Mise à jour le 06/08/2007
ACTUALITES

Fleche Accueil
Fleche Sommaire du N°425
Fleche Au courant de la plume
Fleche A vue de pays
Fleche Deux sons de cloche
Fleche Tribune de la femme
Fleche D'une semaine à l'autre
Fleche A vue de monde
Fleche Cocktail flash
Fleche Sites à visiter
Fleche Nos archives

DIALOGUE

 Fleche Ajouter à vos favoris
 Fleche Nous contacter

SERVICES
Fleche E-mail gratuit
Fleche Infos mondiales (AFP)
Fleche Horoscope

PUBLICITES

Galerie de photos

 
 

LIENS UTILES

Fleche cenatrin
Fleche site officiel du Burkina
Fleche fespaco
Fleche siao
Fleche uemoa
Fleche ceni


RECHERCHE SUR INTERNET
 

PARTENAIRES

 


 
Hebdomadaire burkinabè paraissant le Lundi
Bienvenue sur le site de San Finna, votre hebdomadaire burkinabè en ligne!           

San Finna N°425 du 06 au 12 Août 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"

Nos archives

LA « FLAMME DE LA PAIX » A BOUAKE
MME THERESE HOUPHOUËT BOIGNY
A HONORE LA CEREMONIE DE SA PRESENCE

La cérémonie du bûcher, qui a vu plusieurs centaines d’armes brûlées par les deux chefs d’Etat-major des forces loyalistes et des ex-rebelles pour dire que la guerre est finie,e s’est déroulé à Bouaké le 30 juillet dernier. Ce ne sont pas les critiques qui manqueront aux esprits chagrins. Ils pourront toujours regretter que, pour un évènement aussi consensuel, qui a réuni notamment ceux qui à un titre ou à un autre sont intervenus dans le règlement de la crise, n’aient pas été représentés à un meilleur niveau : les Nations Unies, la France.. Ils pourront aussi, et d’ailleurs ils ne s’en privent pas, relever négativement l’absence du président Mamadou Koulibaly, de la première dame de Côte d’Ivoire.. Enfin, la brièveté de la manifestation de même que du séjour du premier Ivoirien constitueront leur référence pour conseiller de refreiner l’enthousiasme par rapport à l’évènement.

Ceci étant, Bouaké, de l’avis de la très grande majorité de l’opinion nationale et internationale, a été un grand défi relevé avec panache. La présence de l’ancienne première Dame, Thérèse Houphouët Boigny, aussi modeste soit-elle, aura aussi contribué à donner plus que de l’éclat à l’adhésion consensuelle à cette manifestation pleine de symboles.

Pas plus que Mme Houphouët Boigny n’exige un protocole particulier quand elle arrive en terre éburnéenne, elle n’en a revendiqué pour prêter sa personne à la cérémonie de Bouaké. Elle est venue, à la limite, comme un quidam, et cela n’en a que rehaussé davantage sa présence.

Ainsi, plusieurs médias l’ont-ils relevé avec des appréciations élogieuses. « Le Temps », pour sa part, écrira : « Elle n`a pas attendu une invitation particulière pour se rendre à Bouaké. Elle n`a pas non plus exigé un traitement spécial. Elle s`est juste contentée de la place qui est la sienne, dans les tribunes du stade municipal de Bouaké, pour apporter son soutien aux acteurs de l’accord de Ouagadougou ». Le journal, qui y voyait un fort symbole, a même regretté ceci : « A défaut d`être physiquement au stade hier, le Président Henri Konan Bédié et le Premier ministre Alassane Dramane Ouattara auraient pu permettre à leurs épouses respectives de les y représenter, aux côtés de leur sœur ».

Il faut dire que Thérèse Houphouët Boigny a toujours eu, par rapport à la crise qui a frappé son pays, une position plutôt éloignée de ceux qui, avec la bénédiction de parrains nationaux ou internationaux, avaient décidé de mettre le pays à feu et à sang pour régler leurs différends et assouvir leurs ambitions.

C’est ainsi du reste que les choses ont été interprétées lorsqu’elle a été reçue par le président Laurent Gbagbo en septembre 2006 et qu’elle a visité avec lui les chantiers de la Cité administrative bâtie par son époux, feu Félix Houphouët Boigny. La presse s’en était largement fait l’écho. Le Patriote du 1 er septembre 2006 soulignait que : « L'ex-première dame, dès son arrivée à Abidjan, a été reçue par Laurent Gbagbo qu'elle a félicité pour, selon elle, la poursuite de l'oeuvre de son époux ». Le site de la Présidence, pour sa part, reprenait les propos laudateurs de l’épouse du père de la nation : « Vous faites honneur à la Côte d’Ivoire ».

Compte tenu de sa position, certains avaient vite fait de relever que son défunt mari aurait peut-être eu la même réaction par rapport aux cassures imposées à la Côte d’Ivoire.

En tout état de cause, voilà dans une fête solennelle toute faite de symboles, un autre symbole qui devrait beaucoup plus « booster » le processus de réconciliation et permettre aux Ivoiriens de se réapproprier entièrement leur pays.

CY






Site réalisé par Come Tell The World