* Que se passe-t-il à l’Autorité
de régulation des télécommunications
(ARTEL) ? Les rumeurs disent que bon nombre de cadres
en seraient partis sinon en voie de plier bagages, le
courant ne passant pas avec le ministère de tutelle.
Vrai ou faux ? On finira bien par être situé.
* Toujours par rapport à ce climat, il est fait
état dans certains milieux généralement
informés, de la prochaine création de
l’Agence nationale des promotions des techniques
de l’information et des télécommunications
avec le soutien de certaines grosses légumes
du pouvoir ; structure dont on dit qu’elle risque
d’emporter l’ARTEL. Le ministre des Finances
et du Budget soutiendra-t-il le projet s’il est
réel ? Attendons de voir !
* Au Mali, il ressort d’une enquête de la
Fédération internationale des droits de
l'Homme (FIDH) que «L'or du Mali profite plus
aux compagnies minières qu'aux communautés
et à l'Etat ». Si l’or se vend bien
et si 94 % de l'or malien est exporté faisant
passer les exportations d’or de 18 % en 1996 à
65,4 % en 2002, « tout cela n'est que mirage
en réalité », pour rependre le rapport
qui dénonce « un code minier auquel le
Mali ne tire que des subsides » et qui explique
que l'Etat, bien qu’étant en même
temps percepteur, actionnaire et contrôleur, est
tout de même perdant. En effet, « les
rapports de force sont jugés déséquilibrés
», les richissimes compagnies minières
faisant comme on l’imagine, la pluie et le beau
temps. Le rapport conclut que « L'Etat n'a
aucun moyen de contrôle physique de la production
de la quantité d'or, ni un appareil pouvant mesurer
l'impact de la pollution environnementale ».
Ce qui est à relever et qui est intéressant,
c’est qu’on annonce également pour
bientôt un rapport du même type, par la
même organisation, sur l’or au Faso. Espérons
que les conclusions ne seront pas les mêmes !
Mais attendons de voir !
* Les transporteurs et les autorités communales
à Koudougou ont toujours fort à faire
avec les protestataires qui refusent le prix du billet
Koudougou/Ouagadougou fixé à 2.000 f.
Après leur dernière démonstration,
plutôt convaincante, les propositions de rabais
ont été faites. Au lieu de 2.000 f, 1.750
f. Mais cela ne convient toujours pas et il a été
prévu une réunion le lundi pour une contre-proposition.
Déjà, on laisse entendre que s’il
n’y avait pas d’accord, alors à la
rentrée, ça va déménager.
On pourrait avoir droit aux grèves, marches jusqu’à
« oh la la », appelant à la rescousse
élèves, étudiants, et tout le tra-la-la.
* Eva Joly n’a décidément pas sa
langue dans la poche : elle vient de condamner à
nouveau avec fermeté la volonté de Nicolas
Sarkozy de dépénaliser la vie économique.
Extraits de ses propos pris sur Libération du
04/09/2007 : «Les méthodes qu’il
suggère sont celles de M. Berlusconi. Pour moi,
c’est un extraordinaire et étrange choix
que de choisir de soutenir les délinquants contre
les victimes…(…) Je ne comprends pas un
pays qui responsabilise ses enfants et ses fous et irresponsabilise
ses élites et cela me paraît une grave
erreur et surtout une absence de compréhension
de ce que veut dire la criminalité organisée
et économique.. (… ) Dire que ce n’est
pas grave de présenter des comptes inexacts ou
de ne pas respecter la différence entre sa propre
poche et la poche de l’entreprise, c’est
grave. Le droit pénal, il ne faut pas l’oublier,
protège les victimes». On a envie de dire
: à quand des Eva Joly à la tête
de nos Etats ? Elles feraient bouger bien de choses.
Mais il y a qu’elles risqueraient de finir rapidement
éjectées par des putschs tant peu de gens
veulent voir se pratiquer en fait une gouvernance vertueuse
: Sartre ne disait-il pas que « la politique,
c’est les mains sales » ?
* On dit beaucoup de choses sur les anciens membres
du gouvernement non reconduits qui préfèreraient
se lancer dans les affaires plutôt que de continuer
dans la politique active au plan interne ou au plan
diplomatique. Ainsi, des bruits courent autour de l’ex
premier Ministre, Paramanga Ernest Yonli, qui déclinerait
des postes d’ambassadeurs, préférant
se lancer dans le privé. Un autre aurait aussi
le cœur qui balancerait pour le privé :
c’est dit-on, l’ancien chef de la diplomatie
burkinabé, Issouf Ouédraogo, qui voudrait
rejoindre Djedda en renonçant à son mandat
de député. On verra bien à la rentrée
si la chose se confirme par une démission !
* Il est un autre grand personnage par contre, dont
on dit, incroyable mais peut-être vrai, qu’il
serait envoyé dans une ambassade très
prochainement : c’est l’ex président
du Conseil constitutionnel. Ca paraît un peu gros
à avaler mais sait-on jamais ! On en a tellement
vu d’autres.
* Le recours envisagé aux tests ADN en France
pour les candidats à l’émigration
est dénoncé au nom de la morale, du droit.
Des gens étaient si outrés qu’ils
ont dit que si cela se faisait, il faudrait absolument
établir aussi des tests sanguins aux touristes
sexuels français qui viennent en Afrique ! Il
fallait y penser car ça serait certainement plus
utile.
* Le nouveau président sierra leonais, Ernest
Bai Koroma, à peine son serment prêté
dans un délai record, n’a pas tardé
à retrousser les manches. Un peu à la
Sarkozy, il a pris à bras le corps sa fonction.
Il s’est ainsi rendu en Guinée, au Liberia
puis au Burkina Faso. De quoi a-t-il bien pu parler
au Burkina Faso ? Certains disent que c’est une
simple visite de courtoisie ; les dépêches
relatent qu’il a assuré son homologue de
"son implication dans le respect des protocoles"
de la CEDEAO. Mais on ne peut pas en empêcher
de faire des extrapolations et de dire qu’il aurait
rencontré certains éléments proches
de Johnny Paul Koroma (déclaré mort dans
des circonstances mystérieuses) et qu’ils
auraient parlé du Tribunal pénal sur la
Sierra Leone. D’aucuns laissent même entendre
qu’il serait venu remercier pour quelques petits
services rendus avant les élections. C’est
ça aussi la rumeur ouagalaise !
* L’UMP a-t-elle été invitée
pour le 20 ème anniversaire de l’arrivée
au pouvoir de Blaise Compaoré ? Certains disent
que oui, certains disent que non ! On fera l’appel
au jour J.
* En France, le ministre de la Défense, Hervé
Morin, qui avait quitté François Bayrou
pour rejoindre Nicolas Sarkozy dans son gouvernement,
ne risque-t-il pas d’être éjecté
de son poste ? Il rapporte que le numéro un français
l’a déjà averti : "Il avait
dû me dire: il y a un certain nombre d'entre vous
qui exploseront en vol et nous serons probablement obligés
de faire un remaniement". Ca pourrait justifier
une sanction… à moins que ce ne soit pour
pousser les ministres à faire plus et que ces
paroles soient sorties de la bouche du ministre sur
instruction de Nicolas Sarkozy lui-même !
* Chez nous, les producteurs de noix de cajou sont mécontents
vu que la filière de l’anacarde est grippée,
les cours de la noix ayant chuté devant des acheteurs
très puissants et qui fixent les prix. Sidwaya,
notre confrère, a répercuté les
propos désabusés voire plus, de certains
paysans de Batié : « Siaka Sacko, un
paysan de Batié déçu et très
découragé, a dû détruire
une bonne partie de ses anacardiers pour semer du maïs.
Pour ce producteur qui ne cache pas sa colère,
la faute incombe à l'État. ‘Il (NDLR
: (Etat) nous a entraînés dans le feu’.
Si rien n'est fait, d'ici là, ‘nous allons
tout couper’ (il y a environ 2020 hectares d'anacardiers
dans la commune de Batié) ». La noix
de cajou, autrefois acheté à 300 fcfa
le kilo, ne trouve même plus preneur à
25 f ! Un peu le même problème qu’avec
le karité, au fond. Il faut vraiment prendre
le taureau par les cornes car nos paysans se lancent
dans des cultures, selon les vœux du pouvoir, pour
après pleurer toutes les larmes de leurs corps
du fait de la mévente de leurs produits parce
que les filières ne sont pas organisées
comme il le faudrait, parce que les paysans ne sont
pas conseillés pour que leurs produits correspondent
aux critères internationaux !
* L’assassinat du jeune militaire du Conseil,
Iréné Ouédraogo, fait couler beaucoup
de salive dans les gargotes et au-delà. Evidemment,
il n’en manque pas pour prédire que cet
énième crime crapuleux finira comme bien
d’autres, enterré dans l’indifférence
et l’impunité, ce qui malheureusement favorise
aussi les extrapolations. Beaucoup refusent de croire
à une affaire banale, genre histoire de femmes,
d’argent.. Non, ils vont au-delà car l’homme,
de par sa personnalité et sa trempe, n’était
pas du genre intimidable. Ceux qui farfouillent et qui
estiment être dans le saint des Saints, iraient
même jusqu’à avancer que les dernières
manifestations de décembre ne seraient pas étrangères
à sa disparition. Alors, tout cela ramène
encore à l’urgente nécessité
de ne pas laisser, par l’impunité chronique
qui sévit, la place à de telles extrapolations
!
* On annonce encore plus d’espace médiatique
pour Blaise Compaoré ! A l’aide ! Quand
on pense qu’on ne voit déjà que
lui, sa femme, son frère, ses collaborateurs
présidents d’institution et ministres,
députés, maires, opérateurs économiques
lobbyistes, alors on risque de connaître maintenant
l’overdose. S’il est vrai que le chef de
l’Etat ne se montre pas trop dans des prestations
en direct, c’est parce qu’il sait qu’il
n’a pas ce bagou et ce contact médiatique
et populaire, autrement on aurait droit à des
sorties médiatiques à n’en plus
finir. Les griots en tout cas se montrent tellement
satisfaits de sa dernière conférence à
Kosyam qu’ils demandent ouvertement que Blaise
Compaoré leur en donne encore dans les médias
et de façon plus régulière. Y a
de quoi inquiéter. C’est vrai que l’exemple
que donne Sarkozy en monopolisant les médias
peut être tentant mais le chef de l’Etat
burkinabé n’a pas la même force de
conviction et surtout en France, il n’est jusqu’aux
Olivier Besancenot qui ne réagissent à
chacune de ses interventions. Si malgré tout,
on s’y plaint de l’occupation envahissante
de Sarkozy sur les chaînes, qu’est-ce que
ce sera chez nous où en plus de paraître
à doses homéopathiques et de façon
striée, l’opposition est ouvertement la
grande mal aimée !
* AITEC, ATTAC, CFSI, CGT, FSU, Oxfam France –
Agir ici, Peuples solidaires, Réseau Foi et Justice
Afrique Europe, Solidaires, ont fait parvenir le communiqué
suivant à notre Rédaction. «Le
27 septembre prochain marque le 5e anniversaire du lancement
des négociations des Accords de Partenariat Economique
(APE) entre l’UE et les pays ACP (Afrique, Caraïbes,
Pacifique). Face à la date butoir formelle de
fin des négociations, fixée au 31 décembre
2007, l’UE met une pression énorme sur
les pays ACP afin qu’ils signent des APE avant
la fin de l’année, les menaçant
de diminuer son aide au développement et d’augmenter
les droits de douanes sur les importations en provenance
de ces pays. Afin de protester contre la signature des
APE tels que proposés par l'UE, le 27 septembre
est déclaré journée mondiale de
mobilisation contre les APE. Y participeront plus de
100 organisations dans 60 pays du monde entier. En France,
une délégation d'ONG et de syndicats [1]
rencontrera l'Elysée et le Ministère du
Commerce extérieur. Ces rendez-vous feront l'objet
d'une conférence de presse à Paris, à
laquelle nous vous convierons prochainement ».
On apprend déjà qu’au Burkina Faso,
l’Organisation pour l renforcement des capacités
de développement (ORCADE) a organisé des
rencontres sur les APE et échangera avec la presse
sur le sujet, le 26 septembre prochain. Pour sa part,
l’UNDD tiendra, comme annoncé par son Bureau
exécutif national, un Forum de communication
alternative sur le sujet des APE, et on apprend que
ce sera le 14 octobre 2007 à Ouagadougou.
* Toujours sur le sujet, le sommet des 8 et 9 décembre
2007 entre l’Afrique et l’Europe qui doit
se tenir à Lisbonne, qui s’annonce risqué
puisque Gordon Brown a menacé de le boycotter
si Mugabe s’y rendait, risque d’être
chaud aussi eu égard à la négociation
des accords de partenariat économique entre l'UE
et 78 pays ACP puisque tout le monde sait que les discussions
piétinent depuis des mois, les anciennes colonies
résistant aux pressions de Bruxelles pour ouvrir
leurs fragiles marchés aux produits et services
européens, même à long terme. C’est
une tribune on ne peut plus géniale offerte aux
peuples opprimés de poser leurs claires revendications
et de tenir bon. A n’en pas douter, les altermondialistes
seront de la partie !
* On parle de plus en plus dans la presse de dévaluation
du FCFA. C’est encore le cas la semaine écoulée
de la part de notre confrère du Sud Quotidien
(du Sénégal) dans un article intitulé
«CFA : La réforme se pose avec acuité
». Ca va commencer à faire peur ! En tout
cas, si ça se faisait, ce ne seront pas les gens
d’en haut qui souffriront, non, mais bien ceux
d’en bas c’est-à-dire l’immense
majorité du peuple !
* Décidément, rien ne va plus pour AREVA
en Afrique : Bangui vient de s’opposer à
la reprise de l’exploitation de l’uranium
par le grand groupe !
* Nicolas Sarkozy était sur la chaîne française
TF 1 le 20 septembre dernier, entouré de deux
journalistes (aux jambes croisées, tiens tiens
!) et il s’en est vraiment bien tiré, y
a pas à dire, même pour ceux qui ne sont
pas du même bord que lui. Dans l’Hexagone,
3 Français sur 4 ont félicité sa
prestation.
* Sur le même sujet, Benoît Hamon, porte-parole
du PS, a commenté la prestation du numéro
un français d’une façon vraiment
peu honorable en disant que Nicolas Sarkozy était
victime du "syndrome du petit homme qui considère
que tout ce qu'il fait est plus grand que tout ce qui
est jamais arrivé". Une mauvaise sortie,
censée rapetisser l’homme, et qui le grandira
!
* De source généralement bien informée,
un climat délétère règnerait
au sein de la police municipale de Bobo-Dioulasso. Certains
agents de cette police se plaindraient de la mauvaise
organisation du service, du fait que le statut des agents
de la police municipale ne serait respecté qu’à
seulement 5 %, qu’ils n’ont constaté
aucun avancement après plusieurs années
de service. Pour terminer, certains sont allés
jusqu’à dire que des responsables se cacheraient
derrière la discipline du corps pour torpiller
les agents. Vrai ou faux ? Nous ne saurons en dire plus
mais il serait peut-être judicieux que les patrons
de la police municipale de Bobo-Dioulasso portent un
regard vers ces revendications !
* Et pour finir sur une note insolite et amusante, sachez
qu’un lézard appartenant à une dame,
avait enflé anormalement. La dame pensait que
son lézard, qui devait être une femelle,
était forcément enceinte. Elle alla chez
son vétérinaire habituel qui annonça
qu’il fallait opérer le lézard de
toute urgence. Savez-vous ce qu’on trouva dans
le ventre de l’animal ? Un lézard en plastique
d’une quinzaine de centimètres. Quelle
surprise pour la dame de voir ce jouet quasiment identique
à son animal fétiche, aux côtés
de l’opéré !