San
Finna N°432 du
24 au 30 Septembre 2007 "Il
n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais
il n'est de Liberté sans capacité de refus"
LES
BOBOLAIS REAGISSENT AU PASSAGE DU PREMIER MINISTRE
TERTIUS ZONGO DANS LA BELLE CITE DE SYA
La
visite du premier Ministre à Bobo-Dioulasso ne
pouvait pas laisser indifférent. Par son style,
par le nombre de secteurs interpellés et visités,
il a maintenu pendant son séjour, une certaine
ambiance dans la deuxième ville du pays. En témoignent
les réactions suivantes.
Zagré
Hamadé opérateur économique :
« C’est un honneur pour les Bobolais d’accueillir
dans la belle cité de Sya, son excellence monsieur
Tertius Zongo. En ma qualité d’opérateur
économique, mon souhait le plus légitime
est que le premier Ministre fasse ce qui est en son pouvoir
pour que la relance économique de Bobo ne soit
pas un vain mot. Pour être plus précis, j’aurais
souhaité qu’au-delà des discours politiques,
que le gouvernement burkinabé crée beaucoup
d’emplois à plein temps dans la ville de
Sya et de sa région. Comme vous le savez, l’activité
économique est quasi-inexistante, il faudrait qu’on
arrive à combattre, au vrai sens du terme, la fraude
dans cette partie du Burkina Faso en particulier et sur
l’ensemble du territoire en général.
Au bon vieux temps, les départements et les régions
avoisinantes venaient se ravitailler à Bobo, aujourd’hui
ce n’est pas le cas parce que ils trouvent le même
produit moins cher chez eux qu’en venant ici à
Bobo ».
Ouattara
Salam, membre du secteur informel : « Avant
tout propos, je voudrais tout de suite et maintenant adresser
toute ma reconnaissance au premier Ministre Tertius Zongo
pour cette initiative très louable qu’il
a eue en se déplaçant personnellement dans
la ville de Sya afin de toucher du bout du doigt les vraies
réalités de la cité. Ceci étant,
il faudrait qu’on arrive à se dire parfois
la vérité, si les dirigeants de ce pays
là veulent réellement le développement
de cette partie du Burkina, ils le peuvent, par contre
je dirai sans hésiter que même si le premier
multiplie ses périples sur l’ouest du Burkina
sans avoir à cœur le développement
de cette cité, ça ne changera rien ».
Millogo
Dô, chômeur : En ce qui me concerne,
je dirai que j’apprécie à sa juste
valeur l’arrivé du premier ministre dans
la ville de Bobo. Je crois qu’il a initié
ce déplacement de Bobo pour toucher les réalités
de cette ville tant sur le plan positif que sur le plan
négatif. Je pense d’ailleurs que c’est
la meilleure façon si vraiment on tient à
développer une ville car de là on sait ce
qui va ou pas. Je trouve très juste sa rencontre
avec toutes les couches socioprofessionnelles de la ville
pourvu que cela soit de bon cœur, car il faut reconnaître
que ceux-ci sont confrontés à d’énormes
problèmes que je déciderai de taire ici.
Il faut souligner aussi que les opérateurs économiques
de Bobo ont actuellement du pain sur la planche avec cette
crise ivoirienne qui n’a que trop duré. Avec
cette lueur d’espoir qui se profile à l’horizon,
on espère que cela pourrait changer beaucoup de
choses, sinon que c’est compliqué. En sa
qualité de premier Ministre, il est de son devoir
de faire renaître de l’espoir dans le cœur
de ces opérateurs économiques qui ne savent
plus à quel saint se vouer. Et dans une ville comme
Bobo qui est de surcroît la capitale économique
du pays où il y a plus d’usines et où
paradoxalement le chômage bat son plein, le premier
Ministre doit également penser à ce problème
afin de trouver des solutions idoines à ce chômage
qui constitue un frein au développement de ce beau
pays. Il doit aussi tout faire pour surpasser ses prédécesseurs
et aussi réussir ce que ceux-ci n’ont pu
faire pour cette ville que nous aimons tant ».
Romba
Abdoul, détenteur d’une cave au secteur 14
: « Pour ma part, je dirai que c’est
une fierté pour moi et l’ensemble de la population
bobolaise d’avoir accueilli son excellence Tertius
Zongo. Cette marque de considération me fait dire
que Bobo n’est pas oubliée, n’en déplaise
aux oiseaux de mauvais augure. Je voudrais aussi ajouter
que le développement de Bobo-Dioulasso occupe une
place de choix dans le plan quinquennal de développement
de la quatrième république. Si ce que nous
avons entendu ces derniers jours suite à l’arrivée
du premier ministre à Bobo-Dioulasso, je dirai
aux risques de me tromper, que la relance économique
de la région sera chose faite. Etant du secteur
informel, j’aurais appris que de projets dignes
de ce nom seront installés à Bobo pour soutenir
convenablement le secteur informel dans sa lutte effrénée
contre la pauvreté. Pour terminer j’ose donner
un conseil à Tertius Zongo, pour qu’il réussisse
à la mission qui lui est confiée, il faudrait
qu’il veille à la bonne gouvernance ».