Mise à jour le 28/10/2007
ACTUALITES

Fleche Accueil
Fleche Sommaire du N°437
Fleche Au courant de la plume
Fleche A vue de pays
Fleche Deux sons de cloche
Fleche Tribune de la femme
Fleche D'une semaine à l'autre
Fleche A vue de monde
Fleche Cocktail flash
Fleche Sites à visiter
Fleche Nos archives

DIALOGUE

 Fleche Ajouter à vos favoris
 Fleche Nous contacter

SERVICES
Fleche E-mail gratuit
Fleche Infos mondiales (AFP)
Fleche Horoscope

PUBLICITES

Galerie de photos

 
 

LIENS UTILES

Fleche cenatrin
Fleche site officiel du Burkina
Fleche fespaco
Fleche siao
Fleche uemoa
Fleche ceni


RECHERCHE SUR INTERNET
 

PARTENAIRES

 


 
Hebdomadaire burkinabè paraissant le Lundi
Bienvenue sur le site de San Finna, votre hebdomadaire burkinabè en ligne!           

San Finna N°437 du 29 Octobre au 04 Novembre 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"
  

Tribune de la femme

QUETE D’INFORMATIONS DETAILLEES SUR LES INONDATIONS
C’EST LA CROIX ET LA BANNIERE !

Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur l’Afrique n’ont pas épargné le Burkina Faso, loin de là. Les chiffres à cet égard, sont on ne peut plus impressionnants : 92.794 sinistrés, 8968 maisons détruites, 17.000 hectares de cultures inondées, 2344 greniers de vivres emportés, 50 décès et plus d’une centaine de blessés. Ce bilan, qui n’est pas encore exhaustif, a été enregistré dans 12 régions de notre pays. Dans ce lot des sinistrés, il faut noter que des 16.995 ménages concernés, près de 50 % vivent dans une situation d’extrême vulnérabilité.

Les dernières données datent du 22 octobre passé et celles-ci, nous les avons obtenues après des jours de galère, des heures et des heures à faire le pied de grue au Ministère de l’Action sociale et de la solidarité nationale qu’occupe à son plus haut niveau Mme Pascaline Tamini et au Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation (CONASUR). Si nous n’avons pas pu rencontrer Mme Tamini jeudi dernier (qui était en partance pour l’Espagne), le directeur de la communication du MASSN nous a tout de même promis que ce n’était que partie remise.

Mais par contre, pour dire vrai, au CONASUR, où les choses concrètes se passeraient, nous avons vu, chose curieuse, les portes se fermer à notre nez.

Les voies du CONASUR sont impénétrables, dirions-nous, puisque plus d’un mois de va et vient ne nous aura donc pas permis d’avoir le moindre des responsables au niveau de ce département pour répondre à nos questions, le Secrétaire permanent que nous avons essayé de contacter

Logo du CONASUR

trois fois de suite, est resté silencieux, sauf à avancer cet argument incongru qu’il s’agit d’une question politique et qu’il n’y a que la ministre qui puisse être habilitée à répondre.

Le Secrétaire permanent nous fait donc comprendre qu’au Burkina Faso, quand il s’agit de choses publiques, il n’y a qu’une trentaine de personnes (les ministres) qui peuvent parler. Nous en prenons acte mais pensons que sur un sujet aussi important que les conditions de vie de près de 100.000 personnes sinistrées, les langues pourraient facilement se délier. Pourquoi la seule Ministre ? N’est-ce pas le CONASUR qui s’occupe des dossiers des sinistrés ou est-ce la ministre seule ? Ne sommes-nous pas dans un Etat de droit démocratique où l’information sur le fonctionnement des services publics est en principe un droit pour le citoyen ?

En tout cas, « tintin » pour nous car nous ferons notre deuil des informations fouillées que nous désirions sur l’état des sinistrés et sur les différentes aides apportées à ces derniers. Si c’est uniquement ces aspects que notre monsieur craint d’évoquer avec nous, c’est qu’il y a peut-être anguille sous roche.

Autre aspect : en tout lieu, on reproche souvent aux journalistes de ne pas aller à la source pour avoir la vraie information, d’écrire à tort et à travers, de manquer de professionnalisme. Mais la preuve est apportée là qu’on refuse de nous recevoir et de répondre aux questions qui intéresseraient fort notre lectorat.

En tout cas, le directeur de la presse ministérielle que nous avons rencontré nous aura, au moins pour sa part, montré une certaine disponibilité, ce dont nous le remercions ici.

Ainsi donc, il éclairera notre lanterne par les éléments suivants.

Concernant par exemple l’occupation de certaines écoles pour l’hébergement des sinistrés, il nous a assuré que les différentes écoles ont eu une rentrée sans problèmes du fait que certains sinistrés ont été hébergés dans des familles et d’autres dans des tentes appropriées. 30 % de nos sinistrés auront besoin d’une assistance jusqu’à la prochaine récolte.

Pour une éventuelle reconstruction des maisons des sinistrés, le Directeur de la presse ministérielle répondra que madame la Ministre aurait assuré qu’il sera élaboré un programme de secours et de réhabilitation. Voilà qui viendra peut être aider certaines personnes à retrouver un goût à la vie !

Mais des questions, nous nous en posons toujours cependant, en accord avec l’opinion, et nous espérons que si chose promise est chose due, madame la Ministre y répondra. Ces questions sont notamment les suivantes.

Comment se fait-il qu’on soit passé en un tour de main, de 40.000 sinistrés à près de 100.000 ?

Les écoles ont-elles vraiment été toutes libérées quand notre confère du quotidien Le Pays a rapporté dans son édition du 26 octobre dernier, que ce n’est pas le cas. Il faudrait donc que le ministère confirme la nouvelle qu’il nous a donnée car elle est importante.

Les sinistrés ont-ils réellement suffisamment à manger ? Sont-ils totalement pris en charge au niveau de l’habillement, des soins de santé et leurs enfants sont-ils tous scolarisés gratuitement ?

Les sinistrés seront-ils autorisés à reconstruire dans les bas-fonds ? Quelle forme prendra cette aide promise par le Ministère pour la reconstruction ?

Les dégâts matériels ont été chiffrés et si oui, à combien s’élèvent-ils ?

Un autre point important puisque c’est le nœud de la guerre, pourrait-on dire : quid des aides et dons apportés par tous ou promis pour ces sinistrés ? Peut-on nous en faire un état et surtout connaître le dispatching ? On a tous noté les nombreux gestes effectués et les promesses d’aide ; pour cela, il suffit de lire les journaux chaque jour pour voir que la solidarité n’a pas fait défaut !

Bala Sibiri





Site réalisé par Come Tell The World