Mise à jour le 16/09/2007
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San Finna N°431 du 17 au 23 Septembre 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"

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HARO SUR LES HOMMES DE DIEU QUI SEDUISENT LEURS « BREBIS »

Des histoires de défroqués, d’hommes de Dieu qui profitent de leurs charges pour séduire des jeunes filles, des femmes, des garçons, ça existe depuis la nuit des temps. Mais celle qui vient de se produire à Abobo en République de Côte d’Ivoire, dans une église qui avait pignon sur rue et mettant en scène un homme estimé, n’est pas du tout banale.

Tenez donc. Dans ce quartier d’Abidjan, était venu un jour s’installer un pasteur pour prêcher la bonne parole. Au début, les choses n’étaient pas faciles. Il a joué des coudes pour se faire une petite place. Par ses prêches appréciés et Dieu aidant, il a petit à petit augmenté son « troupeau » au point qu’un jour, son Eglise est apparue exigue face à l’affluence des fidèles. Il parlait et conseillait bien, le Pasteur, et il savait se donner en exemple. Avec lui, on pouvait faire ce qu’il disait et ce qu’il faisait en tout confiance.

Il avait toujours le mot pour réconforter les âmes en peine, pour conseiller ses fidèles à avoir une hygiène de vie irréprochable et une parfaite soumission aux commandements de Dieu. Le pasteur, pour se mettre au diapason de ses propos, avait décidé de rompre avec le célibat. Mais cet exemple, il le voulait plus significatif : c’est pour cela qu’il avait décidé que sa femme devait occuper une place au premier rang au cours des cultes. Voilà donc l’image qu’il donnait de lui, et tout le monde était content à Abobo, aspirant à vivre dans la vertu, comme le pasteur.

Mais ce qu’on ne savait pas, c’est que, dans le même temps qu’il avait de tels propos, il se comportait comme Dr Jekill et Mr Hyde, gentil le jour et monstrueux la nuit. Il était en effet irréprochable en plein jour pendant ses prêches et le soir, il menait une vie des plus dissolues avec des damoiselles qu’il séduisait, comble de vice, dans des maisons de passe.

L’homme était si talonné par ses penchants, si peu prudent, qu’au bout du compte, il engrossa coup sur coup, deux de ces jeunes filles. Lorsque l’affaire fut révélée aux parents, ce fut, on le comprend bien, un grand choc. Ils n’en revenaient pas que cet envoyé de Dieu ait pu ainsi trahir leur confiance.

Face à cette situation et à cette forfaiture, les jeunes filles, après s’être confiées à leurs parents, arrêtèrent avec ces derniers une « stratégie d’enfer » pour faire payer au séducteur, ses méfaits. Ils choisirent un jour de culte, où l’église était pleine de monde, de fidèles, et au moment précis où le pasteur était lancé dans ses envolées habituelle (et en présence de sa femme) pour débouler dans la maison de Dieu. Et là, coquin de sort : ils déversèrent les pires insanités sur le pasteur, médusé, qui voyait ainsi le ciel lui tomber littéralement sur la tête. Quant à sa femme, elle s’évanouit, comme électrocutée. Les fidèles, pour leur part, revenus de leurs illusions, se mirent pour les uns à vider la salle en jurant de ne plus jamais revenir, pour les autres à s’en prendre physiquement au pasteur. Quelle empoignade ce jour-là !

L’homme de Dieu se retrouva en loques, avec sa femme pleurant les larmes de son corps avec un travail prometteur en lambeaux pour n’avoir pas su réfréner ses instincts.

Abandonné de ses fidèles mais aussi de Dieu, il n’est pas cependant loin de ses tourments car après la honte publique, vient la sanction pénale à travers une procédure que les filles et leurs parents se promettent de mouvementer.

Voilà une leçon à méditer à un moment où foisonnent de par le monde, des hommes qui se disent les relais directs de l’Etre suprême !

CY


BON RAMADAN A TOUS LES MUSULMANS DU BURKINA FASO ET DU MONDE




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