Mise à jour le 17/06/2007
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San Finna N°418 du 18 au 24 Juin 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"

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ZAKIA ZAKI
LA FLAMME DE LA PAIX QUE LES « FOUS DE DIEU » ONT ETEINTE

Zakia Zaki, 40 ans, était Directrice de Sada-e-Sulh, la seule radio indépendante dans la province du Parwan en Afghanistan. Elle était en même temps Directrice d’une école à Jabal Seraj. C’est cette femme, très active dans le domaine du journalisme, des droits de l’homme, qui a même représenté la province du Parwan lors de la Jirga constitutionnelle (grande assemblée traditionnelle afghane) en 2003, qui vient d’être assassinée.

En effet, dans la nuit du 5 au 6 juin 2007, deux hommes ont pénétré dans la maison familiale et l’ont abattue de 7 balles.

Voilà un symbole de courage, de paix, qui s’éteint ainsi de façon dramatique, laissant dans le traumatisme ses proches, ses amis, car elle a été tuée devant les yeux de son fils âgé de 2 ans seulement, et alors que son mari était dans la maison.

Zakia Zaki, dont la radio s’appelait «Radio de la paix » n’a pas connu la paix avec ses assassins parce qu’elle a eu le front de se battre contre l’intolérance, d’en appeler les chefs de guerre afghans et taliban au respect des droits de l’homme, et ça, ça a paru d’autant plus intolérable à ces extrémistes que cette supplique venait d’une femme.

Comme en 2005, Shaima Rezaee, jeune présentatrice de la chaîne privée Tolo a été tuée à Kaboul, et comme Shakiba Sanga Amaj, une autre présentatrice afghane de 22 ans de la chaîne privée SHAMSHAD TV, a été tuée le 31 mai dernier, Zakia Zaki sera immolée.

Cela fait beaucoup trop pour un pays qui, même s’il a été tristement connu pour son intolérance notamment vis-à-vis des femmes, ne peut pas dans l’impunité continuer à défier les valeurs fondamentales sur lesquelles repose le monde civilisé.

Reporters Sans Frontière a bien fait de réagir, comme il le fait à son accoutumée, avec promptitude, et de demander au président Hamid Karzaï, que ce crime ne reste pas impuni. Mais comme on aurait aimé que parte des grandes capitales, des grandes institutions internationales, un même cri de rage pour plus de justice !

CY


 





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