Mise à jour le 22/07/2007
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San Finna N°423 du 23 au 29 Juillet 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"

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CES TENUES VESTIMENTAIRES FEMININES APPRECIEES OU CONDAMNEES
SELON QU’ELLES PROFITENT OU NON A LEUR SANTE

Il est des tenues que les femmes portent et qui sont négativement appréciées parce que non seulement elles dérangent l’esthétique mais qu’elles peuvent entraîner d’autres troubles, notamment du point de vue de la santé. C’est le cas par exemple du voile.

On l’a d’abord critiqué pour des raisons esthétiques. Il ne mettrait pas suffisamment en relief et parfois pas du tout, les attributs de la femme (puisque c’est cet objectif qui est recherché). D’autres estiment qu’au-delà de l’esthétique, le voile est porteur d’instabilité dans les relations du couple parce qu’il entraîne souvent des erreurs sur la personne. Mais on en trouve aussi qui n’aiment pas le voile, avançant des raisons sécuritaires.

Dans certains pays, notamment de tradition chrétienne, de voir des femmes voilées contrairement aux us et coutumes du pays d’accueil, pousse quelquefois à des actes de violence à leur encontre.

Mais ce qu’on remarque et qui est plus dangereux, c’est que le voile sert souvent comme un camouflage pour échapper à la justice ou pour aider à commettre des actes terroristes.

Mais voilà que d’autres types de critiques se font jour, concernant cette fois-ci l’impact négatif que le voile pourrait avoir sur la santé des femmes. Et au site arabe « Elaph » d’aborder la question scientifique en ces termes : «La médecine a prouvé que la femme voilée inspire une grande quantité de CO2. Cela entraîne des problèmes pulmonaires et prédispose à l’asthme. La condensation a également des conséquences sur la vue. De fait, l’on constate que beaucoup de femmes voilées depuis longtemps sont amenées à se faire soigner pour des affections pulmonaires et des problèmes oculaires. Par ailleurs, une étude scientifique publiée par une femme médecin vivant au Danemark montre que l’absence d’exposition du corps au soleil chez les femmes entièrement voilées entraîne une carence en vitamine D, qui accroît le risque d’ostéoporose »

A chacun de se faire son idée de ces assertions. Ce qu’on peut dire, c’est qu’il ne faudrait pas que, par ce biais, on en vienne à accroître l’exacerbation des cultures et l’idée du bien et du mal que certains veulent accréditer en opposant le monde chrétien et le monde musulman.

Mais ainsi qu’on le disait, il est des tenues vestimentaires qui parfois, sont félicitées parce qu’elles seyent aux femmes et parce qu’elles ont des retombées économiques et qu’elles ne nuisent pas à leur santé. C’est le cas ici des dessous totalement « bio » dont on parle de plus en plus et dont l’inventeur est le Burkina Faso.

Alors qu’on a souvent critiqué les femmes de porter des dessous féminins trop serrés ou munis de cordelettes qui peuvent déranger leur anatomie, alors que surtout on condamnait la propension de certaines femmes africaines à se fournir, jusqu’à des proportions de plus de 80 % comme en Côte d’Ivoire, de dessous provenant de la friperie, voilà que le pays des hommes intègres lance une révolution dans le domaine avec la proposition des dessous biologiques. C’est ce que des journaux de la place ont révélé et que relate en ces termes Sidwaya, sous les plumes de Alban Kini, Davids Barthes : « La culture du coton biologique au Burkina Faso vient de franchir un pas décisif. L'Union nationale des producteurs de coton (UNPCB) et trois firmes de commercialisation et de transformation de coton biologique (Alok Industries, Mas Holding et Victoria's Secret) ont procédé à la signature d'un accord de partenariat, lundi 16 juillet à Ouagadougou. Dans le cadre de cet accord, qui durera jusqu'en 2012, le coton "100 % Burkina" sera transformé par Alok (Inde) et Mas Holding (Sri Lanka), dont la production devrait être commercialisée par la première entreprise de lingerie américaine, Victoria's Secret ».

Voilà assurément qui va servir l’hygiène des femmes et les prévenir de certaines maladies. Ce qui n’est pas non plus négligeable, c’est que dans cette période de crise pour la filière cotonnière, voilà un créneau qui peut se révéler porteur pour les cotonculteurs burkinabé. Mais attention, il ne faudrait pas que le sol et l’air chez nous aient déjà été contaminés par une ogémisation qui s’est faite sans le minimum de précaution car les maladies pourraient alors venir non pas de l’alimentation mais des dessous. Comme on a déjà suffisamment à faire avec les maladies sexuellement transmissibles dont le Sida, il ne faudrait pas en rajouter !

CY






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