HARO
SUR LES HOMMES DE DIEU QUI SEDUISENT LEURS «
BREBIS »
Des
histoires de défroqués, d’hommes
de Dieu qui profitent de leurs charges pour séduire
des jeunes filles, des femmes, des garçons,
ça existe depuis la nuit des temps. Mais
celle qui vient de se produire à Abobo
en République de Côte d’Ivoire,
dans une église qui avait pignon sur rue
et mettant en scène un homme estimé,
n’est pas du tout banale.
Tenez donc. Dans ce quartier d’Abidjan,
était venu un jour s’installer un
pasteur pour prêcher la bonne parole. Au
début, les choses n’étaient
pas faciles. Il a joué des coudes pour
se faire une petite place. Par ses prêches
appréciés et Dieu aidant, il a petit
à petit augmenté son « troupeau
» au point qu’un jour, son Eglise
est apparue exigue face à l’affluence
des fidèles. Il parlait et conseillait
bien, le Pasteur, et il savait se donner en exemple.
Avec lui, on pouvait faire ce qu’il disait
et ce qu’il faisait en tout confiance.
Il avait toujours le mot pour réconforter
les âmes en peine, pour conseiller ses fidèles
à avoir une hygiène de vie irréprochable
et une parfaite soumission aux commandements de
Dieu. Le pasteur, pour se mettre au diapason de
ses propos, avait décidé de rompre
avec le célibat. Mais cet exemple, il le
voulait plus significatif : c’est pour cela
qu’il avait décidé que sa
femme devait occuper une place au premier rang
au cours des cultes. Voilà donc l’image
qu’il donnait de lui, et tout le monde était
content à Abobo, aspirant à vivre
dans la vertu, comme le pasteur.
Mais ce qu’on ne savait pas, c’est
que, dans le même temps qu’il avait
de tels propos, il se comportait comme Dr Jekill
et Mr Hyde, gentil le jour et monstrueux la nuit.
Il était en effet irréprochable
en plein jour pendant ses prêches et le
soir, il menait une vie des plus dissolues avec
des damoiselles qu’il séduisait,
comble de vice, dans des maisons de passe.
L’homme était si talonné par
ses penchants, si peu prudent, qu’au bout
du compte, il engrossa coup sur coup, deux de
ces jeunes filles. Lorsque l’affaire fut
révélée aux parents, ce fut,
on le comprend bien, un grand choc. Ils n’en
revenaient pas que cet envoyé de Dieu ait
pu ainsi trahir leur confiance.
Face à cette situation et à cette
forfaiture, les jeunes filles, après s’être
confiées à leurs parents, arrêtèrent
avec ces derniers une « stratégie
d’enfer » pour faire payer au séducteur,
ses méfaits. Ils choisirent un jour de
culte, où l’église était
pleine de monde, de fidèles, et au moment
précis où le pasteur était
lancé dans ses envolées habituelle
(et en présence de sa femme) pour débouler
dans la maison de Dieu. Et là, coquin de
sort : ils déversèrent les pires
insanités sur le pasteur, médusé,
qui voyait ainsi le ciel lui tomber littéralement
sur la tête. Quant à sa femme, elle
s’évanouit, comme électrocutée.
Les fidèles, pour leur part, revenus de
leurs illusions, se mirent pour les uns à
vider la salle en jurant de ne plus jamais revenir,
pour les autres à s’en prendre physiquement
au pasteur. Quelle empoignade ce jour-là
!
L’homme de Dieu se retrouva en loques, avec
sa femme pleurant les larmes de son corps avec
un travail prometteur en lambeaux pour n’avoir
pas su réfréner ses instincts.
Abandonné de ses fidèles mais aussi
de Dieu, il n’est pas cependant loin de
ses tourments car après la honte publique,
vient la sanction pénale à travers
une procédure que les filles et leurs parents
se promettent de mouvementer.
Voilà une leçon à méditer
à un moment où foisonnent de par
le monde, des hommes qui se disent les relais
directs de l’Etre suprême !
CY
BON
RAMADAN A TOUS LES MUSULMANS DU BURKINA FASO ET
DU MONDE