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On n’en finit pas de parler de cette bataille
de succession au sommet de l’Etat. Ces derniers
temps, des médias bien introduits dans le milieu
se sont même faits l’écho des rivalités
entre les barons du régime, accréditant
le sentiment que l’usure du pouvoir a atteint
un stade inquiétant au pays des hommes intègres.
Il semble que deux camps se seraient constitués,
un emmené par Salif Diallo et comprenant Roch
Marc Christian Kaboré et Salif Diallo, un autre
composé des frères Compaoré et
alliés. L’objet du litige, c’est
quoi ? C’est le perchoir. Alors que François
Compaoré aurait déjà tout ficelé
pour succéder à son frangin de frère,
les autres n’entendraient pas que les choses se
déroulent de cette façon. On comprend
que ce méli-mélo, ajouté à
la grogne montante au plan social et militaire, finisse
par convaincre beaucoup plus que la torpeur de la classe
politique, qu’il y a comme un glissement vers
l’inconnu sinon des difficultés au Burkina
Faso. C’est ce que laissait dernièrement
entendre l’Observateur-Paalga.
*
Rico, vous connaissez ? Eh bien, c’est un chien,
nous informe la toile, doué d’intelligence.
Ce qui lui manque seulement, c’est la parole.
Sinon, il peut assimiler le langage humain. En tous
les cas, une étude qui vient d’être
publiée par la revue scientifique américaine
« Science » connue pour son sérieux,
entend le prouver. Le déclic est venu d’Allemagne
où une famille a découvert que son «
border collie » (une race de chiens de berger)
était en mesure de faire la différence
entre 200 mots prononcés par son maître.
Jamais, il ne se trompe lorsqu’on lui demande
d’aller chercher quelque objet que ce soit.
*
Une unité de soldats de l’ONU, composée
de Marocains, vient d’être cantonnée
à Bouaké. Cette unité composée
de plus de 700 Marocains, se voit ainsi interdite d’activités.
Pourquoi ? De graves accusations pèsent sur elle
d’avoir exploité et abusé sexuellement
des filles dont certaines étaient mineures. Ce
qu’il faut en dire, c’est tout d’abord
que ce n’est pas nouveau, ni en Côte d’Ivoire
ni en Afrique. Les soldats des Nations Unies semblent
sur ce plan, confrontés à un tel problème
qu’on serait tenté de médicaliser
leur situation. L’interposition ou l’intervention
à fin de pacification qui leur est confiée
les conduit inexorablement à fouler aux pieds
les lois des pays d’accueil comme les lois internationales.
Ils se livrent à des trafics de tout genre, à
des viols, à des commerces frauduleux d’or,
de diamant, de bois. Bref, ils reproduisent les faits
pour lesquels on les a fait venir et qu’ils sont
censés aider à combattre et à éliminer.
On peut dès lors s’interroger. Lorsque
l’enquête sera bouclée à Bouaké
et qu’elle montrera que les faits sont bel et
bien avérés, que va-t-on faire ? Les renvoyer
simplement dans leur pays comme ça s’est
déjà fait notamment en Côte d’Ivoire
pour les soldats qui se sont transformés en casseurs
de banque pour qu’ils y soient jugés et
radiés éventuellement de l’armée
? Il y en a qui trouvent que ce n’est pas assez.
Il ne faut pas oublier que les crimes de ce genre commis
en période de guerre sont considérés
comme des crimes de guerre, contre l’humanité.
On ne voit pas pourquoi ces soldats seraient dispensés
de comparution devant les juridictions internationales
surtout que s’agissant de soldats de l’ONU,
qui plus est payés grassement, leur responsabilité
doit être accrue en pareil cas. En tous les cas,
une des leçons à tirer, c’est qu’il
est grand temps que la MINUCI et la LICORNE plient bagages
! Le processus de pacification avance à grands
pas, et la volonté des anciens belligérants
de sceller la reconstitution du territoire national
est patente. Ces soldats se retrouvent en fait depuis
quelque temps, à se tourner les pouces, et Dieu
seul sait comment l’oisiveté est la mère
de tous les vices.
* Et Ouali fait reparler de lui. Chez nous, le bruit
court en effet que l’on aurait eu de ses échos
du côté du Ghana. Tantôt, c’est
au Niger, tantôt au Bénin (voire même
extraordinaire) en Côte d’Ivoire. C’est
à croire que les services de renseignements burkinabé
ne savent plus à quel Saint se vouer ou que le
sacré capitaine Luther Ouali a bien monté
son affaire.
*
RFI est privé d’antenne au Niger. Les autorités
n’apprécient pas, mais pas du tout alors,
l’ « idylle » qui semble s’instaurer
entre la radio mondiale et les rebelles touaregs. Un
coup, on les fait parler, un coup, on commente leurs
hauts faits. Niamey a estimé que c’en était
trop. On s’est rappelé le précédent
ivoirien et on a fermé la bouche au célèbre
média. Evidemment, ce n’est pas bien pris,
ni du côté de la radio, ni du côté
de RSF. Mais au Niger comme dans d’autres pays
d’Afrique, il en existe qui, se rappelant le précédent
ivoirien, soutiennent que la mesure s’imposait.
Il ne faudrait pas qu’ici aussi, on arrive petit
à petit, et sournoisement, à donner une
stature à une rébellion et même
à lui dérouler le tapis rouge et lui ouvrir
les portes des grands palais de nos chefs d’Etat
et de nos responsables d’organisations internationales.
*
Les élections africaines se suivent et se ressemblent
désespérément. Après le
Sénégal, le Burkina Faso, le Nigeria,
le Congo, c’est au tour du Cameroun de sacrifier
au rite de la consultation populaire. On se demande
vraiment à quoi tout cela sert. Tant d’argent
jeté en pure perte qui aurait pu servir à
des secteurs sociaux en crise, ça fait mal au
cœur ! En effet, ces élections qui devraient
tendre à mettre en place des pouvoirs désignés
par le peuple pour les gouverner un temps donné,
sont viciées à la base. Dans tous ces
scrutins, la règle de plus en plus, c’est
de priver le peuple de sa souveraineté en muselant
les partis politiques, en dénaturant le suffrage
par des fraudes, des corruptions, des malversations
de toutes sortes. Le Cameroun n’échappe
pas à la règle. On vient de signaler,
comme c’est toujours le cas, que des individus
possèderaient plusieurs cartes alors que d’autres
n’en auraient pas. Les connivences de l’organisation
chargée des élections sont relevées
de même que les carences du fichier électoral
qui, à elles seules suffisent à enlever
tout crédit à la consultation. Pendant
qu’on crie à la fraude, dénonciations
à l’appui au Cameroun et qu’au Mali,
où le second tour des élections législatives
est lancé, on a mis la main sur un individu porteur
de plus de 1000 cartes, on sait que les élections
continueront encore et toujours à être
valisées par les pouvoirs africains et par la
communauté internationale. Leur maître
mot, c’est que toutes ces irrégularités
ne sont que des couacs à la marge.
*
Ellen Johnson Sirleaf vient d’échapper
à la première tentative de coup d’Etat
contre son régime. Elle devra une fière
chandelle à son voisin Laurent Gbagbo dont les
services de sécurité lui auront permis
d’en réchapper. A cet égard, le
propre fils de la première Libérienne,
Fumba Sirleaf, Directeur de l’Agence de sécurité
nationale du Libéria, ne tarit pas de remerciements
à l’endroit des autorités ivoiriennes.
De fait, ce sont les forces de sécurité
de Laurent Gbagbo qui ont permis de mettre la main sur
ceux qui avaient décidé de transporter
leurs quartiers en terre ivoirienne, plus précisément
à Guiblo, capitale de la région du Moyen
Cavali, pour y comploter contre Mme Sirleaf. Elles ont
permis de filer les comploteurs, de les filmer et d’en
porter témoignage aux autorités libériennes
qui, dès lors, ont été en mesure
de tendre un piège, une souricière aux
putschistes. Quatre personnes ont été
ainsi épinglées dont Charles Julu (ancien
chef d’Etat major de l’armée libérienne
sous Samuel Doe), Georges Koukou (président de
l’Assemblée nationale lors du gouvernement
intérimaire du président Gyude Bryant).
Les enquêtes, qui vont bon train, font état
de ce que des responsables en place du gouvernement
de Mme Sirleaf, auraient aidé à financer
le plan de déstabilisation. Voilà en tout
cas qui devrait aider à renforcer la sécurité
du régime libérien et à décourager
par des sanctions exemplaires, tous ceux qui sont responsables
de ces plaies difficiles du pays à cicatriser.
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Cela arrive si peu en Afrique que ça vaut la
peine de le mentionner et de le féliciter : le
président du Botswana, Festus Mogae, a annoncé
qu’il quitterait le pouvoir dans neuf mois après
avoir passé 10 ans à la tête de
son pays. Il le fait parce que la constitution du Botswana
interdit plus de deux mandats à un président.
Voilà une tradition bien établie dans
ce pays puisqu’il n’est pas le premier à
s’incliner devant une telle prescription constitutionnelle.
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Une cinquantaine d’Africains, qui avaient embarqué
dans une pirogue de fortune, ont sombré corps
et biens en pleine mer. Voilà un drame de plus
qui vient titiller les consciences de nos gouvernants
occidentaux et africains. Il faut véritablement
appréhender le phénomène de l’immigration
dans tous ses contours pour permettre aux Africains
de se réconcilier avec leur continent, de restaurer
l’amour pour l’Afrique et la volonté
d’y vivre. Cela suppose, et nous n’arrêterons
jamais de le dire, qu’il y ait des interventions
au plan économique mais aussi au plan des droits
de l’homme et de la démocratie. Si rien
n’est fait, les flots continueront et il faut
craindre qu’à la longue, la brutalité
ne soit la réponse de l’Occident pour parer
à ce qu’il considère comme une des
plus grandes menaces à son devenir.
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La saison des tracts est revenue en force au Faso. Il
est un lieu où il en pleuvrait actuellement à
torrent, à ce qu’on dit : c’est la
Gendarmerie nationale où certains responsables
en feraient les frais. Le grand hic, c’est comment
faire pour s’en procurer !
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Le rebelle touareg qui a pris contact avec les autorités
burkinabé serait parvenu au Faso en passant par
le Mali à bord d’une RAVE 4. Le bruit court
qu’il serait entièrement pris en charge
par notre ministère des Affaires étrangères.
Vrai ou faux ?
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La nomination de Koté Zakaria comme Garde des
Sceaux, a entraîné un grand mouvement au
sein de la justice. Ce n’est pas une période
des 100 Jours qui s’ouvre mais il y a de grands
départs qui font penser que quelque chose pourrait
changer si le ministre avait les coudées franches.
Ce qui en tout cas a frappé l’opinion,
c’est entre autres le départ de l’indéboulonnable
Adama Sagnon. Il semble que celui-ci n’ait pas
été le dernier surpris puisqu’il
en aurait ressenti un malaise dans son bureau. Son remplaçant,
Kindo Issa, est plutôt connu pour être un
artisan de la bonne administration de la justice. La
nouvelle équipe sera-t-elle en mesure de conduire
les changements tant souhaités dans la grande
maison ? Il faut croiser les doigts pour que cela soit.