement
d’attitude de G. Bush. Tout à fait
nihiliste sur les effets négatifs des émissions
de gaz sur le réchauffement climatique, comme
Thabo Mbeki l’était par rapport à
la propagation du sida par le VIH, il a changé,
et un accord a minima a pu être trouvé
pour entrer résolument dans la réduction
substantielle des émissions de gaz à
effet de serre, même s’il n’y
a pas eu d’objectifs chiffrés contraignants.
Quant à l’aide à l’Afrique,
un geste a été fait avec cette énorme
promesse de 60 milliards de dollars de plus pour
lutter contre les pandémies, les USA promettant
d’en supporter la moitié. Quant à
l’Allemagne, la Russie, la France, le Royaume
Uni, le Japon, le Canada et l’Italie, ils
ont réaffirmé l’engagement qu’ils
ont pris il y a 2 ans, à Gleneagles de doubler
le montant de leur aide à l’Afrique
en 2010 par rapport à 2004. C’est une
enveloppe supplémentaire de 50 milliards
de dollars par an. Sur les sujets annexes comme
le nucléaire iranien, le terrorisme, le consensus
n’a pas fait défaut. On peut même
relever que pour un sujet sensible comme le Darfour,
il y a eu des avancées puisque les 8 sont
tombés d’accord pour être actifs
afin que les auteurs d’atrocités commises
contre les civils dans la région, soient
traduits en justice. Ils se sont également
engagés à mettre en œuvre une
mission humanitaire sous l’égide des
Nations Unies. Pour un regroupement informel, il
faut reconnaître que le travail abattu n’est
pas insignifiant comme certains le disent. D’ailleurs,
si c’était le cas, des représentants
de l’Afrique comme Kuffuor, Mbeki, Umaru Yar'Adua,
Wade, Alpha Oumar Konaré…, invités
au Sommet, n’auraient pas manqué de
réagir en faisant la restitution de ce sommet,
à leur continent et à leurs pays.
Ceux qui réclament avec beaucoup d’imprudence
la suppression du G 8 ne sont pas des défenseurs
des pauvres, contrairement à ce qu’ils
croient car sa disparition laisserait un grand vide
qu’il ne faut pas demander aux Nations Unies,
de combler, elles qui font déjà face
à pas mal de problèmes ! La politique
de la « tabula rasa » n’est pas
en tout temps et en tout lieu, à recommander
! Vouloir liquider la Banque Mondiale, le FMI, l’OMC
et dans la foulée du G 8, laisserait le monde
dans une situation de vide qui pourrait aiguiser
les appétits insoupçonnés et
être la cause de catastrophes du même
type.
TOZI.
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