Mise à jour le 04/11/2007
ACTUALITES

Fleche Accueil
Fleche Sommaire du N°438
Fleche Au courant de la plume
Fleche A vue de pays
Fleche Deux sons de cloche
Fleche Tribune de la femme
Fleche D'une semaine à l'autre
Fleche A vue de monde
Fleche Cocktail flash
Fleche Sites à visiter
Fleche Nos archives

DIALOGUE

 Fleche Ajouter à vos favoris
 Fleche Nous contacter

SERVICES
Fleche E-mail gratuit
Fleche Infos mondiales (AFP)
Fleche Horoscope

PUBLICITES

Galerie de photos

 
 

LIENS UTILES

Fleche cenatrin
Fleche site officiel du Burkina
Fleche fespaco
Fleche siao
Fleche uemoa
Fleche ceni


RECHERCHE SUR INTERNET
 

PARTENAIRES

 


 
Hebdomadaire burkinabè paraissant le Lundi
Bienvenue sur le site de San Finna, votre hebdomadaire burkinabè en ligne!           

San Finna N°438 du 05 au 11 Novembre 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"

Nos archives

ACHARNEMENT SUR LA COMPAGNE
DU CAPITAINE OUALI LUTHER DIAPAGRI ?

Dans la dernière parution de notre confrère « L’Evènement », la journaliste Ramata Soré rapportait les difficultés auxquelles est confrontée la compagne du Capitaine Ouali Luther depuis l’évasion de ce dernier de la Maison d’Arrêt et de Correction de Ouagadougou. L’article intitulé : « A défaut de Ouali, on s’en prend à sa compagne » rapporte que : «La compagne du Capitaine Ouali, dans la journée du mardi 16 Octobre 2007 a été arrêtée aux environs de midi et conduite par un homme en civil, probablement un gendarme au groupement départemental de la gendarmerie de Ouagadougou sur demande du Capitaine Ali Traoré de la gendarmerie. Et c’est vers 18 h, ce même jour, que le procureur militaire Bagoro lui signifiera qu’elle a été convoquée pour ‘question judiciaire’. Et aux environs de 19 h, elle a été conduite à la MACO où elle passera la nuit ».

Nous avons cherché à rencontrer la compagne du célèbre évadé et ça n’a pas été sans difficulté tellement la frayeur subsiste toujours en elle, nous a-t-elle fait savoir.


Mariam Sori
Depuis qu’elle a tâté de la MACO, le sort semble, nous dit-elle, se liguer contre elle. Elle croyait que c’était fini, qu’on la laisserait tranquille après qu’elle ait été entendue deux fois sur cette évasion du Capitaine et après qu’elle ait passé une nuit de détention à la MACO. Erreur ! Si elle n’a plus la police, la gendarmerie et le procureur sur le dos, elle serait l’objet de dérangement, d’intimidations et de tracas les plus divers. Son téléphone serait

actuellement sur écoute tandis que des personnes suspectes tourneraient fréquemment autour de son domicile. Pour être surveillée comme le lait sur le feu, elle en est persuadée ; plus encore, elle est convaincue qu’on lui cherche noise et qu’on veut lui pourrir la vie.

Pour preuve, nous fera-t-elle savoir, l’association « Ne pêche plus » qu’elle dirige, rencontre curieusement des difficultés de fonctionnement, et au sein du bureau, c’est comme si on avait jeté le venin de la discorde car les dissensions sont monnaie courante et la plupart du temps, nourries par des prétextes lugubres. Le but, qui ne dit pas son mot pour elle, c’est de la débarquer.

Et comme pour compliquer davantage les choses, voilà que les partenaires choisissent ce moment difficile pour fermer les robinets pour des raisons qui, là aussi à ce qu’elle nous assure, sont sans queue ni tête.
Mariam Sori puisque c’est d’elle qu’il s’agit, s’est donc vue obligée d’arrêter toutes les activités de l’association. Les programmes de sensibilisation, la couture, le tissage qui étaient pratiqués, rendant service à bien des femmes, tout ça, c’est terminé et bien terminé.

Pourquoi l’avoir laissée ainsi en plan, abandonnée au milieu du gué et l’obligeant à jeter le manche après la cognée ? Parce que les pressions, les ragots de toutes sortes ont fait leur œuvre et que l’on a pris pour argent comptant les allégations tendant à lui imputer la responsabilité de l’évasion de Ouali par assistances diverses grâce notamment aux aides dont bénéficiait « Ne pêche plus » ? C’est possible, dit-elle, que les bailleurs aient mordu à ce leurre ; c’est possible que des gens continuent à dire qu’elle a utilisé les fonds de l’association pour cela. En tout cas, pour sa part, elle reste « zen » de ce côté. Quand on l’accuse par ailleurs d’être pour beaucoup dans l’évasion de son compagnon, elle s’en défend non sans justifier cette évasion.

Les conditions de détention de Ouali, dit-elle, s’aggravaient de jour en jour : c’est comme si on prenait un malin plaisir à lui rendre encore plus difficile sa détention pour l’amener à un acte de désespoir. Sinon, il aurait pris son mal en patience. La bonne preuve, c’est que les occasions d’évasion n’ont pas manqué. Et à Mariam Sori de rappeler ce grand soir où les militaires en révolte sont venus ouvrir toutes grandes les portes de la prison et lui offrir la liberté. Tout le monde a noté que Ouali n’a pas voulu quitter la MACO non plus que Naon.

Pour elle, ce sont en tout cas les dures conditions de son incarcération qui augmentaient de jour en jour, qui l’ont amené dès la première occasion, à prendre la poudre d’escampette.

Il est parti beaucoup plus pour préserver sa vie que pour recouvrer la liberté. Bien qu’on lui en ait tenu rigueur, l’accusant d’être complice de l’évasion, elle ne se laisse pas abattre. Même si sa condition sociale s’en est trouvée affectée, elle continuera, assure-t-elle, à lutter pour faire en sorte que sa fille de 14 ans, qui se trouve actuellement en classe de 3ème dans un Internat de la place, connaisse une vie moins tumultueuse et que son compagnon ne connaisse pas de harcèlements de quelque nature que ce soit, là où il se trouve.

Mariam Sori assurément ne donne pas l’air d’être nourrie par la graine de l’ingratitude, qui tourne casaque devant l’infortune de son compagnon. Ensemble, ils ont mangé le pain blanc, ensemble ils mangeront le pain bis ! Elle assume et se montre même prête à faire plus pour protéger Ouali, croisant les doigts chaque jour que Dieu fait pour qu’il ne vienne pas à l’idée des autorités béninoises de le rapatrier au Faso car pour sûr, à ce qu’elle dit, sa vie serait menacée.

Cette femme de caractère qui nous a reçus (et à qui nous disons un grand merci) ne manque certes pas de pourfendeurs l’accusant de vouloir instrumentaliser cette affaire Ouali pour masquer les faiblesses de gestion de son association mais elle a aussi ses soutiens, nombreux, qui s’émeuvent de son sort.

T.N





Site réalisé par Come Tell The World