Mise à jour le 28/10/2007
ACTUALITES

Fleche Accueil
Fleche Sommaire du N°437
Fleche Au courant de la plume
Fleche A vue de pays
Fleche Deux sons de cloche
Fleche Tribune de la femme
Fleche D'une semaine à l'autre
Fleche A vue de monde
Fleche Cocktail flash
Fleche Sites à visiter
Fleche Nos archives

DIALOGUE

 Fleche Ajouter à vos favoris
 Fleche Nous contacter

SERVICES
Fleche E-mail gratuit
Fleche Infos mondiales (AFP)
Fleche Horoscope

PUBLICITES

Galerie de photos

 
 

LIENS UTILES

Fleche cenatrin
Fleche site officiel du Burkina
Fleche fespaco
Fleche siao
Fleche uemoa
Fleche ceni


RECHERCHE SUR INTERNET
 

PARTENAIRES

 


 
Hebdomadaire burkinabè paraissant le Lundi
Bienvenue sur le site de San Finna, votre hebdomadaire burkinabè en ligne!           

San Finna N°437 du 29 Octobre au 04 Novembre 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"

Nos archives

IL ETAIT UNE FOIS, LA TENUE DE DEUX « 7ème FORUM» SUR LA GOUVERNANCE AU BURKINA FASO


Logo du PNUD
Imitant la fable, on peut dire qu’il était une fois, deux réunions qui se tenaient au Burkina Faso. La première, le 7ème Forum sur la gouvernance en Afrique, était pilotée par le PNUD et se tenait dans les salons feutrés de Ouaga 2000, sur le thème «Renforcer les capacités de l’Etat en Afrique ». La seconde, le 7ème Forum de communication alternative (FOCAL) était pilotée

par l’Union Nationale pour la Démocratie et le Développement (UNDD) et se tenait à Kombissiri dans le modeste Secteur 3 de la ville, sur le thème : « Septième Forum africain sur la gouvernance : un échec programmé dont la responsabilité est partagée entre les partenaires et les Etats ».

La 1ère manifestation a réuni le gotha international, bénéficiant de la participation de Paul Kagame, Président du Rwanda et du 1er lauréat du Prix Mo Ibrahim, Joachim Chissano, et on en a parlé en long et en large dans les médias nationaux et internationaux. Seulement, les peuples du Burkina Faso et de toute l’Afrique ont vaqué normalement à leurs occupations, ignorant que dans ce lieu, on parlait de son destin.

La seconde n’a pas drainé de personnalités prestigieuses, seulement quelques responsables et militants du parti et le bas peuple. On n’en a pas beaucoup parlé sauf dans quelques organes nationaux, mais ce qui s’y est dit correspond à l’attente de la majorité des peuples d’Afrique.

Après le résumé de la manifestation de Ouaga 2000 qui a duré 3 jours, vous lirez un résumé des échanges que l’UNDD a eus à Kombissiri sur la gouvernance.


FORUM A OUAGA 2000

Le 7è Forum africain sur la gouvernance s’est bel et bien tenu dans la Salle de Banquets de Ouaga 2000, présidé par les deux Chefs d'Etat, Blaise Compaoré du Burkina Faso et Paul Kagame du Rwanda. Les invités provenant d’une trentaine de pays ont participé aux travaux avec évidemment des « forumistes » burkinabé.

Ce fut l’occasion de faire l’état des lieux de la bonne gouvernance. Là-dessus, l’unanimité s’est faite sur la difficulté persistante que rencontrent les Etats à faire face à leur développement économique, politique et social. Ces difficultés, les pays les traînent comme un boulet depuis les années 60. Les causes tiennent à plusieurs facteurs : la faiblesse des capacités institutionnelles et humaines des pays africains.

Que faire pour que les choses bougent enfin ?

Sur cette question, le consensus s’est fait autour des actions à mener telles que le renforcement du processus d’institutionnalisation et l’accroissement de l’ investissement dans les capacités humaines. C’est cela qui permettra de remettre à niveau le fonctionnement du secteur public, d’affirmer la légitimité de l’Etat et de favoriser le développement des capacités de leadership. Mais les actions à entreprendre ne doivent pas concerner uniquement le domaine central. Au niveau local, on doit poursuivre le même objectif à travers la décentralisation. Toutes ces actions devant être suivies d’une politique de genre efficace.

Augmenter les capacités de l’Etat, c’est le rendre en mesure, selon les « forumistes », de travailler à l’amélioration des processus et systèmes électoraux, du système judiciaire et de l’Etat de droit respectueux des prérogatives de l’organe judiciaire.

C’est là, la synthèse des travaux de ce 7ème Forum.

FORUM A KOMBISSIRI

A Kombissiri, l’UNDD a aussi tenu la 7ème édition de son Forum de communication alternative (FOCAL), au Secteur 3 de Kombissiri le 23 octobre 2007.

Le constat qui a été fait, c’est « que la bonne gouvernance n’est pas au rendez-vous en Afrique » malgré toutes ses richesses. Et si c’est ainsi, diront les «forumistes », c’est parce que « les pouvoirs en Afrique optent pour la démocratie de forme et pratiquent avec plus ou moins de subtilité, l’oppression ».

Les membres présents ont expliqué par exemple qu’au Faso, « tout est dans les mains du pouvoir qui fait ce qu’il veut, nomme ses préférés comme députés, donne des marchés à qui il veut, juge ceux qu’il n’aime pas et laisse les autres tranquilles ».

Il est ressorti des discussions que si les pays riches insistent sur cette notion de bonne gouvernance, c’est parce qu’il y a des phénomènes globaux qui sont là et qui risquent de les toucher, dans leur tranquillité de riches. Donc, ils veulent que les choses s’améliorent, surtout pour ne pas être envahis par les hordes d’Africains.

Pour les membres de l’UNDD réunis à Kombissiri, c’est simple : pour qu’il y ait bonne gouvernance : il faut avant toute chose une démocratie vraie où on laisse les gens libres de voter qui ils veulent, où on ne les achète pas. La Commission électorale doit être une vraie structure indépendante, la Radio, la télévision ne doivent pas être seulement là pour les gens du pouvoir, l’Etat doit promouvoir la croissance équilibrée de tous les Burkinabé et pas seulement de ceux qui sont du clan au pouvoir, à Ouaga 2000 ou dans les cités de l’impunité.

Les participants diront aussi qu’il faut faire preuve de meilleure gestion car les dépenses ne sont pas toujours justifiées. Il faut prendre l’habitude de dire avec quoi on fait des actions, des manifestations, et ils diront justement qu’il y a trois exemples tout récents qui montrent qu’on n’en est pas là au pays des hommes intègres. Les voici tels que repris par le parti :

« - Quand le pouvoir organisait ses 20 ans de renaissance démocratique, un journaliste a voulu savoir le montant du budget et on a damé sur lui.

- L’autre fois, à Ouaga 2000, Issa K. Barry de l’Observateur Paalga a expliqué que les journalistes ont voulu savoir le budget du 7ème forum africain et qu’ils sont restés sur leur faim. Le coordonnateur du forum refusera de dévoiler le budget du forum en disant : « Je n’ai pas l’habitude de donner des chiffres » .

- Troisième exemple : c’est le cas de cette route Koudougou/Dédougou qui fait tant parler. Le Père blanc Jacques Lacour était tellement outré de ces travaux mal faits et financés à grands frais par l’extérieur qu’il dira toute son aigreur sur la façon dont le pays est géré, dans Le Pays du 23 Octobre 2007 : ‘Certains voudraient nous faire croire que nous célébrons ces jours-ci 20 ans de renaissance démocratique ! Eh bien moi, je dis non ! S’il en est ainsi, nous célébrons ces jours-ci 20 ans d’accaparement de l’Etat et des ressources nationales par un groupe semi-mafieux qui ne pense qu’à son enrichissement personnel et qui gère le pays au profit d’une minorité’ ».

Les participants ont dit aussi qu’il faut reconnaître que le NEPAD ne marche pas comme le Mécanisme d’évaluation par les pairs.

Le parti réuni en conclave à Kombissiri a conclu « qu’il faut dire la vérité d’abord, accepter de sanctionner les pays qui ne font pas la vraie démocratie, ceux qui refusent l’alternance démocratique et qui pratiquent l’impunité ». Mais le parti de la panthère s’est montré plutôt sceptique sur les possibilités de changement car même pour les partenaires, il est difficile de résister aux égoïsmes, aux intérêts particuliers, aux « faiblesses et appétits divers pour agir ici et maintenant ».

CY





Site réalisé par Come Tell The World