San
Finna N°434 du
08 au 14 Octobre 2007 "Il
n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais
il n'est de Liberté sans capacité de refus"
BOBO-DIOULASSO
: BABA TRAORE SERAIT-IL DESAVOUE PAR LA POPULATION
DU SECTEUR 10, EX YEGUERE ?
Il
est 10h 30 mn ce 1er octobre 2007 quand
nous arrivons à la mairie de l’arrondissement
de Do où on nous avait fait savoir
qu’il se déroulait quelque
chose qui valait le détour. Devant
la porte de la mairie, nous sommes accueilli
par un usager qui nous connaît et
qui nous dit ceci : «Vous êtes
venus pour la circonstance ? » Nous
avons répondu évidemment par
l’affirmative pour ne pas apparaître
comme des « bleus ». Dans la
cour, nous constatons des comportements
inhabituels, tout le monde entrant et sortant
sans s’adresser la parole.
Et puis, voilà qu’un usager
nous affranchit sur la situation : le torchon
risque de brûler ici aujourd’hui.
Sur ces entrefaites, arrive alors une délégation
forte de 11 membres qui prend place à
la salle de réunion de la mairie
de l’arrondissement de Do et qui n’a
qu’un seul refrain : nous ne voulons
plus de Baba Traoré. Manque de communication,
manque de considération envers autrui,
gestion autocratique du parti dans le secteur..
, seront entre autres les griefs reprochés
au délégué CDP du comité
de base du secteur 10 Yéguéré
dans l’arrondissement de Do, actuel
président du conseil régional
de Bobo.
Le maire Moustapha Tinto qui a accueilli
cette délégation en compagnie
de son deuxième adjoint Siaka Karambiri,
a tenu à ce que chacun prenne la
parole afin de cerner l’objet de leur
visite. Tous, dans leur langage propre,
diront qu’ils ne veulent plus que
Baba Traoré préside à
leur destinée dans le secteur. Ils
poursuivront en disant qu’ils veulent
leur autonomie dans le choix de leurs dirigeants
car ils ne souhaiteraient pas qu’on
vienne parachuter un individu à la
tête de leur secteur sans leur consentement.
Pour terminer, ils diront qu’ils auraient
souhaité que le maire les soutienne
dans cette action car ils ne souhaitent
pas qu’au prochain renouvellement
des structures du parti, celui-ci reste
toujours leur délégué.
En homme politique averti et en guise de
réponse, monsieur Tinto Moustapha
leur demandera de se calmer et qu’il
ne ménagera aucun effort pour transmettre
leurs préoccupations à qui
de droit. Nous apprenons par la même
occasion que le maire de la commune de Ouagadougou
séjournera dans la capitale de Sya
à partir du samedi 06 octobre 07
pour le renouvellement de la section provinciale
du CDP Houët.
Affaire donc à suivre.
Né
en 1980 au bord du marigot Kassi, à
Lahirasso dans le Département de
Padéma province du Houët, Millogo
Mohamed Kassi, surnommé Razo Root
Cultur est un artiste musicien de renommée
internationale unique en son genre. Parlons
un peu de lui.
A 15 ans déjà il devient spécialiste
du N’goni et de la Kora, des instruments
de musique qui ont bercé son enfance
chez son oncle paternel. Au printemps de
1998, il débarque à Bamako
au Mali où il intégra l’orchestre
national Kanaga qui lui a permis par la
suite de côtoyer de grands musiciens
comme Ali Farka Touré. Dépositaire
d’un style très original où
la beauté de la mélodie mandingue
se dispute aux couleurs de la musique jamaïquaine
« le raggadè », Razo
est un vocaliste de qualité, porté
aux envolées mélodiques et
doublé d’un instrumentiste
de valeur. Son jeu à la kora, harpe
à 21 cordes avec 10 doigts (instrument
emblématique dans tout le Sahel)
est impressionnant. Doté d’une
surprenante capacité d’improvisation
et d’une incontestable maîtrise
technique, cet artiste musicien hors pair
ne finira pas de nous surprendre.
Après son premier clip «La
vie est longue » qui a fait un sacré
tabac, il nous reviendra, chose promise,
avec un album de 11 titres qui sera exclusivement
enregistré dans le studio de Oumou
Sangaré à Bamako au Mali.
Dans la conception de ce clip, l’artiste
musicien s’associe les services de
son frère DJ Béton, de son
vrai nom Millogo Mittuan, animateur émérite
de Guinness. Dans son prochain album, l’artiste
a décidé de revenir sur certains
morceaux du premier album, nous citerons
au passage, « La vie est longue »
remixé, Tounga, Marijo Najo -en hommage
à sa productrice- sans oublier le
blues instrumental sur la route de Layirasso.
Et ce n’est pas tout, l’artiste
serait entrain de monter un studio de montage
de clips dans son Layirasso natal, localité
située à environ 125 km de
Bobo-Dioulasso.
Bon vent à l’artiste musicien
Razo Root Cultur et à son groupe.