San
Finna N°437 du
29 Octobre au 04 Novembre 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus
mais il n'est de Liberté sans capacité
de refus"
ZOGONA VIBRE ENTRE "SHOW
TIME" ET "FIGHTING"
Accident
à Zogona à côté
du maquis
Dans
une de nos précédentes éditions,
sous le titre « Les gosses de riches se
shootent à la déprave »,
nous faisions état de cette bande de
fils à papa qui écumaient les
boîtes de nuit où ils festoyaient,
buvaient et se livraient à des défis
multiples engageant des sommes folles.
Du coup, le reportage faisant peut-être
son œuvre et les parents réagissant,
les choses semblaient s’être quelque
peu calmées à ce niveau.
Faux ! Ce n’était, semble-t-il,
que pour se déporter vers d’autres endroits
comme ce maquis tristement connu de Zogona, successivement
fermé et ouvert durant les deux dernières
années pour cause de nuisances sonores et dépravation
de tous ordres.
Les clients pensaient y être à l’abri
des micros et caméras intrus des indésirables
médias. Alertés, nous y étions
ce samedi 3 novembre où dès 15 heures,
dans cette salle faite pour contenir une cinquantaine
de personnes, grouillaient quelques centaines de jeunes
déjà passablement éméchés
(dont certains fils bien connus de personnalités
dont nous tairons les noms pour la circonstance) tellement
l’alcool coulait à flots. Au jugé,
ils n’auront pas consommé pour moins
de 400.000 fcfa de Guiness et près de 100.000
fcfa de Castel.
Qu’est-ce que cette situation ne provoquera
pas ! Les coups de poing ont été largement
partagés ! Tout le « goudron »
passant par là était occupé de
petites filles de 12 à 16 ans et de boxeurs
spontanés. C’était tout comme
dans les westerns truculents où la moindre
réflexion mal placée déchaînait
des bagarres du diable.
Les plus graves résultats, c’est plus
loin qu’on a pu les constater, et c’est
naturellement en circulation. Voyez vous-même
les photos : deux accidents et pas des moindres sur
l’avenue Charles de Gaulle.
Il va falloir que Monsieur le premier Ministre, pétri
de renaissance religieuse puisque nous sommes à
l’heure des « renaissances », se
préoccupe de l’hygiène de vie
des jeunes au Faso. Ce serait une façon aussi
de préserver l’avenir et d’assurer
la durabilité de la « croissance ».
Alors, une instance nationale d’écoute
et de conseil des jeunes ayant des moyens persuasifs
et dissuasifs, ça ne ferait peut-être
pas de mal aux jeunes et à l’image de
l’Etat.