Mise à jour le 26/08/2007
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San Finna N°428 du 27 Août au 02 Septembre 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"

L’INITIATIVE DIPLOMATIQUE FRANÇAISE
DES RATES A L’ALLUMAGE ?

On ne peut pas dire jusqu’à présent que Bernard Kouchner, flamboyant ministre des Affaires étrangères, ait brillé de 1.000 feux en accédant à ce poste qui, pour lui, apparaît comme l’aboutissement d’une carrière, d’une vie.

Il a mordu à presque toutes les planches qui devaient lui permettre de faire le saut diplomatique et de se tailler une place de choix au plan diplomatique comme Dominique de Villepin a su le faire notamment par son célèbre discours aux Nations Unies sur la guerre en Irak.

Il y a d’abord eu, comme en forme d’entrée en matière, au lendemain de sa nomination, cette affaire de couloirs humanitaires entre le Tchad et le Darfour. Pour un tel sujet, qui capte autant l’opinion au point de mobiliser outre les politiques, les acteurs et autres vedettes de la chanson, des médias…, c’était une mise importante pour rafler de grands gains. Il fera un flop d’autant plus retentissant que sa famille des humanitaires aura été la plus virulente contre son projet.

Au Darfour, juste à côté de la maison Tchad où Bernard Kouchner pensait se refaire une santé en négociant une table ronde à Paris autour des différents protagonistes de la crise, il mordra aussi la poussière.

Remontant au filet, il hisse la barre d’un cran et parie sur la venue à paris des frères ennemis libanais. Mais là-bas, certains ont beau avoir le cœur en France, ça n’a pas non plus donné grand-chose.

C’est vrai qu’entre temps, il y a eu l’épisode des infirmières bulgares, ramenées par Mme Sarkozy à Sofia, à la deuxième escapade. Mais non seulement ce geste d’éclat a des effets boomerang mais notre «French doctor » n’a pas été visible dans l’opération ; et les caricaturistes en ont rigolé en le croquant sous les traits du ministre qui est étrangers à ses affaires.

Mais voyant toujours grand, il saisit l’occasion du dernier barbecue de vacances entre Sarkozy et Bush, pour mettre le cap sur l’Irak du bout de l’enfer, pour consacrer le retour de la France sous forme d’invitation de tous les protagonistes autour d’une table ronde. Sans prendre le temps de la réflexion, on lui a dit en substance « non merci, c’est gentil mais on n’en veut pas ». Une vraie gifle !

Mais on le connaît, Bernard Kouchner, il n’est pas un homme à capituler à la première déconvenue même si certains commencent à dire qu’il aurait un tel spleen qu’il entendrait rendre le tablier. Pourtant, les chantiers où il pourra rattraper le coup, il en existe encore surtout qu’on pourrait en créer bien d’autres. Alors, si bourdon il y a, il peut vite se dissiper. Ne le donnons donc pas trop tôt pour « grillé » !

CY






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