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CONCOURS DE MISS, POUR DES CONSIDERATIONS ETHIQUES
ET ORGANISATIONNELLES, DOIVENT REVENIR A L’
ETAT
Les concours de Miss ne se déroulent pas
partout dans le monde sans problèmes. S’ils
ne sont pas marqués par des fraudes, par
des détournements, ce sont les combines qui
amènent au choix des Miss et de leurs dauphines.
En Afrique, où l’engouement n’a
jamais été aussi fort, les critiques
de ce point de vue sont très vives. Au Burkina
Faso, Mr David Demaison Nébié, pour
dire vrai, n’a pas tort de poser le débat
au grand jour comme il l’a fait dans l’Observateur
Paalga, récemment. Non seulement le secteur
est devenu la proie de personnes souvent indélicates
mais on constate des ratés inadmissibles
dans l’organisation et surtout une perte croissante
en qualité et en valeur éthique. Beaucoup
considèrent que ce secteur tend à
devenir un vivier à usage à la limite
proxénète, à destination des
« grotos » (NDLR : gens fortunés)
et des hôtes de marque. Loin d’aiguiser
l’excellence au niveau des concurrentes, ces
concours au demeurant ont fini par offrir des compétitrices
au niveau intellectuel douteux et aux qualités
physiques contestables. La dernière édition
du concours Miss Burkina 2007, de ce point de vue,
n’est pas apparue comme le meilleur crû
ainsi qu’en attestent les critiques venant
de plusieurs horizons. Comme la tendance à
la décadence s’est esquissée
depuis quelque temps et qu’elle risque de
connaître plus de dérapages avec la
multiplication des concours de Miss, qu’on
n’arrête plus, il serait plus sage d’y
mettre bon ordre pendant qu’il est encore
temps. Et la meilleure façon, c’est
d’en confier l’organisation au Ministère
de la culture, du tourisme et de la communication.
Il n’y a rien d’incompatible ou de choquant
à cela. Les concours pourraient valablement
être sous la tutelle de ce ministère,
comme le sont bien d’ activités culturelles
et sportives. Les contrôles administratifs
joints à ceux venant du Parlement et de la
société civile, se conjugueront pour
mieux protéger le secteur. Au moins, la sélection
sera beaucoup plus sérieuse et plus neutre
et les filles ne seront plus utilisée comme
elles le sont actuellement et le plus souvent, à
peu de frais. Il y a enfin que l’organisation
de concours de Miss, surtout de la Miss nationale,
n’est pas une mince affaire ; ça nécessite
de plus en plus d’argent et là, l’Etat
pourra manifestement bien mieux réussir que
ces privés qui tirent le diable par la queue,
qui importunent les sponsors privés à
n’en plus finir, et qui n’arrivent même
pas à donner les cadeaux promis aux Miss.
TOMI.
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LES
CONCOURS DE MISS SONT NES D’ INITIATIVES PRIVEES
ET ILS DOIVENT ABSOLUMENT RESTER DANS CE CADRE
L’expérience a montré partout
que l’interventionnisme étatique n’est
jamais bon pour une gouvernance optimale des Etats.
Ce qui explique le processus de désengagement
dans lequel beaucoup d’Etats sont en butte
même lorsqu’ils ont été
structurés sur des bases marxistes-léninistes.
Un domaine comme les concours de Miss, par définition,
est insusceptible de tomber dans le giron du public.
Ce n’est pas pour rien du reste que, dans
la plupart des cas, on trouve toujours à
l’origine de ces concours, une initiative
privée. Si l’on prend l’exemple
des USA, de l’Angleterre, de la France.. ,
ce ne sont pas les Etats qui maîtrisent le
secteur. S’agissant notamment de la France,
c’est la bien connue Mme de Fontenay qui a
poursuivi le concours en lui donnant tout son éclat
actuel, et jamais on ne parle d’elle en mal.
Elle est plutôt devenue une icône mondiale.
C’est vrai que les critiques ne manquent pas
ici et là, sur l’organisation des concours
de Miss. Au Gabon par exemple, bien que le comité
d’organisation se soit arrangé pour
plus ou moins impliquer la première Dame
et le ministère de la Culture, des arts et
de l’éducation populaire dans l’organisation,
on ne craint pas de rapporter que ce «concours
Miss Gabon ressemble plus à un proxénétisme
d’Etat qu’à un concours culturel
». Au Burkina Faso, c’est la même
chose, et dernièrement, l’Observateur
Paalga s’est fait l’écho de ces
critiques à la suite de l’écrit
de Mr David Demaison Nébié, qui estime
que l’organisation de Miss Burkina doit revenir
à l’Etat et en conséquence,
ne doit plus être laissée entre les
mains de Mr Mustapha Thiombiano. Dieu nous garde
de le suivre dans ses suggestions. Non seulement,
Mustapha Thiombiano, qui joue chez nous le rôle
de Mme de Fontenay, est à féliciter
pour ce qu’il fait dans des conditions très
dures mais on ne voit pas comment l’Etat pourrait
mieux officier dans ce domaine que lui. On a déjà
l’exemple de la Guinée où le
président ayant épousé la Miss
nationale de l’époque, en a quasiment
gelé les activités pour ne pas, dit-on,
que d’autres puissent se réclamer plus
belles que son épouse. Si ces concours étaient
nationalisés, cela limiterait les possibilités
d’emplois et d’émulation nécessaire
en ce domaine, et de surcroît, rien ne garantirait
que la gestion serait plus transparente et plus
efficace. Alors, il faut que les choses soient claires
: non seulement, il faut éviter de panacher
l’organisation des concours en y faisant jouer
de la figuration aux premières dames et aux
ministres de la culture mais il faut tenir l’Etat
en dehors de ces activités. Mustapha Thiombiano
et d’autres organisateurs peuvent très
bien, avec des seuls sponsors privés, réussir
en rectifiant les petites erreurs de parcours !
TOZI.
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