LE
MALAISIEN ABDUL RAZAK BAGINDA
CRIMINEL POUR AVOIR GOUTE AUX CHARMES DE
ALTANTUYA SHAARIBUU ?
La
Malaisie était déjà connue
pour être une monarchie constitutionnelle
passée, en l’espace de 25 ans, comme
la Corée, du stade de pays en développement
à celui de pays développé.
Il n’est jusqu’aux opérateurs
économiques burkinabé qui ne connaissent
ce pays riche en or, en fer, en gaz et pétrole,
et sa capitale Kuala lumpur où ils vont faire
des affaires. Eh bien aujourd’hui, on connaîtra
une autre facette de la Malaisie grâce ou
plutôt à cause de Abdul Razak Baginda.
Les
journaux rapportent que l’affaire des affaires
qui captive comme un feuilleton, en ce moment, les
Malaisiens, c’est le procès des assassins
d’un top model mongol au nom de Altantuya
Shaaribuu.
Abdul Razak Baginda, son ancien amant, proche du
vice premier-Ministre Najib Tun Razak, est soupçonné
d’être à l’origine de son
élimination parce qu’ayant rompu avec
elle, la maîtresse négligée
ne cessait de le harceler pour avoir de l’argent.
Voilà les pires tourments qui commencent
pour Abdul Razak Baginda, à en croire une
dépêche de l’AFP Malaisie «S'il
est vrai que les pires furies de l'enfer sont moins
à craindre qu'une femme méprisée,
alors le diable en personne sera soulagé
de n'avoir jamais rencontré Altantuya Shaaribuu,
la belle Mongole dont la mort est au centre de la
plus retentissante affaire de meurtre qu'ait jamais
connue la Malaisie».
On ne sait pas ce qu’en penseront les activistes
féministes au sujet de cette remarque de
l’AFP mais pour sûr, l’amant qui
s’est rétracté, et qui broie
aujourd’hui du noir, a dû sur le coup
pleinement y adhérer.
Que ne s’est-il cassé une jambe le
jour où il a rencontré cette belle
jeune femme de 28 ans car il touchait là
le meilleur comme le pire ?
Une aventure fulgurante et sulfureuse est tout de
suite née entre eux, et tout à sa
passion pour les charmes de son énamourée,
Abdul Razak Baginda multipliait somptueux cadeau
sur somptueux cadeau, voyage d’amoureux en
Europe et ailleurs.
Et puis voilà : un jour, comme la flamme
s’était allumée, elle s’éteint.
Et Razak, qui avait dirigé un grand institut
de recherche et qui était proche du vice
premier-Ministre, décida de quitter en douceur
Altantuya Shaaribuu. Bien que ne la voyant plus,
il continuait à lui verser de l’argent.
Et puis, en 2006, la source s’assécha.
L’histoire aurait pu finir ainsi.
Mais la top model refusa d’être ainsi
« jetée » comme une vieille chaussette
(pour ne pas dire une capote utilisée). Elle
commença à hanter les jours comme
les nuits de son ancien amant : coups de fil intempestifs,
lettres de menaces, visites.. Un jour, elle se décida
même d’aller au domicile de son ancien
amant et se mit à crier, au vu et au su de
tous : « Salaud, sors de là, j’ai
besoin de te parler ».
Deux jours plus tard, elle remit cela. C’en
était trop pour Razak dont la fébrilité
atteint un point extrême. Il passa son temps
à téléphoner par ci, par là,
à demander aide à son détective,
et ce qui devait arriver, arriva.
Altantuya Shaaribuu, appréhendée chez
elle le 19 octobre 2006 par des éléments
en uniforme, ne réapparaît plus à
son domicile. On retrouva dans la jungle ses restes
le 20 octobre 2006. Elle avait été
explosée à la grenade.
Mais il faut croire que la défunte, qui était
disait-on enceinte de Razak, avait la haine tenace
et qu’elle était même prête
à continuer à le hanter outre-tombe.
En effet, voilà que coup sur coup, Razak
est l’objet de menaces sous forme de «
textos » qui repartent de plus belle et que
le propre père de la jeune femme, Steve Shaaribuu,
un universitaire mongol bien connu, débarque
à Kuala lumpur, peignant un tableau moins
dévalorisant de sa fille : elle n’était
pas mannequin mais traductrice émérite
qui avait accompagné plusieurs fois Abdul
Razak en voyages d’affaires. Pour le père,
il s’agit tout simplement d’un crime
politique parce que sa fille en savait trop sur
des contrats impliquant son amant et Najib Tun Razak,
et notamment liés à l’achat
de sous-marins pour l’Etat malais par le canal
d’une société dont Abdul Razak
détient des parts. Voilà donc une
affaire qui prend des proportions d’Etat,
même si au gouvernement on dément avec
énergie cette dernière information.
Razak quant à lui, est dans de sales draps.
Il est tout de suite soupçonné d’avoir
commandité ce crime odieux qu’il aurait
fait exécuter par deux gardes du corps du
vice premier Ministre Najib Tun Razak. Ils risquent
tous les trois, rien moins que la peine de mort,
celle-ci ayant cours en Malaisie où on n’est
pas tolérant, comme pour les trafics de drogue,
pour des crimes du genre.
Affaire à suivre mais ne soyons pas étonné
que quelque homme du grand art en ait déjà
peaufiné le scénario.