LE
GOUVERNEMENT DE TERTIUS ZONGO, OU LA DERIVE DE TOUS
LES DANGERS !
Les
élections législatives du 6 mai 2007
resteront une page noire dans l’évolution
socio politique de notre pays. Immanquablement, elles
marquent la manifestation d’un virage dangereux
dans lequel le régime Compaoré s’est
engouffré en faisant fi de plusieurs éléments
qui ont servi de béquilles et d’outils
pour faire évoluer le Burkina vers une nation
véritable.
La
remise en cause des équilibres géo politiques
et ethniques
Ainsi,
on assiste à la remise en cause progressive
du fragile équilibre géo politique et
ethnique (n’ayons pas peur des mots) qui a permis
de préserver notre unité nationale.
Alors, nous osons nous faire le porte parole des sans
voix, de tous ceux qui, comme nous ont suivi et analysé
la mise en place des institutions. Nous avons vu comment
le Président de l’Assemblée a
été coopté, la nomination du
Premier Ministre et maintenant, la formation du gouvernement.
Incontestablement, les grands équilibres n’ont
pas été respectés, ils ont été
frontalement remis en cause. Faut-il y voir là
l’arrogance retrouvée d’un clan
qui ne craint plus rien, suite à sa «
victoire ( !) » aux récents scrutins
électoraux qui ont été marqués
par la déroute de l’opposition ? Nous
aimerions bien comprendre pour quels autres motifs.
Il
faut qu’on se le dise, ce sont de telles pratiques
qui laissent des marques indélébiles
dans le subconscient de ceux qui se sentent exclus
et qui finissent par déboucher sur l’irréparable,
c’est-à-dire, la remise en cause de la
construction de l’unité nationale, à
laquelle nous sommes tous très attachés.
Ne nous méprenons pas : ce qui est arrivé
ailleurs, peut très bien se passer ici. Les
acteurs politiques de ces pays qui se trouvent dans
la tourmente, ne s’y sont pas pris autrement
pour plonger leurs pays dans des situations dramatiques
de troubles et de guerre civile.
Puisque
le moment est venu, appelons les choses par leur nom,
disons les choses comme elles sont, si cela peut aider
à cicatriser les blessures ou susciter au moins
le débat sur la représentativité
de toutes les nationalités et régions
dans la gestion du pouvoir et de la chose publique.
Il est indéniable qu’avec l’actuel
gouvernement, tout le pouvoir se trouve concentré
désormais entre les mains d’un groupe
ethnique, au mépris des autres et, comme pour
étaler au grand jour un plan qui a été
concocté depuis longtemps en attendant l’opportunité
d’être mis en œuvre. Le Cercle dit
« des mossi du Centre » ne soutient-il
pas que : « Les tenants du pouvoir doivent être
originaires d’un rayon de 100 Km autour de Ouagadougou
». Apparemment ce principe anachronique a été
respecté en l’occurrence : le n°
1 et le n° 2 étant effectivement ressortissants
de cette aire géographique.
C’est
bien la première fois dans l’histoire
de la IVe République que le Président
de l’Assemblée Nationale est reconduit.
Les valses à la tête de cette institution
nous avaient fait croire que c’était
pour respecter une règle non écrite.
En vérité, ce n’était qu’une
stratégie pour parvenir ainsi à violer
le sacro-saint principe, qui voulait que lorsque le
chef de l’Etat était Mossi, que le Président
de l’Assemblée Nationale soit d’une
autre région du pays et vice versa.
Cette
prescription non écrite mise en place par l’ex-puissance
coloniale et respectée jusqu’à
présent par tous les régimes de la 1ère
à la 3ème République vient d’être
violée, alors qu’elle répondait
au souci de bâtir l’unité nationale
en associant toutes les composantes nationales à
la gestion du pouvoir. Cela avait le mérite
d’atténuer les frustrations, de faire
vibrer la fibre nationale tout en cultivant le sentiment
d’appartenance à une même nation.
Que
l’on fasse aujourd’hui une enquête
d’opinion et l’on connaîtra les
ressentiments que les peuples de l’Ouest éprouvent
à l’endroit de leurs compatriotes du
Centre et du Nord. La fracture va en grandissant et
tous les jours que Dieu fait, le système COMPAORE
nous montre sa vraie nature. Il tient à affirmer
la domination d’une région et d’une
nationalité sur les autres. Cette pratique
se ressent dans tous les domaines : la politique,
le commerce et les affaires, l’emploi, les nominations
aux hautes fonctions de l’Etat et la recolonisation
rampante de l’Est, du Centre Sud et du Grand
Ouest par l’occupation des terres sous le prétexte
fallacieux, que la terre appartient à l’Etat.
Ainsi, une cohabitation difficile sévit entre
les autochtones et allogènes, dans ces milieux.
L’action du PNGT, qui n’est autre que
l’instrument de cette politique, confirme ce
sentiment chez les populations et les intellectuels
de ces régions. Ici au quotidien, nous sentons
le rejet, voire le mépris, au point même
qu’un sobriquet qualifie les autres groupes
ethniques vivant en territoire mossi “Ganggnega”.
Pour
nous, la nomination de Monsieur ZONGO Tertius à
la tête du gouvernement est un non événement.
Il n’est pas un homme neuf, mieux, il traîne
des casseroles et tout cela les Burkinabés
ne l’ont pas oublié. (En nous l’imposant
veut-on narguer le peuple? Ou l’ont-ils fait
parce qu’il tchat et qu’ainsi il endormira
le peuple tout cela est ridicule) ; mais qu’importe,
il est lui aussi de l’ethnie majoritaire. Dès
lors, le malaise devient plus profond pour ceux qui
se sentent des laissés pour compte et qui commencent
à comprendre ce à quoi ils sont utilisés
ou à quoi ils servent.
Un gouvernement du clan au service du clan !
Il ne faut pas en douter, le gouvernement actuel n’est
pas celui du premier des Ministres. D’ailleurs,
le Premier Ministre ne fait que coordonner l’action
gouvernementale. Il est connu que le vrai gouvernement
voulu par Blaise COMPAORE et les siens se recrute
autour du clan familial et de ses amis. La famille
a renforcé son emprise sur l’appareil
de l’Etat. Cela traduit la fébrilité
du régime qui se replie sur lui-même.
C’est la démonstration que le système
n’a plus d’hommes de confiance en dehors
de son clan. Cela est manifestement un mauvais signe
qui augure des lendemains très préoccupants.
La
qualité et l’efficacité des hommes
et des femmes n’ont jamais été
les facteurs déterminants aux yeux du système
Comparé pour conduire les affaires de la Nation.
Plus vous êtes corrompu et empêtré
dans les affaires, plus vous avez grâce à
ses yeux, car vous devenez ainsi malléable
et corvéable à souhait.
Sinon
comment comprendre que des hommes comme le Ministre
des infrastructures puisse être maintenu au
gouvernement, lui qui aurait dû être démissionné
depuis longtemps déjà, suite aux scandales
récents qui ont émaillé sa gestion
:
- affaire de la Route Nationale 1 (RN I) Ouagadougou-
Bobo ;
- affaire de la route de Dori, etc.
Dans
ce dernier cas, face à la télévision
nationale, il a tenté de justifier, l’injustifiable,
en disant qu’il n’y avait pas de responsabilité
à situer, la faute n’étant ni
celle du cabinet qui a réalisé l’étude,
ni celle du cabinet de contrôle des travaux,
ni encore celle du maître d’ouvrage. Inouï
! On attend d’ailleurs de voir si l’échangeur
sans issue de la route de Pô ne fera pas partie
encore d’une des monstruosités que le
système a pris l’habitude de nous livrer.
Il
n’y a rien d’étonnant à
cela quand les uns et les autres sont des vaches à
lait et des prête-noms du système qui
nous gouverne. Qui dans le régime COMPAORE
oserait dénoncer l’entreprise OK qui,
à l’image de bien d’autres entreprises
des BTP, reste un pilier financier du système.
Le
tout puissant Ministre d’Etat, Ministre de l’agriculture,
de l’hydraulique et des ressources halieutiques
est du même acabit. Nous avons encore en mémoire
ses péripéties avec la même entreprise
OK dans les aménagements hydro agricoles à
Bagré. A l’époque, il a été
question de plusieurs millions dissipés.
Que
dire aussi des multiples projets que ce « puissant
ministre » a lancés à grand renfort
de publicité et qui ont tous lamentablement
échoué. Jugez-en plutôt :
- le coton (lui incombe même si c’est
le président qui s’en est fait le grand
promoteur n’a-t-on pas vu des Ministres récolter
du coton dans le champ du Président)
- la ceinture verte, front contre l’avancé
du désert,
- le projet gomme arabique,
- l’anacarde,
- SOPROFA,
- la petite irrigation villageoise,
- les cultures de contre saison,
- le blé de Sourou,
- le riz pluvial et que savons- nous encore.
Aujourd’hui,
il nous sort de son chapeau « le Paprika »
sous le « marrainage » de Chantal Compaoré,
comme étant la solution miracle pour lutter
contre la pauvreté dans nos campagnes. «
L’idée est d’autant plus loufoque
et suspecte qu’elle est déjà lancée
avant même des études scientifiques et
de faisabilité crédibles » dit
quelqu’un. Pour se rendre compte de l’absurdité
de certains de ces projets, il suffit de discuter,
un tant soit peu, avec les cadres du ministère
de l’agriculture et vous comprendrez beaucoup
de choses. Il lui est reproché d’avoir
naufragé notre agriculture. Toutefois, on peut
retenir qu’il est à la tête d’un
département ministériel où se
bousculent les projets juteux. La preuve en est qu’il
a tout fait pour détacher les secteurs de l’eau
et des ressources halieutiques de l’environnement
pour les rattacher à celui l’agriculture.
La
plupart des membres du gouvernement sont des gens
qui gravitent là pour se servir. Quant aux
autres membres qui ne sont pas de l’ethnie du
président, ils ne sont là que pour servir
de faire-valoir, voire des pantins juste bons pour
faire de la figuration.
Pour
étayer nos propos référez- vous
en aux propos du MESSRS qui avalisait la création
d’universités à Fada et Ouahigouya
en plus de celles de Ziniaré et Koudougou.
Tout cela a lieu à un moment où il n’
y a même pas de route goudronnée entre
Ouagadougou et Dédougou, chef lieu d’une
région qui a longtemps porté pourtant
l’économie nationale et qui est le chef
lieu de sa région d’origine. En ce lieu
les seul s preuves de l’existence de l’Etat
sont la CNSS et la SOFITEX même pas un bon hôpital
alors que Kaya à 100 Km de Ouaga est doté
d’un centre hospitalier qui a coûté
la bagatelle de quatre milliards cinq cent millions
(4 500 000 000) pourquoi cette injustice criard ?
Les
vrais détenteurs du pouvoir d’Etat
Si
la dérive régionaliste et tribale s’officialise
aujourd’hui au gouvernement, la source en est
dans le CDP qui est le parti du chef de l’Etat.
En effet, c’est bien en son sein que se font
et se défont les intrigues, avec en toile de
fond la réalité du pouvoir qui est effectivement
concentré entre les mains d’environ six
(6) personnes, tous membres de la famille du Chef
de l’Etat et de son ethnie, les autres membres
de l’exécutif n’étant que
des figurants. Un homme puissant du régime
n’avait-il pas lancer à un figurant :
« Il ne faut pas confondre les « Ministres
avec les membres du gouvernement ». La mise
en oeuvre du système politique après
les élections législatives, traduit
la défiance à l’endroit des autres
nationalités. Mais, sachons-le, il s’agit
bien d’un processus conscient, mûri et
voulu. Peu importe les conséquences, les autres
ne comptent pas.
Nous
sommes perplexes quand de soi-disant cadres de ce
parti « farottent » et font croire qu’ils
sont des grands. Quand on voit ce qui leur arrive
après coup, on se demande de qui ou de quoi
ils sont « les grands ». Eux mêmes
ne le savent pas, et ils peuvent toujours rêver
; mais chaque fois, le réveil s’est avéré
douloureux. Alors, messieurs, ressaisissez-vous !
Par rapport au centre de décision, les cadres
comme vous sont comptés pour quantité
négligeable parce que n’ayant pas d’assise
politique.
Ces
« cadres » ne sont appelés aux
affaires que quand la situation est critique et qu’il
faille nommer à ces postes des cadres intègres
et compétents, le temps de la tempête.
C’est ainsi que Paramanga Ernest YONLY a été
nommé en 2000, à un moment ou la situation
sociopolitique était critique pour le régime
COMPAORE. Personne de l’ethnie du chef de l’Etat
ne voulait se mouiller ; alors il fallait refiler
le morceau à un homme d’une autre nationalité,
qui prendrait les coups <au cas où !>.
Tout
cela doit prendre fin. Déjà en 1993,
nous dénoncions dans un écrit cette
dérive : le monopole d’une communauté
ethnique sur la vie politique, économique et
sociale du pays. A présent, on peut constater
que la réalité est là sous nos
yeux.
C’est
ainsi que toutes les réalisations sont concentrées
dans le plateau mossi au détriment du reste
de pays. Les ONG, les grandes écoles, les projets
de développements, l’investissement dans
le développement des villes moyennes ne se
traduisent dans les faits, que dans cette zone. Non
! Cela ne peut pas continuer ! Le Burkina est un Etat
nation. Ou alors, il va falloir qu’on dise aux
autres d’où ils sont. Il est certain
que certaines personnes, de mauvaise foi ou non, m’accuseront
d’Appel à la sédition, au séparatisme
et que sais-je encore ? Je persiste et je signe :
cette option de gouvernance est dangereuse pour l’avenir
de notre pays.
Mais
le drame dans notre cas, c’est que les cadres
non mossi qui sont aux affaires, ne peuvent rien faire
pour leurs régions. Alors, que pourraient-ils
faire quand ils ne seront plus au pouvoir. Ce qui
s’est passé à Banfora est suffisamment
parlant. En effet, alors que les villes de Ouahigouya,
Koudougou, Fada et Gaoua ont été bitumées
dans les règles de l’art, l’entreprise
OK est allée faire du sabotage dans la ville
de Banfora, en versant du goudron sur les voies en
lieu et place des 2,500 Km de route bitumée
entrant dans le cadre du même projet. Comment
peut-on qualifier un tel cas ? Nous le disons tout
net, c’est du gangstérisme. Cette entreprise
en complicité avec ceux qui on commandité
le travail, se sont rendus coupables de vol, un point
c’est tout ! Il va falloir qu’ils rendent
des comptes.
Le
soutien incongru des communautés religieuses
Nous
n’allons pas terminer nos propos, sans dire
un mot sur la conduite curieuse et inopportune des
communautés religieuses de notre pays (toutes
confessions confondues). Seraient-elles guidées
par des intérêts inavoués ? Vraiment,
nous ne savons plus sous quels cieux nous vivons.
Ainsi donc, au nom des fidèles, les trois grandes
communautés religieuses, sont allées
faire allégeance au premier des ministres,
contre tout bon sens et sans aucune retenue ni réserve
qui siéraient en pareilles circonstances. Ces
leaders religieux oublient même au passage,
que ceux qu’elles sont sensées représenter,
perçoivent les choses autrement et dans le
contexte actuel. Ils se devraient d’adopter
une attitude de stricte neutralité politique.
Dans tous les cas, ces leaders religieux se sont fourvoyés
encore une fois. Cependant, cette pratique ne nous
étonne guère. Notre pays a connu bien
d’autres démarches du même genre,
mais cela n’a pas donné les résultats
escomptés au profit de ceux qui les avaient
initiées. Au contraire, cela a peut être
précipité les événements
en son temps.
Avant
le gouvernement de monsieur Zongo Tertius, c’est
le CMPRN qui avait reçu l’aval, mieux
les bénédictions et l’onction
de la très influente Eglise Catholique du Cardinal
Zoungrana ; la suite on la connaît : le régime
fit long feu. Il fût balayé par un coup
d’Etat. Aujourd’hui on est en droit de
se demander si cette précipitation et cette
compromission des différents courants religieux
n’auraient pas été suscitées
ou commanditées, pour donner un peu de légitimité
à un gouvernement qui démarre par une
terrible crise de confiance. Dans tous les cas, elle
annonce des lendemains difficiles pour le peuple.
Sous
d’autres cieux, les communautés religieuses
sont les repères pour les peuples et les baromètres
du climat social et politique. Elles constituent des
garde-fous pour éviter toute dérive
des dirigeants. Mais ici, au Burkina Faso, c’est
tout à fait le contraire. Ces groupes accompagnent
le pouvoir dans ses errements. Sinon, comment comprendre
leur attitude quand le chef de l’Etat attente
gravement à l’unité nationale
? En revanche, n’était-ce pas pour eux
l’occasion d’attirer l’attention
du Chef de l’Etat et celui de son premier ministre
sur les dangers de la manœuvre en cours ? Au
lieu de cela, elles sont allées donner leur
quitus à des dérives manifestes. Les
fidèles apprécieront ; ils sont aussi
des citoyens avant tout.
Que
faire à présent ?
Maintenant
que l’hydre a montré son vrai visage,
il appartient à tous les patriotes et tous
ceux qui croient en l’avenir de ce pays de se
dresser pour faire barrage à la dérive
identitaire conduite insidieusement par le système
Comparé. Pour notre part, nous avons toujours
dénoncé ce glissement vers l’ethnocentrisme,
et le régionalisme qui avançaient à
visage caché. Pour cela, nous avons été
voué aux gémonies par certaines victimes
mêmes qui sont sensés en faire les frais.
Puis, petit à petit avec le temps, à
présent que la gangrène est avancée,
les uns et les autres semblent ouvrir les yeux et
prendre conscience. A mots couverts, les plaintes
remontent, la peur et la résignation reculent.
Alors craignons l’explosion !
Quand
nous tirons la sonnette d’alarme, nous sommes
diabolisé, traité de tous les noms,
« l’homme qui veut détruire ce
pays, c’est encore nous ». Il n’y
a pas longtemps, nous avons été censuré
par l’institution régulatrice des médias
avec des menaces voilées. Des tentatives d’intimidations
ont été exercées contre certains
médias qui nous ont offert leurs colonnes ou
invité à des émissions. Nous
avons été souvent pris à parti
mais aujourd’hui, les choses se précisent.
Le régionalisme et l’ethnocentrisme se
manifestent au grand jour. Nous qui souhaitons prévenir
le désastre en prenant courageusement position,
sommes accusés de faire l’apologie du
régionalisme et de la division par ceux-là
mêmes qui tirent parti de l’ethnocentrisme
et de ses corollaires.
Pour
bien de gens, le régime devrait nous faire
taire à jamais, y compris les medias qui rapportent
nos propos. Ces médias ne devraient plus le
faire au nom de la pensé unique ou du dictat
de la loi du nombre, c'est-à-dire que la majorité
domine et les autres s’aplatissent.
A cela nous répondons non ! Nous nous dresserons
toujours contre leur prétention car le Burkina
Faso appartient à nous tous, à l’ethnie
majoritaire mossi comme à la plus petite ethnie
qui compte à peine 5000 individus. Toutes les
nationalités jouissent du même droit
que les autres dans un Burkina Faso laïque, multiethnique
et multiculturel. Le Burkina Faso est une République
et non pas un royaume avec des vassaux et des (sujets)
citoyens de seconde zone. L’histoire a montré
que ceux qui sont considérés comme des
nationalités minoritaires sont restés
toujours libres parce que jaloux de leur indépendance.
Il aura fallu l’arrivée du colonisateur
blanc pour que certains de nos nationalités
se rencontrent et soient en contact les uns avec les
autres. Il ne faut pas les pousser les minorités
à bout.
Nous
n’avons l’intention de froisser où
de blesser qui que ce soit. Notre approche a pour
but de lever certains tabous afin que chacun se sente
Burkinabé à part entière, car
il n’y a pas de citoyens qui soient plus citoyens
que les autres, quand bien même le régime
Comparé travaille à la mise en œuvre
de l’éclatement du pays. Nous n’allons
pas hésiter un seul instant à lui résister.
Nous ferons le don de notre personne si cela peut
servir la cause de l’unité nationale.
Il n’y a pas de sanctuaire inviolable, il n’y
a pas de personne sacrée quand on gère
mal les affaires du Burkina Faso.
Nous ne relâcherons jamais la vigilance.
Vive le PNR/JV, Parti de la Vérité !
Pour
le Parti National Républicain /Juste Voie
(PNR/JV)
Le Président
Christian
T. KONE