Mise à jour le 02/09/2007
ACTUALITES

Fleche Accueil
Fleche Sommaire du N°429
Fleche Au courant de la plume
Fleche A vue de pays
Fleche Deux sons de cloche
Fleche Tribune de la femme
Fleche D'une semaine à l'autre
Fleche A vue de monde
Fleche Cocktail flash
Fleche Sites à visiter
Fleche Nos archives

DIALOGUE

 Fleche Ajouter à vos favoris
 Fleche Nous contacter

SERVICES
Fleche E-mail gratuit
Fleche Infos mondiales (AFP)
Fleche Horoscope

PUBLICITES

Galerie de photos

 
 

LIENS UTILES

Fleche cenatrin
Fleche site officiel du Burkina
Fleche fespaco
Fleche siao
Fleche uemoa
Fleche ceni


RECHERCHE SUR INTERNET
 

PARTENAIRES

 


 
Hebdomadaire burkinabè paraissant le Lundi
Bienvenue sur le site de San Finna, votre hebdomadaire burkinabè en ligne!           

San Finna N°429 du 03 au 09 Septembre 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"
 

Tribune de la femme

* Une rumeur à Perkoa pourrait-elle en cacher une autre ? Alors que l’on a choisi de régler la fameuse affaire Nantou en famille, comme on y lave le linge sale, voilà que l’on murmure qu’il se pourrait que Perkoa recèle quelque autre richesse que le zinc. On dit en effet qu’il y aurait des indices plus qu’intéressants de diamants sur le site et que l’on aurait instruit les techniciens du Bumigeb de ne pas en piper mot pour le moment. Heureuse perspective pour le Burkina Faso si cela était vérifié. Mais la nouvelle ayant tout de même été éventée, espérons que cela ne provoque une ruée vers le diamant du Centre Ouest comme la fameuse ruée vers l’or de l’Ouest américain !

* On n’en a plus que pour l’éducation civique au Faso : la Ministre Bonkoungou Odile nous annonce qu’il y aura des fanions, des drapeaux et même des effigies du chef de l’Etat dans toutes les écoles. N’a-t-on pas mis la charrue avant les bœufs et forcé un peu la dose ? Que l’on place ces photos dans les services de l’Etat, dans les lieux publics, passe encore mais dans les écoles ! Tant qu’à faire, pourquoi pas dans les boîtes de nuit, les ruelles, les mosquées, les temples, les églises… ? Et puis, comment peut-on donner des valeurs quand la Constitution est bafouée ? N’est-ce pas au contraire une perversion qui consistera à passer par l’école pour aggraver la situation de dépendance des citoyens en commençant à agir sur les consciences des plus fragiles ?

* Au Togo, 71% des femmes enceintes acceptent le test de dépistage du VIH (selon l’Agence APA). On ne peut que s’en féliciter et espérer que bientôt, ce sera du 100 %.

* Un agitateur politique bien connu, oeuvrant à la promotion de structures d’un parti politique dominant du Burkina Faso en terre éburnéenne, serait suspecté par les services de renseignements d’une grande Ambassade, de commerces frauduleux avec des complicités bien assises au Faso et en Côte d’Ivoire : trafic d’or, de drogue, commerce de faux billets de banque, lavage de billets de banque appelés billets noirs, etc. De part et d’autre, on aurait l’information en haut lieu.

* Au Sénégal, on a brûlé de la cocaïne (pour une valeur de 150 milliards de FCFA !), en présence des autorités et même d’un ministre. Savez-vous comment ils s’y sont pris ? La cocaïne a été incinérée dans une usine de ciment, en présence des Forces armées. Mr Amadou Maktar Diaw, directeur de l’environnement et de l’exploitation de la cimenterie Sococim, explique : « Le produit brûle instantanément et disparaît dans le magma de matière. Il entre à 1.000 degrés et à la fin du processus, la température atteindra 1.450 degrés » (Lu dans le dernier bihebdomadaire Afrique Education). Avis à nos autorités pour la cocaïne qui a été saisie il y a peu de temps vers Banfora pour des milliards de FCFA puisque nous avons aussi une usine de ciment au Faso ! Ce serait un bon point si on s’en inspirait au Faso. Le premier Ministre pourrait demander à la justice d’accélérer les choses et ça ne devrait pas être compliqué vu qu’il y avait eu flagrant délit avec ces femmes qui transportaient la marchandise en se faisant passer pour des femmes enceintes. On détruirait ainsi ce poison qui tue, devant les caméras de télé, les autorités… Ca rassurerait le peuple et découragerait les infracteurs !

* Un « Nobel des sportifs ‘clean’ » ? On connaît tous l’importance du sport sur la santé : cela combat les maladies, donne la bonne humeur, stimule les facultés intellectuelles et mieux encore, le sport permet la promotion sociale, économique puisqu’il figure parmi les grandes industries du monde. Il suffit de penser à ces joueurs de foot, de golfe, de tennis… multimilliardaires. Mais voilà ; ce domaine subit une forme de cancer pernicieux avec le dopage. A côté de mesures imaginées pour combattre ce mal qui tiennent à des contrôles et à la répression financière et pénale, il faudrait parier aussi sur la compétition qui fait partie de l’âme même du sportif. Ce sera le match des matches des sportifs, et il portera sur des prix à délivrer à ceux qui se seront montrés les plus « clean », bref les plus propres, les plus distants par rapport au dopage, sur une période donnée. Un « Nobel des sportifs ‘clean’ », faut vraiment y penser !

* Bolloré, le richissime homme d’affaires français, qui détient le journal gratuit, «Direct soir» et qui a pignon sur rue au Faso (ceci expliquant certainement cela) dans son édition du 2 juillet dernier, a fait mettre le chef de l’Etat en couverture avec ce titre flatteur « Blaise Compaoré, la voix burkinabé du développement ». Trois pages entières lui ont été consacrées, parsemées de félicitations. Beaucoup qui n’ont pas été dupes, ont critiqué la manière. Ainsi Bakchich dans son article du 9 juillet : «Puis, voilà que les 500000 lecteurs français de Direct Soir découvrent la tronche de Blaise Compaoré en Une de l’édition du 2 juillet dernier. Pas d’actualité particulière pour le président, présenté comme ‘la voix burkinabé du développement’, pas de déclarations tonitruantes ni d’annonces grandiloquentes pour justifier les trois pleines pages élogieuses qui lui sont dédiées. L’article, comme tout espace de communication, n’est pas signé. Son auteur sibyllin dresse un tableau idyllique de Compaoré alias, ‘l’artisan du dialogue en Côte d’Ivoire’, ou encore ‘l’acteur important du dialogue entre l’Europe et l’Afrique’… Juste une phrase sur l’affaire Sankara ‘qui a été assassiné’ et que Compaoré ‘remplace’. Bref, un article sans intérêt sinon celui de courtiser et flatter l’ego d’un président africain signataire de chèques et de contrats. Plus que de la communication déguisée en journalisme, un présage ! ».

* A Jérusalem, la police israélienne a arrêté une femme qui avait volé une paire de chaussures qui étaient bonnement retournées sur les lieux de son forfait pour les échanger parce qu'elles n'allaient pas à son fils. Elle a été identifiée par un vendeur grâce à une caméra de surveillance. Pas de chance pour cette voleuse au culot tout de même redoutable !

* Vous connaissez le Dr Tahirou Barry du Bénin ? Il fait un tabac sur Internet. Pourquoi ? Parce qu’il a donné une conférence de presse qui a fait beaucoup de bruit puisqu’il a juré avoir trouvé le remède contre le sida. Il a d’abord expliqué le mécanisme de contamination et le développement du Sida dans le corps humain avant de démontrer la technique d'élimination du virus sous l'effet du remède qu'il a trouvé, l'hypochlorite de sodium. Mais voilà : si beaucoup ont été ébahis par cette annonce, félicitant ce chercheur africain, hélas, il se trouve que sur Internet, le Docteur est plutôt critiqué car il semblerait que l’hypochlorite de sodium n’est que le nom savant de l’eau de javel ! Alors là, évidemment, il y a de quoi a priori se poser des questions sur ce remède dont se vante le docteur béninois et plus encore sur les raisons de son audacieuse prestation qui n’était pas de nature à illusionner les scientifiques. Si un Docteur burkinabé pouvait nous éclairer, nous passerions avec joie ses réflexions sur les effets de ce produit sur la maladie du siècle.

* Chez nous, on parle d’un tout prochain tournoi international de football féminin, ce qui est, convenons-en, une heureuse initiative. Mais ce qui confine, sinon au ridicule au burlesque, c’est que Mme Marguerite Karama, l’initiatrice, ait appelé ses filles footballeuses, les « Etalons dames », ainsi que cela ressort de la plume de notre confrère du Pays du 29 août 2007. Avouez que dans le genre canular et autres bêtisiers, elle a plutôt fait fort : depuis quand, sauf par l’effet de la chirurgie esthétique, les femmes peuvent devenir des hommes, des femelles, des mâles. C’est vrai que l’appellation « Juments du Faso », ça ne fait pas moralement correct mais tout de même, tant qu’à faire, Mme Karama aurait pu au moins essayer les « Etalonnes du Faso », pour faire plus marketing ! En tout cas, bon tournoi et que ces dames soient aidées car apparemment, il leur manquait un peu de sous pour pouvoir boucler leur budget.

* On n’est pas contre les animaux ni contre ceux qui sont constitués en association pour les défendre, mais attention à ne pas trop en faire ! Quand on voit le business qui se développe autour des animaux, les sommes folles pour leur consacrer des hôtels et restaurants 4 étoiles, des vespasiennes de luxe, des salons de beauté ultra chic avec crèmes spéciales pour animaux, des cimetières haut de gamme alors que l’immense majorité de la population mondiale vit dans la misère, que dans certaines régions même d’Afrique, la faim sévit comme pas possible, c’est à désespérer du sens qu’ont certains, des valeurs humaines. Ce n’est pas dans ces conditions l’héritage dont vient de bénéficier le chien de Mme Leona Helmsley, Américaine milliardaire de plus de 80 ans qui vient de décéder, qui nous rassurera sur la bonne perception de ces valeurs propres à l’humanité. Non contente de léguer l’immense majorité de sa fortune (12 millions de dollars) à son chien, elle brime ses enfants en les excluant de la succession ou en posant des conditions draconiennes pour avoir droit à quelques miettes ! Voilà une question qui devrait solliciter l’attention des Etats et des institutions internationales au même titre que des perversions du genre trafic d’organes..

* On avait dit haut et fort, dans le monde entier, que les livres chez nous seraient gratuits au primaire, tant au niveau du public que du privé. Mais cette phrase, lue sur le Sidwaya du 29/08/07, de la Ministre Bonkoungou , a de quoi inquiéter : "Toutes les disciplines sont couvertes, mais il convient de souligner que pour la première fois, nous espérons bien réaliser le ratio d'un livre par élève en lecture et en calcul". Est-ce à dire que le gouvernement est en train de mégoter ? Ne va-t-il pas demain dire que finalement, si c’est déjà un livre par enfant cette année, c’ est pas si mal ? Ce serait gravissime après tout ce tapage médiatique à bons frais dont il ne faut malheureusement pas attendre de rectificatifs maintenant que le « venin » est distillé !

* La réhabilitation du marché Rood Woko, qui vient de démarrer, va durer 18 mois si tout va bien. Il était plus que temps car les commerçants ont beaucoup supporté et surtout beaucoup perdu par la faute des responsables du marché surtout qu’on apprend que si l’Agence française de développement (AFD) finance tout le projet pour plus de 3,4 milliards de FCFA, c’est un financement comportant une partie prêt et une partie don : 60 % de dons et 40 % de prêts que les Burkinabé devront donc supporter par la faute de personnes qui ont laissé l’anarchie s’installer à Rood-Woko.

* Toujours sur le sujet, l’AFD a précisé : c’est un financement mais il suppose qu’on maintienne la vocation première de Rood Woko, qu’il y ait transfert de la gestion du marché à la commune de Ouagadougou, mise en œuvre d’un plan de réinsertion des anciens occupants et prise en charge d’une partie de l’investissement par la ville mais aussi indirectement par les bénéficiaires. Il serait intéressant d’en savoir plus sur les deux derniers points : par anciens occupants, il semble bien que l’on parle de tous ceux qui y étaient (régulièrement installés ou installés anarchiquement) : est-ce bien le cas car il ne faudrait pas que dès la fin des travaux on se retrouve devant un gros problème ? Ensuite, il faudrait préciser ce que recouvre exactement la prise en charge indirecte par les bénéficiaires : est-ce à dire qu’en sus d’un loyer, il y aura une sorte d’impôt de participation à la reconstruction ou autres ?

* Un Sud-Africain va recevoir plus de 3.500 euros d'indemnité après s'être fait brûler les fesses sur les toilettes de la prison où il était détenu. Pour avoir des commodités, ils en ont en tout cas, les prisonniers « Sud-Af ». Sacré pays arc-en-ciel qui nous étonnera toujours !

* Alors que les Sankaristes préparent à leur façon la 20 ème célébration du 15 Octobre, les Compaoristes qui ne veulent pas être en reste, ont décidé de sortir le grand jeu : au nombre des surprises prévues, il y aurait un film pour retracer les 20 Glorieuses du régime. A cet effet, beaucoup de personnalités auraient été conviées à intervenir dans le documentaire à venir. L’accueil sera-t-il beaucoup plus enthousiaste que «80.3, à hauteur d’homme » ? Nous verrons bien !

* Justement au sujet de cette commémoration, des mouvements de droits de l’homme rappellent qu’un des éminents invités à la manifestation organisée par les Sankaristes, ferait régulièrement l’objet de menaces. Le Comité « Justice pour Thomas Sankara » en avait déjà fait état en dénonçant, dans un communiqué que Mr Aziz Fall aurait encore été l’objet, le 8 mai 2007, de menaces : « Monsieur Fall, père de 3 enfants, a reçu un appel téléphonique le visant, lui ainsi que sa famille. Quelqu’un a également essayé de rentrer chez lui par effraction ». Le communiqué précisait que «La police de Montréal et la GRC ont ouvert une enquête sur l’affaire. Cependant, M. Fall et sa famille attendent toujours une réponse claire des autorités fédérales et provinciales sur qui prendra la responsabilité de leur protection ainsi que de l’enquête. Espérons que les vies de ces citoyens canadiens -indépendamment de leur couleur ou de leur origine nationale- recevront la protection entière qui leur est due dans ce pays ».

* Chez nous, le prix du pain va passer de 120 à 125 fcfa. Bon, on ne peut pas trop crier même si le panier de la ménagère en prendra un coup parce que la mesure ne frappe pas que le Burkina mais avec cette curieuse et soudaine disparition des pièces de 5 fcfa au Faso, il se pourrait que quelques esprits malins se soient mis de la partie pour majorer le prix du pain qui risque, dans le faits, de passer de 120 à 130 fcfa !





Site réalisé par Come Tell The World