Mise à jour le 24/06/2007
ACTUALITES

Fleche Accueil
Fleche Sommaire du N°419
Fleche Au courant de la plume
Fleche A vue de pays
Fleche Deux sons de cloche
Fleche Tribune de la femme
Fleche D'une semaine à l'autre
Fleche A vue de monde
Fleche Cocktail flash
Fleche Sites à visiter
Fleche Nos archives

DIALOGUE

 Fleche Ajouter à vos favoris
 Fleche Nous contacter

SERVICES
Fleche E-mail gratuit
Fleche Infos mondiales (AFP)
Fleche Horoscope

PUBLICITES

Galerie de photos

 
 

LIENS UTILES

Fleche cenatrin
Fleche site officiel du Burkina
Fleche fespaco
Fleche siao
Fleche uemoa
Fleche ceni


RECHERCHE SUR INTERNET
 

PARTENAIRES

 


 
Hebdomadaire burkinabè paraissant le Lundi
Bienvenue sur le site de San Finna, votre hebdomadaire burkinabè en ligne!           

San Finna N°419 du 25 Juin au 01 Juillet 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"

Nos archives

LES FRAUDES AU BEPC
L’ARBRE QUI NE DOIT PAS CACHER LA FORET

Des erreurs, des anomalies.., il en va comme des maladies : pour pouvoir les corriger ou les soigner, il faut d’abord en faire le diagnostic.

Aujourd’hui au Burkina Faso, on sait depuis longtemps que la fraude aux examens et concours, qui fait tant de ravages, est devenue chronique. Maintenant, et nous l’avons souvent écrit, on ne fait plus « le boileau », on ne fait plus « caïman ». Entendez par là, on ne bosse plus à fond. La mode, c’est le « pétrole », c’est-à-dire la triche à tout va. On n’a plus du temps à perdre à faire souffrir ses méninges.

La technique pour réussir, voyez-vous, si on est de la gent féminine et que l’on est doté par Dame nature, de charmes, c’est de savoir bien les vendre. Lorsqu’on n’est pas dans ce cas ou qu’on est de la gent masculine, on a toujours recours à l’argent, l’argent qui maintenant, au pays des hommes intègres, peut tout puisque, avec le « quinquin », on peut avoir lorsqu’on n’y a pas droit, le permis de conduire, le permis de chasse, le passeport diplomatique, tous les examens et concours, les stages.. On peut même avoir un mandat électif par ce canal-là.

Alors si la fraude au BEPC par exemple, a atteint cette dimension, ce n’est pas seulement en reprenant les examens et concours, en faisant du replâtrage à chaque fois, qu’on pourra l’éradiquer. Il faut remonter loin, aller aux véritables causes et identifier les acteurs de ce mal.

On verra alors que c’est le pouvoir, que c’est la dénaturation des missions de l’Etat par ceux qui le représentent, qui a permis la généralisation de cette gangrène, à l’ensemble du corps social.

La fraude aujourd’hui, et c’est ce qui est le plus effrayant, n’est plus seulement endémique, elle est devenue un phénomène de société, un phénomène culturel national. C’est ainsi que tout marche sur le faux, sur la triche : la vie scolaire, estudiantine, professionnelle, sociale, économique, mais aussi la vie politique.
Si l’on n’y prend garde, ce sont les assises de notre pays qui sont ainsi rongées et qui risquent de nous exposer au pire.

San Finna a tendu son micro pour avoir le point de vue des uns et des autres sur les fraudes. Intéressant.

Mr Sankara Alexandre, Secrétaire général du Front des Forces Sociales (FFS) : «Il y a des constats à faire. Je crois que nous ne sommes pas à la première fois de voir des examens qui se déroulent dans la fraude, où l’on voit un tel écoulement de « pétrole » comme on dit sans qu’aucune solution définitive soit trouvée. Mais pourquoi cet état de fait ? Pour moi, la réponse est simple : les élèves vivent dans une société et leur comportement est le reflet de cette société. La société ne leur apprend pas ce qu’il y a de meilleur pour leur avenir, et partant pour l’avenir du pays.

Dans ce pays, tout le monde veut réussir par la courte échelle. Si je fais un parallèle avec les élections qui se sont déroulées, je peux voir une situation de cause à effet. On ne peut pas passer par les élèves, les étudiants, pour organiser la fraude et vouloir dans le même temps, qu’ils prennent le bon chemin quand il s’agit d’examens. C’est ce que nous leur laissons voir et apprendre qui constitue leur repère. A mon avis donc, la cause, c’est parce qu’il y a la délinquance même de la société burkinabé.

Les solutions à mon avis, sont simples. Il faut tout d’abord que nous revenions à certaines valeurs, au niveau des familles d’abord, ensuite au niveau de l’école, du système d’éducation. Il faut inculquer à ses enfants, les valeurs du travail, l’amour de la patrie, l’amour pour tout ce qui est juste et noble. Il faut qu’on enlève de la tête de nos enfants, qu’on peut réussir facilement. Il faut revoir le mécanisme d’organisation de ces examens parce que, nous le savons bien, pour que les sujets sortent, il faut bien qu’on les extirpe d’un bureau.

Il y a actuellement des choses qui ne marchent pas à ce niveau et qu’il va falloir résorber : mettre les hommes qu’il faut là où il faut sinon on va toujours se retrouver dans de pareilles situations. Il serait dommage que ceux qui sont à la base de telles déroutes soient toujours là pour les prochaines fois ; c’est eux les véritables fautifs et non ces enfants mal inspirés ».

TN






Site réalisé par Come Tell The World