San
Finna N°431 du
17 au 23 Septembre 2007 "Il
n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais
il n'est de Liberté sans capacité de refus"
La semaine passée, bien des évènements
ont eu lieu. Les plus marquants selon nous, sont les suivants,
dont nous vous donnons un avant-goût ici avant de
les détailler ci-après. Il s’agit
notamment de l’inhumation de Mr Paul Yugbaré,
grande figure de la presse nationale, le 10 septembre
dernier. Il s’agit aussi de cet atelier qui s’est
tenu autour des OGM, de la tenue de la 1ère session
extraordinaire du CES autour de l’alphabétisation
et de l’éducation non formelle. On a retenu
pour cette semaine écoulée, la célébration
de la fête nationale saoudienne, la tenue d’un
atelier sous régional pour valider un plan quinquennal
contre le handicap. Egalement retenus, ce sit-in du 12
septembre au niveau du Palais des viandes qui va fermer
ses portes et surtout ces condamnations du tribunal à
l’endroit des fraudeurs aux examens. Enfin, on a
relevé pour la semaine écoulée la
tenue d’une rencontre au sujet de la filière
karité qui connaît des problèmes et
également l’organisation d’une rencontre
de la Coalition des organisations de la société
civil pour un développement durable (CODDE) avec
les producteurs de riz de Bagré pour des échanges
directs à Bagré même.
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PHOTOGRAPHIE
DE LA SEMAINE ECOULEE
•
Inhumation de Mr Paul Yugbaré
C’est
donc le 7 septembre passé que Mr Paul Yugbaré,
un des pionniers de la presse chez nous, s’est éteint
et qu’il a été conduit à sa
dernière demeure, le lundi 10 septembre. Un hommage
fort a été rendu à ce monsieur qui
avait 72 ans et qui était considéré
par tous comme un « exemple de vie ». Mr Yugbaré
avait servi tant au pays qu’à l’étranger
et il avait pris sa retraite en s’en retournant
finir ses jours dans sa province d’origine, le Kouritenga.
Beaucoup d’amis étaient présents à
son enterrement, et l’émotion était
forte au moment de sa mise en terre. Mr Pierre Barry,
premier directeur de la radiodiffusion de la Haute-Volta,
et ami du défunt, a rendu un hommage appuyé
à son ami. Condoléances de San Finna à
la grande famille Yugbaré.
•
Atelier de formation sur le thème «
Evaluation et gestion des risques liés à
la diffusion des OGM »
L’Agence
nationale de biosécurité (ANB), en partenariat
avec la société Agriculture biotechnologie
stratégies (AGBIOS) du Canada, a tenu un atelier
de formation du 10 au 14 septembre derniers sur le thème
« Evaluation et gestion des risques liés
à la diffusion des OGM ». Selon Laurent Ouédraogo,
directeur général de la Conservation de
la nature, dira que l’atelier vise à «
compléter les connaissances » des membres
du comité scientifique national sur la biodiversité.
La Directrice de l’ANB, Zourata Lompo a indiqué
que la formation se tient dans un contexte de préparation
à la diffusion des OGM au Faso et que c’est
une opportunité pour apprécier les effets
environnements de ceux-ci. On sait que cette année,
après l’expérimentation du coton transgénique,
les essais devraient concerner le milieu paysan.
•
1ère session extraordinaire du Conseil
Economique et Social
Plus
de 10 jours durant (du 4 au 11 septembre 2007), les conseillers
du CES ont planché sur les pistes d’actions
pour renforcer l’alphabétisation et l’éducation
non formelle. Des recommandations ont été
dégagées, entre autres l’inscription
de l’alphabétisation et de l’éducation
non formelle dans les projets et programmes de développement
; le transfert au Fonds national pour l’alphabétisation
et l’éducation non formelle des ressources
financières des projets et programmes destinés
à l’alphabétisation et à l’éducation
non formelle ; l’affectation à ce fonds des
reliquats des fonds non décaissés desdits
projets et programmes ; l’accroissement de l’allocation
budgétaire de l’Etat à l’alphabétisation
et à l’éducation non formelle.
•
Fête nationale de l’Arabie Saoudite
célébrée au Burkina Faso
A
l’occasion du 75 ème anniversaire de l’unification
officielle du Royaume d’Arabie Saoudite comme un
entité indépendante, l’ambassade du
royaume a organisé une cérémonie
le 10 septembre dernier. Elle fut présidée
par Abdul Rahman Al Murshad, chargé d’Affaires
et ambassadeur par intérim du royaume au Burkina.
L’ambassadeur a profité pour rappeler que
les liens avec notre pays sont très anciens et
excellents, que si le royaume a notamment aidé
le pays dans la construction et l’équipement
d’une unité de néphrologie et d’hémodialyse
à Yalgado, dans l’octroi de bourses, dans
l’aide alimentaire, dans des prêts bilatéraux
et multilatéraux, il aidera encore pour l’avenir,
dans bien d’autres chantiers. Et d’annoncer
divers volets dont les infrastructures routières,
sanitaires et surtout éducatives. Il en a profité,
le Hadj étant proche, pour souhaiter que le pèlerinage
se passe avec succès.
•
Atelier sur le handicap
Du
10 au 13 septembre, s’est tenu un atelier sous régional
pour la validation du plan d’actions quinquennal
de l’Institut africain de réadaptation. Mme
Pascaline Tamini, Ministre de l’Action sociale et
de la Solidarité nationale, présidait l’ouverture
de cet atelier qui a regroupé des experts des pays
membres du bureau régional Afrique de l’Ouest.
Chaque bureau devait soumettre une série d’actions
à mener pour la promotion des droits des personnes
handicapées. La ministre a rappelé que le
plan d’actions 2008/2012 était en cours d’adoption.
Il devrait porter sur des actions concrètes en
vue de résoudre les difficultés d’accès
aux services sociaux par les handicapés. Elle a
rappelé que 645 millions de personnes vivent avec
un handicap soit 10 % de la population totale et que sur
ces 645 millions, 20 % sont des pauvres et la plupart
africains. Le plan s’impose donc plus que jamais
pour l’Institut africain de réadaptation
afin que soient mobilisés les acteurs et les partenaires.
•
Sit-in au Palais des viandes qui va fermer ses portes
C’était
un haut lieu de la capitale : le Palais des viandes. Hélas,
il doit fermer ses portes par manque d’argent. La
gérante, Céline Sawadogo, avait annoncé
ses employés (une cinquantaine) le 24 août
passé qu’elle était contrainte de
fermer boutique par manque d’argent, sauf si ses
patrons en Belgique débloquaient des fonds. Les
travailleurs, qui devaient revenir une semaine après
pour toucher leurs salaires d’août, n’ayant
pu toucher leurs payes et ont constaté que les
appareils culinaires avaient été enlevés.
Fâchés surtout que la rentrée des
classes est proche et qu’ils sont sans un sou vaillant,
ils ont organisé un sit-in sur les lieux, le 12
septembre passé. Espérons qu’une issue
acceptable sera trouvée même si, comme en
pareil cas, ce sont toujours les travailleurs qui paient
!
•
Condamnations prononcées contre les fraudeurs aux
examens de la fonction publique
L’affaire
a fait grand bruit et chacun attendait de voir ce qui
se passerait suite à l’arrestation des fraudeurs
dans l’affaire dite des fraudeurs aux examens de
la fonction publique. 24 prévenus étaient
à la barre le 11 septembre dernier, précisément
devant la chambre correctionnelle du Tribunal de grande
instance de Ouagadougou. On a noté les condamnations
de 15 personnes à un emprisonnement ferme de 12
mois et une amende de 500.000 f chacun, de 5 personnes
à une peine de 12 mois avec sursis, de 3 autres
à une amende de 500.000 f chacun, et également
une relaxe. L’argent généré
par la vente des sujets et récupéré
(2.550.000 f) a été confisqué et
remis au Trésor public. Les condamnés feront-ils
appel ? Attendons de voir !
•
Filière karité en conclave
La
filière karité connaissant de gros problèmes
justifiait la tenue de cette rencontre du 13 septembre,
à Ouagadougou. C’est le Secrétaire
général du ministère d l’Agriculture,
de l’hydraulique et des ressources halieutiques,
Abdoulaye Coulibaly, qui a présidé la manifestation.
Celle-ci a connu la présence de Boukary Zeba, président
de la Table filière karité (TFK), entre
autres et de Mr Hamza M. Koné, président
de l’association pour la promotion de l’information
commerciale, agricole et de l’agrobusiness du Burkina
(APICAB). Ce dernier s’est indigné que la
filière soit « confrontée à
une restructuration du marché de la collecte des
amandes ». Pourquoi ? Parce que, selon lui, si les
contrats étaient initialement signés par
les opérateurs avec les clients/acheteurs étrangers,
aujourd’hui, les clients viennent directement sur
le marché, « sans procédures et sans
formalisme ». Et on expliquera les menaces qui pèsent
sur la filière car une telle démarche même
si elle s'inscrit dans un ordre normal des relations en
affaires a des aspects assez sombres ; la TFK fera cas
de la filière noix d'acajou où les partenaires
extérieurs auraient, au cours d'une "phase
trompeuse", augmenté les prix à la
base. Les prix ont ensuite connu une chute vertigineuse
"aussitôt que les nouveaux opérateurs
sont parvenus à liquider les opérateurs
initiaux". Et pour la TFK, il n'est pas exclu que
le même scénario se reproduise pour la filière
karité. Les acteurs ont donc décidé
de s’organiser pour la mise en place de collecteurs,
acheteurs agréés et la mise en œuvre
des mécanismes de prélèvements. A
ce sujet, la Maison du Karité est la bienvenue
et pourrait aider à améliorer les choses.
Selon Boukary Zeba, il faut prendre les choses en mains
car la filière crée un revenu de plus de
3 milliards de FCFa par an. Le SG du ministère
a exhorté les acteurs à faire preuve de
combativité face aux dures lois du marché.
Pour lui, des efforts restent à faire pour mieux
promouvoir la filière car notre pays n'exporte
que 10% de sa production estimée à 850 000t/an.
"Notre pays est le 2e producteur mondial de karité
et le gouvernement est près à vous aider",
a conclu M. Coulibaly.
•
La CODDE à Bagré avec les producteurs
de riz
La
Coalition des organisations de la société
civile pour un développement durable (CODDE) a
rencontré à Bagré, les producteurs
de riz de Bagré. C’était le 12 septembre,
et ce en prélude à une campagne nationale
de plaidoyer sur le riz que ces organisations de la société
civile vont bientôt initier. Les échanges
directs ont fait ressortir que si la plaine compte 1634
producteurs (organisés en 16 groupements dans 16
villages, sur les deux rives du barrage), seuls 3 000
hectares sur les 30 000 sont aménagés. Il
a été noté l’insuffisance organisationnelle
des producteurs, la cherté et les difficultés
d’approvisionnement des engrais, les difficultés
d’accès au crédit et non maîtrise
du marché de commercialisation. Il a été
dit que des producteurs souvent découragés,
abandonnent la filière. Les producteurs souhaitent
que l’Etat taxe plus le riz venu de l’extérieur,
que le montant de la taxe d’aménagement,
qui était passé de 10 000 à 35 000
f, revienne à son taux antérieur. La CODDE
est rentrée à Ouagadougou, parfaitement
informée pour la préparation de sa campagne
à venir.
PROJECTION
SUR LA SEMAINE A VENIR
La
semaine à venir, qui nous verra tomber dans la
saison automnale, sera notamment marquée par les
préparatifs de rentrée des classes et peut-être
l’annonce de la date du passage du premier Ministre
devant les parlementaires.