Mise à jour le 08/07/2007
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San Finna N°421-422 du 09 au 22 Juillet 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"

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LE GOUVERNEMENT DE TERTIUS ZONGO, OU LA DERIVE DE TOUS LES DANGERS !

Les élections législatives du 6 mai 2007 resteront une page noire dans l’évolution socio politique de notre pays. Immanquablement, elles marquent la manifestation d’un virage dangereux dans lequel le régime Compaoré s’est engouffré en faisant fi de plusieurs éléments qui ont servi de béquilles et d’outils pour faire évoluer le Burkina vers une nation véritable.

La remise en cause des équilibres géo politiques et ethniques

Ainsi, on assiste à la remise en cause progressive du fragile équilibre géo politique et ethnique (n’ayons pas peur des mots) qui a permis de préserver notre unité nationale. Alors, nous osons nous faire le porte parole des sans voix, de tous ceux qui, comme nous ont suivi et analysé la mise en place des institutions. Nous avons vu comment le Président de l’Assemblée a été coopté, la nomination du Premier Ministre et maintenant, la formation du gouvernement. Incontestablement, les grands équilibres n’ont pas été respectés, ils ont été frontalement remis en cause. Faut-il y voir là l’arrogance retrouvée d’un clan qui ne craint plus rien, suite à sa « victoire ( !) » aux récents scrutins électoraux qui ont été marqués par la déroute de l’opposition ? Nous aimerions bien comprendre pour quels autres motifs.

Il faut qu’on se le dise, ce sont de telles pratiques qui laissent des marques indélébiles dans le subconscient de ceux qui se sentent exclus et qui finissent par déboucher sur l’irréparable, c’est-à-dire, la remise en cause de la construction de l’unité nationale, à laquelle nous sommes tous très attachés. Ne nous méprenons pas : ce qui est arrivé ailleurs, peut très bien se passer ici. Les acteurs politiques de ces pays qui se trouvent dans la tourmente, ne s’y sont pas pris autrement pour plonger leurs pays dans des situations dramatiques de troubles et de guerre civile.

Puisque le moment est venu, appelons les choses par leur nom, disons les choses comme elles sont, si cela peut aider à cicatriser les blessures ou susciter au moins le débat sur la représentativité de toutes les nationalités et régions dans la gestion du pouvoir et de la chose publique. Il est indéniable qu’avec l’actuel gouvernement, tout le pouvoir se trouve concentré désormais entre les mains d’un groupe ethnique, au mépris des autres et, comme pour étaler au grand jour un plan qui a été concocté depuis longtemps en attendant l’opportunité d’être mis en œuvre. Le Cercle dit « des mossi du Centre » ne soutient-il pas que : « Les tenants du pouvoir doivent être originaires d’un rayon de 100 Km autour de Ouagadougou ». Apparemment ce principe anachronique a été respecté en l’occurrence : le n° 1 et le n° 2 étant effectivement ressortissants de cette aire géographique.

C’est bien la première fois dans l’histoire de la IVe République que le Président de l’Assemblée Nationale est reconduit. Les valses à la tête de cette institution nous avaient fait croire que c’était pour respecter une règle non écrite. En vérité, ce n’était qu’une stratégie pour parvenir ainsi à violer le sacro-saint principe, qui voulait que lorsque le chef de l’Etat était Mossi, que le Président de l’Assemblée Nationale soit d’une autre région du pays et vice versa.

Cette prescription non écrite mise en place par l’ex-puissance coloniale et respectée jusqu’à présent par tous les régimes de la 1ère à la 3ème République vient d’être violée, alors qu’elle répondait au souci de bâtir l’unité nationale en associant toutes les composantes nationales à la gestion du pouvoir. Cela avait le mérite d’atténuer les frustrations, de faire vibrer la fibre nationale tout en cultivant le sentiment d’appartenance à une même nation.

Que l’on fasse aujourd’hui une enquête d’opinion et l’on connaîtra les ressentiments que les peuples de l’Ouest éprouvent à l’endroit de leurs compatriotes du Centre et du Nord. La fracture va en grandissant et tous les jours que Dieu fait, le système COMPAORE nous montre sa vraie nature. Il tient à affirmer la domination d’une région et d’une nationalité sur les autres. Cette pratique se ressent dans tous les domaines : la politique, le commerce et les affaires, l’emploi, les nominations aux hautes fonctions de l’Etat et la recolonisation rampante de l’Est, du Centre Sud et du Grand Ouest par l’occupation des terres sous le prétexte fallacieux, que la terre appartient à l’Etat. Ainsi, une cohabitation difficile sévit entre les autochtones et allogènes, dans ces milieux. L’action du PNGT, qui n’est autre que l’instrument de cette politique, confirme ce sentiment chez les populations et les intellectuels de ces régions. Ici au quotidien, nous sentons le rejet, voire le mépris, au point même qu’un sobriquet qualifie les autres groupes ethniques vivant en territoire mossi “Ganggnega”.

Pour nous, la nomination de Monsieur ZONGO Tertius à la tête du gouvernement est un non événement. Il n’est pas un homme neuf, mieux, il traîne des casseroles et tout cela les Burkinabés ne l’ont pas oublié. (En nous l’imposant veut-on narguer le peuple? Ou l’ont-ils fait parce qu’il tchat et qu’ainsi il endormira le peuple tout cela est ridicule) ; mais qu’importe, il est lui aussi de l’ethnie majoritaire. Dès lors, le malaise devient plus profond pour ceux qui se sentent des laissés pour compte et qui commencent à comprendre ce à quoi ils sont utilisés ou à quoi ils servent.

Un gouvernement du clan au service du clan !

Il ne faut pas en douter, le gouvernement actuel n’est pas celui du premier des Ministres. D’ailleurs, le Premier Ministre ne fait que coordonner l’action gouvernementale. Il est connu que le vrai gouvernement voulu par Blaise COMPAORE et les siens se recrute autour du clan familial et de ses amis. La famille a renforcé son emprise sur l’appareil de l’Etat. Cela traduit la fébrilité du régime qui se replie sur lui-même. C’est la démonstration que le système n’a plus d’hommes de confiance en dehors de son clan. Cela est manifestement un mauvais signe qui augure des lendemains très préoccupants.

La qualité et l’efficacité des hommes et des femmes n’ont jamais été les facteurs déterminants aux yeux du système Comparé pour conduire les affaires de la Nation. Plus vous êtes corrompu et empêtré dans les affaires, plus vous avez grâce à ses yeux, car vous devenez ainsi malléable et corvéable à souhait.

Sinon comment comprendre que des hommes comme le Ministre des infrastructures puisse être maintenu au gouvernement, lui qui aurait dû être démissionné depuis longtemps déjà, suite aux scandales récents qui ont émaillé sa gestion :
- affaire de la Route Nationale 1 (RN I) Ouagadougou- Bobo ;
- affaire de la route de Dori, etc.

Dans ce dernier cas, face à la télévision nationale, il a tenté de justifier, l’injustifiable, en disant qu’il n’y avait pas de responsabilité à situer, la faute n’étant ni celle du cabinet qui a réalisé l’étude, ni celle du cabinet de contrôle des travaux, ni encore celle du maître d’ouvrage. Inouï ! On attend d’ailleurs de voir si l’échangeur sans issue de la route de Pô ne fera pas partie encore d’une des monstruosités que le système a pris l’habitude de nous livrer.

Il n’y a rien d’étonnant à cela quand les uns et les autres sont des vaches à lait et des prête-noms du système qui nous gouverne. Qui dans le régime COMPAORE oserait dénoncer l’entreprise OK qui, à l’image de bien d’autres entreprises des BTP, reste un pilier financier du système.

Le tout puissant Ministre d’Etat, Ministre de l’agriculture, de l’hydraulique et des ressources halieutiques est du même acabit. Nous avons encore en mémoire ses péripéties avec la même entreprise OK dans les aménagements hydro agricoles à Bagré. A l’époque, il a été question de plusieurs millions dissipés.

Que dire aussi des multiples projets que ce « puissant ministre » a lancés à grand renfort de publicité et qui ont tous lamentablement échoué. Jugez-en plutôt :
- le coton (lui incombe même si c’est le président qui s’en est fait le grand promoteur n’a-t-on pas vu des Ministres récolter du coton dans le champ du Président)
- la ceinture verte, front contre l’avancé du désert,
- le projet gomme arabique,
- l’anacarde,
- SOPROFA,
- la petite irrigation villageoise,
- les cultures de contre saison,
- le blé de Sourou,
- le riz pluvial et que savons- nous encore.

Aujourd’hui, il nous sort de son chapeau « le Paprika » sous le « marrainage » de Chantal Compaoré, comme étant la solution miracle pour lutter contre la pauvreté dans nos campagnes. « L’idée est d’autant plus loufoque et suspecte qu’elle est déjà lancée avant même des études scientifiques et de faisabilité crédibles » dit quelqu’un. Pour se rendre compte de l’absurdité de certains de ces projets, il suffit de discuter, un tant soit peu, avec les cadres du ministère de l’agriculture et vous comprendrez beaucoup de choses. Il lui est reproché d’avoir naufragé notre agriculture. Toutefois, on peut retenir qu’il est à la tête d’un département ministériel où se bousculent les projets juteux. La preuve en est qu’il a tout fait pour détacher les secteurs de l’eau et des ressources halieutiques de l’environnement pour les rattacher à celui l’agriculture.

La plupart des membres du gouvernement sont des gens qui gravitent là pour se servir. Quant aux autres membres qui ne sont pas de l’ethnie du président, ils ne sont là que pour servir de faire-valoir, voire des pantins juste bons pour faire de la figuration.

Pour étayer nos propos référez- vous en aux propos du MESSRS qui avalisait la création d’universités à Fada et Ouahigouya en plus de celles de Ziniaré et Koudougou. Tout cela a lieu à un moment où il n’ y a même pas de route goudronnée entre Ouagadougou et Dédougou, chef lieu d’une région qui a longtemps porté pourtant l’économie nationale et qui est le chef lieu de sa région d’origine. En ce lieu les seul s preuves de l’existence de l’Etat sont la CNSS et la SOFITEX même pas un bon hôpital alors que Kaya à 100 Km de Ouaga est doté d’un centre hospitalier qui a coûté la bagatelle de quatre milliards cinq cent millions (4 500 000 000) pourquoi cette injustice criard ?

Les vrais détenteurs du pouvoir d’Etat

Si la dérive régionaliste et tribale s’officialise aujourd’hui au gouvernement, la source en est dans le CDP qui est le parti du chef de l’Etat. En effet, c’est bien en son sein que se font et se défont les intrigues, avec en toile de fond la réalité du pouvoir qui est effectivement concentré entre les mains d’environ six (6) personnes, tous membres de la famille du Chef de l’Etat et de son ethnie, les autres membres de l’exécutif n’étant que des figurants. Un homme puissant du régime n’avait-il pas lancer à un figurant : « Il ne faut pas confondre les « Ministres avec les membres du gouvernement ». La mise en oeuvre du système politique après les élections législatives, traduit la défiance à l’endroit des autres nationalités. Mais, sachons-le, il s’agit bien d’un processus conscient, mûri et voulu. Peu importe les conséquences, les autres ne comptent pas.

Nous sommes perplexes quand de soi-disant cadres de ce parti « farottent » et font croire qu’ils sont des grands. Quand on voit ce qui leur arrive après coup, on se demande de qui ou de quoi ils sont « les grands ». Eux mêmes ne le savent pas, et ils peuvent toujours rêver ; mais chaque fois, le réveil s’est avéré douloureux. Alors, messieurs, ressaisissez-vous ! Par rapport au centre de décision, les cadres comme vous sont comptés pour quantité négligeable parce que n’ayant pas d’assise politique.

Ces « cadres » ne sont appelés aux affaires que quand la situation est critique et qu’il faille nommer à ces postes des cadres intègres et compétents, le temps de la tempête. C’est ainsi que Paramanga Ernest YONLY a été nommé en 2000, à un moment ou la situation sociopolitique était critique pour le régime COMPAORE. Personne de l’ethnie du chef de l’Etat ne voulait se mouiller ; alors il fallait refiler le morceau à un homme d’une autre nationalité, qui prendrait les coups <au cas où !>.

Tout cela doit prendre fin. Déjà en 1993, nous dénoncions dans un écrit cette dérive : le monopole d’une communauté ethnique sur la vie politique, économique et sociale du pays. A présent, on peut constater que la réalité est là sous nos yeux.

C’est ainsi que toutes les réalisations sont concentrées dans le plateau mossi au détriment du reste de pays. Les ONG, les grandes écoles, les projets de développements, l’investissement dans le développement des villes moyennes ne se traduisent dans les faits, que dans cette zone. Non ! Cela ne peut pas continuer ! Le Burkina est un Etat nation. Ou alors, il va falloir qu’on dise aux autres d’où ils sont. Il est certain que certaines personnes, de mauvaise foi ou non, m’accuseront d’Appel à la sédition, au séparatisme et que sais-je encore ? Je persiste et je signe : cette option de gouvernance est dangereuse pour l’avenir de notre pays.

Mais le drame dans notre cas, c’est que les cadres non mossi qui sont aux affaires, ne peuvent rien faire pour leurs régions. Alors, que pourraient-ils faire quand ils ne seront plus au pouvoir. Ce qui s’est passé à Banfora est suffisamment parlant. En effet, alors que les villes de Ouahigouya, Koudougou, Fada et Gaoua ont été bitumées dans les règles de l’art, l’entreprise OK est allée faire du sabotage dans la ville de Banfora, en versant du goudron sur les voies en lieu et place des 2,500 Km de route bitumée entrant dans le cadre du même projet. Comment peut-on qualifier un tel cas ? Nous le disons tout net, c’est du gangstérisme. Cette entreprise en complicité avec ceux qui on commandité le travail, se sont rendus coupables de vol, un point c’est tout ! Il va falloir qu’ils rendent des comptes.

Le soutien incongru des communautés religieuses

Nous n’allons pas terminer nos propos, sans dire un mot sur la conduite curieuse et inopportune des communautés religieuses de notre pays (toutes confessions confondues). Seraient-elles guidées par des intérêts inavoués ? Vraiment, nous ne savons plus sous quels cieux nous vivons. Ainsi donc, au nom des fidèles, les trois grandes communautés religieuses, sont allées faire allégeance au premier des ministres, contre tout bon sens et sans aucune retenue ni réserve qui siéraient en pareilles circonstances. Ces leaders religieux oublient même au passage, que ceux qu’elles sont sensées représenter, perçoivent les choses autrement et dans le contexte actuel. Ils se devraient d’adopter une attitude de stricte neutralité politique. Dans tous les cas, ces leaders religieux se sont fourvoyés encore une fois. Cependant, cette pratique ne nous étonne guère. Notre pays a connu bien d’autres démarches du même genre, mais cela n’a pas donné les résultats escomptés au profit de ceux qui les avaient initiées. Au contraire, cela a peut être précipité les événements en son temps.

Avant le gouvernement de monsieur Zongo Tertius, c’est le CMPRN qui avait reçu l’aval, mieux les bénédictions et l’onction de la très influente Eglise Catholique du Cardinal Zoungrana ; la suite on la connaît : le régime fit long feu. Il fût balayé par un coup d’Etat. Aujourd’hui on est en droit de se demander si cette précipitation et cette compromission des différents courants religieux n’auraient pas été suscitées ou commanditées, pour donner un peu de légitimité à un gouvernement qui démarre par une terrible crise de confiance. Dans tous les cas, elle annonce des lendemains difficiles pour le peuple.

Sous d’autres cieux, les communautés religieuses sont les repères pour les peuples et les baromètres du climat social et politique. Elles constituent des garde-fous pour éviter toute dérive des dirigeants. Mais ici, au Burkina Faso, c’est tout à fait le contraire. Ces groupes accompagnent le pouvoir dans ses errements. Sinon, comment comprendre leur attitude quand le chef de l’Etat attente gravement à l’unité nationale ? En revanche, n’était-ce pas pour eux l’occasion d’attirer l’attention du Chef de l’Etat et celui de son premier ministre sur les dangers de la manœuvre en cours ? Au lieu de cela, elles sont allées donner leur quitus à des dérives manifestes. Les fidèles apprécieront ; ils sont aussi des citoyens avant tout.

Que faire à présent ?

Maintenant que l’hydre a montré son vrai visage, il appartient à tous les patriotes et tous ceux qui croient en l’avenir de ce pays de se dresser pour faire barrage à la dérive identitaire conduite insidieusement par le système Comparé. Pour notre part, nous avons toujours dénoncé ce glissement vers l’ethnocentrisme, et le régionalisme qui avançaient à visage caché. Pour cela, nous avons été voué aux gémonies par certaines victimes mêmes qui sont sensés en faire les frais. Puis, petit à petit avec le temps, à présent que la gangrène est avancée, les uns et les autres semblent ouvrir les yeux et prendre conscience. A mots couverts, les plaintes remontent, la peur et la résignation reculent. Alors craignons l’explosion !

Quand nous tirons la sonnette d’alarme, nous sommes diabolisé, traité de tous les noms, « l’homme qui veut détruire ce pays, c’est encore nous ». Il n’y a pas longtemps, nous avons été censuré par l’institution régulatrice des médias avec des menaces voilées. Des tentatives d’intimidations ont été exercées contre certains médias qui nous ont offert leurs colonnes ou invité à des émissions. Nous avons été souvent pris à parti mais aujourd’hui, les choses se précisent. Le régionalisme et l’ethnocentrisme se manifestent au grand jour. Nous qui souhaitons prévenir le désastre en prenant courageusement position, sommes accusés de faire l’apologie du régionalisme et de la division par ceux-là mêmes qui tirent parti de l’ethnocentrisme et de ses corollaires.

Pour bien de gens, le régime devrait nous faire taire à jamais, y compris les medias qui rapportent nos propos. Ces médias ne devraient plus le faire au nom de la pensé unique ou du dictat de la loi du nombre, c'est-à-dire que la majorité domine et les autres s’aplatissent.

A cela nous répondons non ! Nous nous dresserons toujours contre leur prétention car le Burkina Faso appartient à nous tous, à l’ethnie majoritaire mossi comme à la plus petite ethnie qui compte à peine 5000 individus. Toutes les nationalités jouissent du même droit que les autres dans un Burkina Faso laïque, multiethnique et multiculturel. Le Burkina Faso est une République et non pas un royaume avec des vassaux et des (sujets) citoyens de seconde zone. L’histoire a montré que ceux qui sont considérés comme des nationalités minoritaires sont restés toujours libres parce que jaloux de leur indépendance. Il aura fallu l’arrivée du colonisateur blanc pour que certains de nos nationalités se rencontrent et soient en contact les uns avec les autres. Il ne faut pas les pousser les minorités à bout.

Nous n’avons l’intention de froisser où de blesser qui que ce soit. Notre approche a pour but de lever certains tabous afin que chacun se sente Burkinabé à part entière, car il n’y a pas de citoyens qui soient plus citoyens que les autres, quand bien même le régime Comparé travaille à la mise en œuvre de l’éclatement du pays. Nous n’allons pas hésiter un seul instant à lui résister. Nous ferons le don de notre personne si cela peut servir la cause de l’unité nationale. Il n’y a pas de sanctuaire inviolable, il n’y a pas de personne sacrée quand on gère mal les affaires du Burkina Faso.


Nous ne relâcherons jamais la vigilance.
Vive le PNR/JV, Parti de la Vérité !

Pour le Parti National Républicain /Juste Voie
(PNR/JV)
Le Président

Christian T. KONE






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