Nous
avons reçu par Internet cette lettre ouverte
au président du CSC, que nous publions in extenso.
Le titre est de l’auteur.
Monsieur le Président,
La
volonté politique du Président du Faso
à réguler l’Information sur toute
l’étendue du Territoire Nationale a été
un Ouf de soulagement sur l’ensemble du Paysage
Médiatique burkinabè en créant
bien sûr le Conseil Supérieur de la Communication.
Cependant, depuis quelques années déjà
et avec l’avènement de la Démocratie
dans notre pays, beaucoup de stations radiophoniques
et d’organes de presse écrite ont vu
le jour.
La prolifération de ces stations radiophoniques
et de ses organes de presse a favorisé le désordre
dans le traitement de l’Information.
Depuis un certain temps, des animateurs radios d’un
nouveau genre sèment la terreur et la désolation
à travers les ondes. Des individus dotés
d’une moralité douteuse portent le Chapeau
de la liberté d’expression et de presse
pour faire de la politique.
Nous pensons que cela est inadmissible et inacceptable.
Monsieur le Président,
Pour cette analyse, prenons le simple cas de la radio
« Ouaga Fm ».
Nous pouvons affirmer que cette radio est en passe
de devenir la Radio des 1000 Collines du Rwanda. Pour
preuve, cette radio diffuse des émissions qui
portent atteinte à la patrie et à la
cohésion sociale de notre vaillant peuple.
Cette émission qui est diffusée en direct
tous les vendredis de 20h à 22h et les dimanches
de 11h à 12h incite à la révolte
contre nos dirigeants qui ont été élus
démocratiquement.
Cette émission intoxique les consciences du
peuple burkinabè et réchauffent également
les esprits de la Jeunesse, fer de lance au développement.
Monsieur le Président,
Cette
émission intoxique collectivement les consciences
de notre peuple. Nous ne pouvons pas admettre que
des animateurs radios portent le chapeau de la liberté
d’expression pour faire de la politique. Nous
ne pouvons pas également admettre que cet animateur
utilise la voie des ondes pour accuser et insulter
nos dirigeants qui ont été bel et bien
élus démocratiquement par leur peuple,
d’une mal gouvernance et ceux qui ont construit
« Ouaga 2000 ».Est ce que ceux qui ont
construit « Ouaga 2000 » sont allés
demander le point de vue de cet animateur et sa contribution
avant d’aller construire leurs villas ? Pourquoi
cet animateur insulte nos dirigeants qui ont été
élus démocratiquement et les accuse
d’une mal gouvernance par la voie des ondes
?
Des propos antidémocratiques et incivique du
genre « si on veut que moi x parte voter, il
faut qu’on envoie l’urne chez moi à
la maison » ou « Si je vote pour toi,
qui va voter pour moi ? » ont été
entendu.
Des injures inadmissibles que nous nous gardons de
citer vis-à-vis de nos dirigeants sont également
diffusées dans ladite émission.
Monsieur le Président,
Cette émission est une insulte pour nous bâtisseurs
de la nation dans la mesure où c’est
nous qui avons élu nos dirigeants par la voie
des urnes parce que nous épousons leurs programmes
de gouvernement et nous n’allons pas l’accepter
jusqu’aux prix de nos vies.
Nous disons et nous affirmons que cet animateur n’a
pas le droit d’insulter nos dirigeants que nous
avons élu démocratiquement par la voie
des urnes.
Si cet animateur n’est pas d’accord avec
le système de gouvernance dans notre pays,
il peut investir ses forces et ses opinions en créant
un parti politique et aller défendre ses idéaux
comme le font tant d’autres ou il quitte le
pays. C’est très simple.
Au moment ou le Président du Faso a fait de
son pays un havre de paix et une référence
démocratique en Afrique, des individus mal
intentionnés utilisent la voie des ondes pour
porter atteinte au Système de gouvernement
que le Peuple du Burkina Faso a choisi dans la légitimité.
Monsieur le Président,
Nous n’avons rien contre l’animateur en
personne, mais nous sommes contre ses prises de positions
qui ne l’honorent pas et partant, de tout le
Burkina Faso.
Ceux qui utilisent la liberté que la démocratie
a créée pour s’attaquer à
la démocratie, pour en fait s’attaquer
au peuple du Burkina Faso, à ceux là,
nous vous demandons de leur retirer la liberté.
Le Conseil Supérieur de la Communication doit
leur retirer la liberté de nuire et leur donner
la liberté de servir le peuple en participant
à la construction du pays.
Le Conseil Supérieur de la Communication ne
doit pas donner la liberté de mentir, d’intoxiquer
collectivement les consciences et de réchauffer
les esprits du peuple burkinabè car nous estimons
que la critique doit être constructive et non
destructive.
C’est pourquoi Monsieur le Président,
nous vous demandons après publication de ce
présent article, de supprimer cette émission
des grilles de programme de Ouaga Fm qui porte atteinte
à la démocratie dans notre pays. Nous
demandons que le Conseil Supérieur de la Communication
arrête l’intéressé et le
poursuivre en justice pour incitation à la
révolte, intoxication des consciences et injures
volontaires vis-à-vis de nos dirigeants et
le punir conformément aux lois et actes en
vigueur dans notre pays afin de décourager
ceux qui ont été atteint du virus de
cette intoxication car nous avons encore en mémoire
le génocide Rwandais de 1994. Si votre structure
n’est pas habilitée à supprimer
des émissions radiophoniques, la jeunesse du
Burkina Faso se chargera de mettre un terme à
cette émission qui porte atteinte à
sa dignité.
Veuillez agréer, Monsieur le Président,
l’expression de ma très profonde gratitude.
Tibiafouba Madiéga
Coordonnateur Général du R.A.C.S.F
E-mail :tibiafoubamadiega@yahoo.fr
Cell Gsm : 00226 78 21 20 80