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San Finna N°418 du 18 au 24 Juin 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"
 

AFFAIRE RESEAU MULTI-MEDIA BURKINA CONTRE LE CSC

Dans le dossier qui oppose le Réseau Multi-Média Burkina au Conseil supérieur de la communication, nous avons reçu la déclaration suivante des « Associés des sociétés et associations du Réseau multi-média Burkina » (GIE) qui en appellent à une solution négociée. Lisez plutôt.

Par une « Requête aux fins d’annulation de cinq ( 5 ) arrêtés du Président du Conseil Supérieur de l’Information datés du 14 juillet 2005, portant retrait de deux (2) fréquences de radiodiffusion sonore et de trois (3) fréquences de télévision » précédemment délivrées au bénéfice de membres du Groupement d’Intérêt Economique (G.I.E.) Réseau Multi-Média-Burkina, le Promoteur et Administrateur du G.I.E. a dû se résoudre, via Maître Paulin SALEMBERE son avocat, après avoir tenté en vain de résoudre le désaccord à l’amiable, à faire appel au Tribunal Administratif de Ouagadougou pour dire le droit dans le différend qui l’oppose au Conseil Supérieur de la Communication (C.S.C.).

Initialement programmé pour le jeudi 26 avril 2007, le procès a finalement été reporté au 21 juin 2007 à la demande de l’avocat du Conseil Supérieur de la Communication (C.S.C.), au motif que le Tribunal aurait omis de lui transmettre le MEMOIRE EN REPONSE de l’avocat du G.I.E. à son MEMOIRE EN DEFENSE…

Cette action en justice devrait être, si elle aboutit, l’épilogue de ce qui est considéré, et régulièrement dénoncé par un communicateur du Burkina, comme des tentatives d’étouffement pur et simple dans l’œuf, par des administrations du pays, de toutes ses initiatives, notamment celles de mise en place de structures de production et de diffusion audiovisuelles aussi bien dans les secteurs publics que privées.

Il n’est donc pas superflu de signaler que ses nombreuses initiatives de production théâtrales, cinématographiques ou d’organisation de spectacles, dont certaines se sont cependant révélées par la suite de véritables succès, n’ont jamais bénéficié de subvention de l’Etat, même si le communicateur SOU Jacob, puisque c’est de lui qu’il s’agit, en a souvent fait la demande et parfois avec insistance.

L’illustration de la brimade la plus criarde dans le secteur public est le traitement infligé par son ministère de tutelle, entre 1984 et 1986, au projet de mise en place, initié par lui, de l’Ensemble Artistique de la Radiodiffusion Télévision du Burkina (EARTB), une structure étatique de production et de diffusion audiovisuelle sur scène (théâtre, ballets, musique traditionnelle et moderne), à la radio (théâtre radiophonique notamment) et à la télévision (téléfilms et feuilletons télévisés).

Pour marquer son désaccord avec la gestion calamiteuse du projet par le cabinet du Département de l’Information et de la Culture d’alors, il a préféré s’en éloigner dès 1986.

L’actuelle CENASA est, grâce à une initiative personnelle de l’actuel Président du Faso, ce qui reste de cet ambitieux projet.

C’est la même initiative qui a été reprise par lui, à titre privé en 1992, à l’occasion de la libéralisation des ondes au Burkina Faso, intégrée dans un projet plus vaste, le projet de PRODUCTION ET DE DIFFUSION AUDIOVISUELLE, D’EXPLOITATION A GRANDE ECHELLE DE LA TELEPHONIE ET DES NOUVELLES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION (N.T.I.C.) AU SERVICE DU DEVELOPPEMENT LOCAL DURABLE AU BURKINA FASO dont les journaux, radios et télévisions, tous à vocations régionales, doivent faire essentiellement la promotion de la musique, du théâtre et des films produits localement, chaque structure régionale de production et de diffusion faisant des échanges de programmes, préalablement doublés au besoin, avec les autres structures du même type des autres régions du pays.

C’est l’adaptation de la télévision par le projet aux besoins du développement local et de l’exploitation en salles des productions vidéo qui a convaincu les partenaires nationaux et étrangers du promoteur.

Ce projet connaît également dès le début un sort que monsieur SOU dénonce régulièrement et publiquement. Les dénonciations qui méritent d’être rappelées sont :

- sa lettre ouverte au Président du C.S.I. datée de juillet 1999 et publiée par LE PAYS et l’OBSERVATEUR Paalga notamment,

- sa lettre ouverte au Président du C.S.C. du 25 août 2005, publiée par l’Hebdomadaire l’INDEPENDANT et exploitée par LE PAYS, et

- sa lettre ouverte adressée, à titre de compte rendu, au Président du Faso qui l’avait vivement encouragé dès 1992 à entreprendre le projet. Cette dernière lettre ouverte a été publiée par l’OBSERVATEUR Paalga du vendredi 14 octobre 2005.

La présente action en justice a été précédée, comme déjà annoncé, par de multiples tentatives de règlement à l’amiable avec l’Administration du C.S.C. d’abord, ensuite avec les Conseillers, sans succès.

Par le procès qui vient de s’engager donc, le Promoteur demande au Tribunal Administratif deux (2) choses :

1°) qu’il condamne d’abord le C.S.C. à annuler les arrêtés de retrait des deux (2) fréquences radio (Ouagadougou et Bobo-Dioulasso) et des trois fréquences (3) fréquences TV (Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Gaoua) :

- concernant les fréquences radio, celle dévolue à Ouagadougou était même en exploitation à la date de retrait des fréquences.

Bien qu’invité à le faire, le Conseil Supérieur de la Communication (C.S.C.) n’a pas daigné visiter les installations de la radio, et le Promoteur a dû faire appel aux services d’un huissier de justice pour enquêter et constater que la fréquence 104.8 était bel et bien en exploitation à Ouagadougou ;

- concernant les fréquences TV, les conventions proposées par le C.S.C. et librement signées par les deux parties ne prescrivent aucun délai pour démarrer les activités des stations concernées ;

- Enfin, le Conseil Supérieur de la Communication (C.S.C.), dont le Mandat était expiré depuis plus d’une année et non renouvelé au moment du retrait des fréquences concernées, n’avait aucun pouvoir pour prendre une telle décision.

2°) Que le Tribunal Administratif condamne ensuite le C.S.C. à payer, avec tous les dommages et intérêts y attachés, les coûts de démarrage des activités des fréquences restituées dont les budgets d’équipements figurent en toute transparence dans les conventions radio et TV concernées.

En effet, les initiatives malheureuses du C.S.C. ont démobilisé la plupart des partenaires techniques et financiers occidentaux et nationaux du Réseau et causé ainsi beaucoup de préjudices au Promoteur.

Et, pour ce dernier, n’eut été sa vocation chevillée au corps pour la communication sous toutes ses formes (radio, télévision, théâtre, cinéma et show business) aussi bien comme concepteur, gestionnaire qu’acteur à la base, et sa conviction en la forte capacité de mobilisation des moyens de communication de masse pour toutes les actions de développement au Burkina, il aurait rendu les armes et quitté le pays comme le lui ont suggéré à maintes occasions bien des voies autorisées et parmi les moins soupçonnables.

Les associés des huit (8) sociétés et associations suivantes, membres du Groupement d’Intérêt Economique (G.I.E.) Réseau Multi-Média-Burkina : Multi-Média-Ouagadougou S.a.r.l., Multi-Média-Bobo-Dioulasso S.a.r.l. et Jacob Sou Images (J.S.I.) S.a.r.l., des associations PARTENAIRES DU FASO, Centres Récréatifs et d’Echanges Communautaires (C.R.E.C.) de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Gaoua et Diébougou, après avoir pris connaissance de l’intégralité à la date du 26 avril 2007 du dossier soumis aux autorités judiciaires, félicitent le Promoteur et Administrateur du G.I.E. pour la procédure foncièrement légaliste de sa démarche pour faire valoir leurs droits, démarche qui a largement privilégié le règlement à l’amiable.

Toujours dans la logique du règlement amiable, et afin d’éviter les éventuels bouleversements des décisions prises pendant la même période par le C.S.C. qui pourraient résulter de la décision du Tribunal, les associés des sociétés et des associations du G.I.E. Réseau Multi-Média-Burkina interpellent à leur tour le Conseil Supérieur de la Communication pour un retour à la table de négociations avec leur Administrateur et son conseil juridique, afin de trouver une solution à l’amiable avant le 21 juin 2007, date à laquelle le procès a été reporté.

Au besoin, les associés des sociétés et des associations du G.I.E. Réseau Multi-Média-Burkina souhaitent que les parties demandent de commun accord un autre report de la date du procès

Fait à Ouagadougou, le 09 juin 2007

Pour les associés des sociétés et associations du
Réseau Multi-Média-Burkina (G.I.E.)


ZERBO Lassina Herbin
Actionnaire, Contrôleur de Gestion et Conseiller juridique
du Réseau Multi-Média-Burkina (G.I.E.)
E-mail : groupeprodimex@yahoo.fr, Tél. (226) 70 10 62 01






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