Mise à jour le 06/08/2007
ACTUALITES

Fleche Accueil
Fleche Sommaire du N°425
Fleche Au courant de la plume
Fleche A vue de pays
Fleche Deux sons de cloche
Fleche Tribune de la femme
Fleche D'une semaine à l'autre
Fleche A vue de monde
Fleche Cocktail flash
Fleche Sites à visiter
Fleche Nos archives

DIALOGUE

 Fleche Ajouter à vos favoris
 Fleche Nous contacter

SERVICES
Fleche E-mail gratuit
Fleche Infos mondiales (AFP)
Fleche Horoscope

PUBLICITES

Galerie de photos

 
 

LIENS UTILES

Fleche cenatrin
Fleche site officiel du Burkina
Fleche fespaco
Fleche siao
Fleche uemoa
Fleche ceni


RECHERCHE SUR INTERNET
 

PARTENAIRES

 


 
Hebdomadaire burkinabè paraissant le Lundi
Bienvenue sur le site de San Finna, votre hebdomadaire burkinabè en ligne!
          
San Finna N°425 du 06 au 12 Août 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"

CONFERENCE DE PRESSE DU MEBA ET DU MESSRS
SUR LA LOI D’ORIENTATION DE L’EDUCATION

La loi d’orientation de l’éducation a été votée à l’Assemblée nationale par 95 voix contre 12 abstentions et aucune voix contre, le 30 juillet 2007. Dès le lendemain, Odile Bonkoungou, ministre de l’enseignement de base et de l’Alphabétisation (MEBA), et le Professeur Joseph Paré, ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique (MESSR) donnaient une conférence de presse pour expliquer les contours de cette nouvelle loi.

Comme nous le relations dans une de nos précédentes éditions, les principaux axes de la loi tournent autour de l’âge de la scolarité, qui est ramené de 7 à 6 ans, du principe de progressivité pour arriver à la gratuité de l’enseignement de base pour tous les enfants de 6 à 16 ans, de l’introduction de langues nationales dans le système éducatif et de la révision des programmes scolaires. Qu’avons-nous donc appris à l’occasion de cette conférence de presse ?

Il faut dire d’abord qu’en écoutant les commentaires largement médiatisés sur la nouvelle loi, on a le sentiment que le primaire public était payant et que les autorités se sont décarcassées pour le rendre gratuit, ce qui n’est pas le cas puisque l’école primaire a toujours été gratuite. Les plaintes des parents étaient surtout liées aux difficultés pour l’achat des fournitures et des livres. Si depuis 1996 notamment, l’Etat fait des efforts pour que les livres soient fournis gratuitement, on sait, dans les faits, que chaque enfant n’en disposait pas forcément ou en disposait quelquefois même qu’ en fin d’année scolaire ! Il semble donc qu’aujourd’hui, les réelles avancées se mesurent au niveau des fournitures et des livres qui seront dorénavant donnés pour chaque enfant, et à temps. Les manuels scolaires seront également fournis gratuitement dans le primaire privé.

Pour ce qui est des frais de scolarité dans les établissements publics de la 6ème à la 3ème, Madame Bonkoungou a fait savoir (bonne nouvelle) que dès cette année, ils seront réduits de 50 % pour les élèves de la 6ème à la 3ème. D’après ce qu’on a pu apprendre (en dehors des frais d’inscription dont on parle et dont nous n’avons pu avoir le montant) les frais de scolarité dans le public, de la 6ème à la 3ème, sont de 30 000 FCFA.

Nous avons appris par ailleurs, lors de cette conférence de presse, que cette gratuité de l’enseignement sera une mesure progressive et testée pour 45 provinces (soit 1 département par province).

Les journalistes demanderont par ailleurs comment les établissements publics fonctionneront s’il y a 50 % de réduction des frais de scolarité ? N’y aura-t-il pas un manque à gagner pour eux ? Le ministre a fait savoir qu’il y aura des mesures d’accompagnement telles que, par exemple, une dotation en frais de fonctionnement. Mais il n’en dira pas plus.

Pour ce qui est de la cotisation des parents d’élèves, qui est l’un des points noirs pour les parents car étant lourde et qui plus est souvent détournée, les ministres ont fait savoir que cette mesure (qui est une coutume au Faso) sera maintenue mais que le fait de ne pas être à jour des cotisations ne pourra plus constituer un motif d’exclusion de l’enfant ou de refus de délivrance de ses résultats.

En conclusion, la réforme ne se fera pas du jour au lendemain. Elle s’étendra sur 10 ans et coûtera 1 800 milliards de FCFA. Espérons que les promesses des bailleurs de fonds, qui doivent compléter le financement du budget de l’Etat, seront tenues.

Le groupe parlementaire Alternance-Démocratie et Justice » (AJD), qui s’est abstenu lors du vote à l’Assemblée, a pondu à l’occasion du vote de ladite loi, une déclaration. Pour le groupe, s’ il y a effectivement impérieuse nécessité de réformer notre système éducatif, il faut d’abord « réunir les conditions d’une bonne réorientation » avec une « concertation effective et fructueuse de tous les acteurs de l’éducation, une bonne préparation technique, pratique et administrative » et aussi, « une adhésion de l’opinion publique ». Pour le groupe, tel n’est pas le cas sans compter qu’il a des doutes concernant « le financement et la pérennité » de cette réforme. Le groupe a finalement conclu qu’il s’agissait là d’ « une aventure aux risques et incertitudes énormes ».

Au total, pour être attendue par l’opinion, la réforme de l’éducation était surtout escomptée dans sa dimension globale, ce qui fait craindre que nous ayons, à travers celle qui nous est servie, à faire face surtout à faire face à une opération de « com ». Mais attendons de voir venir !

CY






Site réalisé par Come Tell The World