MOHAMED
ALI/LAÏLA ALI
DEPUIS QUAND UN CHAT ENGENDRE UNE CHIENNE ?
Mohamed
Ali |
Cassius
Clay, définitivement pour l’histoire
Mohamed Ali, est un homme exceptionnel qui
a connu l’élixir des plus grandes
gloires mais aussi les coups les plus durs
de la vie au propre comme au figuré.
Il en porte aujourd’hui les stigmates
irréversibles à travers la
défigurante maladie de Parkinson. |
L’homme n’a jamais souhaité
à quiconque de vivre les conditions de
sortie de carrière qu’il vit et surtout
pas aux femmes. Définitif, il en disait
justement ceci : « Les femmes ne sont pas
faites pour être frappées à
la poitrine et au visage comme ça (…)
leurs corps n’est pas fait pour être
boxé». Alors, si c’est la chair
de sa chair qui embrasse cette carrière,
on comprend que le cher Ali puisse en éprouver
des angoisses perpétuelles. Pourtant, Laïla
Ali, la fille de son père, a bel et bien
été piquée par le même
virus de la boxe.
Tout
ne lui a pas été donné, faut
pas croire. Elle a connu les déchirures
que connaissent les enfants de divorcés
; elle a même plongé dans la délinquance
et purgé trois mois de prison pour vol
à la tire.
Laila
Ali en habit de soirée
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Laïla,
deuxième d’une nombreuse famille,
a su aussi prendre des bons côtés
de son père. Ainsi, a-t-elle proprement
éclaté dans le dur métier
de la boxe, à l’exemple de
son père. Il ne faut pas s’y
tromper : ce n’est pas parce qu’elle
est née Ali que tout naturellement,
elle a bénéficié de
l’onction et du succès de son
père. Elle a dû, c’est
le cas de le dire en la circonstance, jouer
des poings pour faire sa place au soleil,
remporter ses victoires. Et ces victoires,
elle ne les voulait pas modestes, encloses
dans leurs seuls USA ; elle les voulait
vastes comme son père les a voulues,
jusqu’ à la dimension du monde.
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C’est ainsi qu’elle deviendra elle
aussi championne du monde WBC des Super Mi-lourds.
Depuis qu’elle est passée professionnelle
en 1999, la jeune fille, bien de sa personne puisque
la nature n’a pas été chiche
en grâces ni pour son père ni pour
elle, vole de victoire en victoire.
Elle aussi a appris à tourbillonner comme
le vent pour esquisser les coups et foncer comme
l’abeille pour en décocher. C’est
ainsi que ses gants, en 24 apparitions sur le
ring, lui ont permis de piquer 21 fois et de laisser
ses adversaires au tapis, pour le compte.
Des combats historiques autant que médiatiques,
elle en a aussi connus. Un particulièrement
a revêtu les formes d’une revanche
historique : c’est celle qui, le 8 juin
2001, l’a opposée , dans un combat
version Mohamed Ali/George Foreman quelques 26
ans auparavant en Afrique, avec Jaqui Frazier,
la fille du bien nommé Joe.
Aura-t-elle la même fin de carrière
que son père à force de recevoir
des coups à la poitrine et au visage ?
C’est là que leurs vies semblent
quelque peu devoir s’écarter. Laïla
aime certes porter les gants mais elle a aussi
eu très tôt pour violon d’Ingres,
le cinéma et s’intéresse au
sport comme aux associations caritatives. Elle
a déjà tourné dans plusieurs
des films, participé à des sitcoms
et à de nombreux shows télévisés,
non sans talent.
Elle se consacre aussi, de façon remarquée,
à l’humanitaire à travers
la Fondation qu’elle vient de créer
(et qui porte son nom) pour aider les jeunes délinquants.
Nul doute qu’avec toutes ces cordes à
son arc et avec l’appui qu’elle ne
manquera pas d’avoir de l’ancien joueur
de football américain, Curtis Conway, avec
lequel elle vient de convoler en justes noces
à Los Angeles, le 23 juillet 2007, elle
saura donner un autre cours à sa fin de
carrière pour faire son bonheur, celui
des enfants qu’ils auront et celui du Père
Ali.
CY