San
Finna N°420 du
02 au 08 Juillet 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus
mais il n'est de Liberté sans capacité
de refus"
GROSSE
GROGNE DES RETRAITES MILITAIRES
ULTIMATUM LANCE LORS DE LA RENCONTRE A PASPANGA
Ce dimanche 1er juillet 2007, les militaires
retraités depuis 2004 s’étaient donnés
rendez-vous pour la prise de grandes décisions.
Ils se sont ainsi retrouvés à leur lieu
habituel sis à Paspanga (dans la maison qu’habitait
l’ancien chef d’Etat, Jean-Baptiste Ouédraogo)
pour relancer une dernière fois les autorités
par rapport à leurs exigences qu’ils jugent
des plus légitimes. A notre arrivée, on
peut dire que l’atmosphère était surchauffée.
Ils étaient tous contents de se retrouver, ils
se congratulaient et on les sentait déterminés.
Ils étaient plus d’une cinquantaine et chacun
y allait de ses récriminations. Mais rappelons
d’abord leurs demandes.
L’Indépendant
n° 720 du 26 juin 2007 ne pensait pas si bien dire
lorsqu’il parlait de frustrations au sein de l’armée.
En effet, tous les militaires partis en retraite à
partir de 2004 se trouvent lésés quant à
un certain traitement pécuniaire. Il en est de
même des pandores.
Pour ce qui concerne les militaires à la retraite
depuis 2004, l’heure est à la détermination
pour rentrer en possession de leurs droits. Il est question
du Décret 2004-081/PRES/PM/MFPRE fixant le régime
d’âge pour l’admission à la retraite
et d’un autre décret portant sur les indemnités
d’installation à la retraite. Pour le premier
point, tous les fonctionnaires du Burkina ont bénéficié
d’une majoration de 5 ans de l’âge de
la retraite et les militaires, quant à eux, n’ont
eu qu’une année comme majoration.
Quant au deuxième point, il s’agit de l’indemnité
d’installation devant être versée à
tous les militaires allant à la retraite à
partir de 2006 et qui doit correspondre au salaire brut
douze fois.
Les militaires retraités exigent donc une explication
de leur soustraction du bénéfice du décret
2004-81 suscité notamment par la définition
de la catégorie exacte à laquelle ils font
partie.
Ils exigent en outre le versement des indemnités
d’installation.
Pour l’aboutissement de ces revendications, ils
ont initié une rencontre avec le Bureau d’information
de l’armée en décembre 2006 à
cette étape. Ils se sont laissés dire que
les questions qu’ils aborderaient étaient
en étude. Ils ont finalement adressé une
correspondance au Ministre de la Défense après
s’être rendu chez le délégué
des anciens combattants.
Jusque-là, ils ont senti que la Hiérarchie
les envoyait balader.
C’est ainsi qu’ils ont décidé
de prendre, comme on dit, le taureau par les cornes. Et
ce dimanche 1er juillet 2007, ils ont tenu une Assemblée
générale à laquelle il a donc été
décidé de ré initier une correspondance
au Ministre de la Défense avec cette fois-ci, à
la clef, un ultimatum. Ceux-ci entendent non seulement
occuper la rue si rien n’est fait même s’ils
doivent subir une éventuelle répression
car selon l’un d’entre eux « Nous préférons
être tirés pendant une marche que de mourir
de faim ou de manque de moyens pour se soigner ».
Selon ces militaires, ils n’ont pour bourreaux que
« ces officiers qui circulent en voitures climatisées,
qui chassent nos fils du PMK pour mettre les leurs ».
A noter que la semaine prochaine, au même lieu et
à la même heure, ils se retrouveront pour
faire le point.
Affaire à suivre…
SK
DECLARATION
DE PRESSE DU
COMITE DES IVOIRIENS DU FASO POUR LA PAIX EN COTE D’IVOIRE
(CIFAP-CI)
Le CIFAP-CI, réuni en assemblée
générale extraordinaire en ce jour du Vendredi
29 juin 2007 à 13 h, s’est fixé pour
objet l’analyse de la situation politique ivoirienne
et précisément de la tentative d’assassinat
du 1er ministre Soro Kigbafori Guillaume.
Au sortir de cette Assemblée Générale
extraordinaire, le CIFAP - CI après constat et
analyse,
-
condamne sans réserve cet acte ignoble que rien
ne saurait justifier et qui ne saurait mettre à
mal le processus de paix
- s’incline respectueusement devant la dépouille
mortelle de ceux qui y ont perdu la vie
- présente ses condoléances aux familles
des victimes et à toute la nation ivoirienne
- souhaite prompt rétablissement aux blessés
- réitère son soutien indéfectible
aux accords politiques de Ouagadougou, seul gage du retour
de la paix en Côte d’Ivoire
- encourage les autorités politiques à oeuvrer
dans le sens de la paix et de la
réconciliation nationale
- soutient et encourage le facilitateur Son Excellence
Blaise COMPAORE, Président du Faso, Président
en exercice de la CEDEAO dans sa tâche combien difficile
- demande au facilitateur de veiller à l’application
et à l’aboutissement des accords de Ouagadougou
- Demande à tous ceux qui résident en Côte
d’Ivoire et à la communauté internationale
de soutenir davantage les accords de Ouagadougou.