San
Finna N°439 du
12 au 18 Novembre 2007 "Il
n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais
il n'est de Liberté sans capacité de refus"
REPONSES
AUX QUESTIONS ORALES DES DEPUTES
Vendredi
dernier à l’Assemblée nationale, c’était
la séance des questions orales. Voici les réponses
apportées à quelques questions de députés
que San Finna a relevées pour vous. Mais précisons
d’abord que ce jour-là, sur les 111 députés
que compte l’assemblée, 61 étaient
présents, les autres absentéistes ou excusés.
Précisons également que la présence
du premier Ministre a donné une marque particulière
à cette plénière qui a vu la présence
effective des ministres interpellés par les députés.
Les
Députés Bila Dipama et Té Gandi Sanou
ont interpellé le Ministre de l’Environnement
et du Cadre de vie sur les questions suivantes :
- Quel est l’état des campagnes de reboisement
organisées en 2006-2007 ?
- Quelle est la politique du gouvernement en matière
de mécanismes de protection, d’entretien
et de suivi des plants ?
- Mesures prises par arrêté en vue d’une
production organisée du charbon : quelle appréciation
de l’exécution desdites mesures ?
- Quels en ont été les résultats
en termes d’organisation des producteurs, de recettes
et de protection de l’environnement ?
Sans
être prolixe, le ministre, après avoir fait
un rappel historique sur la reforestation du couvert végétal
de notre pays, a dit tout l’intérêt
progressif de la population autour de cette question.
En terme de chiffres, il dira que l’an dernier,
c’est 6 millions de plants qui ont été
mis sous le sol et pour l’année présente
7 millions d’autres l’ont été.
Par contre, parlant de suivi des plants mis en terre,
le ministre dira que le nombre de plants qui subsistent
demeure insignifiant dans les zones où il y a moins
de surveillance. C’est là qu’il a souhaité
une implication citoyenne dans la préservation
des plants et une mise en œuvre vigoureuse des projets
de forêts villageois et communaux. Du reste, il
fera comprendre que selon les normes internationales,
l’Etat doit disposer de 30 % du territoire en terme
de domaine forestier mais que les efforts de notre pays
nous limitent à 14 %. La divagation des animaux
et autres contraintes telles que les sécheresses
et les termites viennent en dernier lieu gêner le
système de reforestation. Faut-il donc retourner
au charbon ? La question semblait être dans tous
les esprits.
Le
Député Salifo Tiemtoré interpellera
ensuite les Ministres de l’Administration du territoire
et de la décentralisation et de l’Agriculture,
de l’hydraulique et des Ressources halieutiques
sur les questions suivantes :
Député Salifo Tiemtoré
-
Dans un contexte général d’insécurité
foncière, quelles dispositions pratiques
le gouvernement compte-t-il prendre pour prévenir
et gérer les conflits et donner plus de chance
aux producteurs ruraux pour de meilleurs rendements
?
- A quand l’adoption de la politique nationale
de sécurisation foncière en milieu
rural et quelles sont les mesures envisagées
pour sa mise en œuvre diligente et effective
?
Tour
à tour, il a été expliqué
les mesures qui son en train d’être mise en
œuvre dans ces domaines en même temps que les
difficultés. Par exemple, le ministre Clément
Sawadogo du MATD parler de la situation qui a prévalu
à Gogo et qui illustre parfaitement les difficultés
que les autorités ont en matière de résolution
des conflits fonciers. Pour rappel, à la suite
d’un banal conflit entre un agriculteur et un berger,
plusieurs personnes avaient perdu la vie et bien d’autres
obligées de fuit leurs localités. Il dira
que pour le moment, aucun schéma national d’aménagement
du territoire n’a été effectué
parce qu’avant, il faudrait mener beaucoup d’enquêtes
sur le terrain.
Il ne passera pas sous silence l’inadaptation de
la loi foncière au Burkina qui fait de l’Etat
le propriétaire de la terre alors que de fait,
elle appartient aux coutumiers. La mise en place progressive
de conseils villageois de développement s’achèvera
selon le ministre d’ici le 31 décembre 2007
et le gouvernement planchera alors sur un certain nombre
de problèmes en vue de leur résolution.
Le ministre délégué à l’Agriculture
parlera des mesures qui seront prises prochainement par
les députés autour de la question essentielle
de la propriété de la terre.
Ensuite,
le Député Michel Ouédraogo a interpellé
le Ministre des Transports sur la question suivante :
- La limitation de vitesse en ville, la question des camions
transportant le bois de chauffe en ville et les véhicules
sans plaque d’immatriculation sont des problèmes
d’actualité. Pouvez-vous nous éclairer
sur la teneur des problèmes soulevés ainsi
que les dispositions prises ou à prendre pour juguler
ces fléaux ?
Le
ministre insistera sur la limitation de la vitesse en
ville pour dire que des efforts sont en train d’être
déployés dans le sens de l’accroissement
de feux tricolores dans les axes qui en sont dépourvus
ainsi que des campagnes de sensibilisation sur la sécurité
routière qui sont en oeuvre. Concernant les véhicules
de bois de chauffe, le ministre parlera de la relecture
très prochaine des textes concernant ceux-ci en
matière de circulation en agglomération.
Parlant des véhicules sans immatriculation, le
ministre dira qu’en plus de la poursuite des contrôles
en vue de la répression, le ministère entreprendra
avec plus de vigueur des missions foraines d’immatriculation
en même temps que des missions foraines pour les
visites techniques de véhicules, ce qui permettrait
de faire en sorte qu’il y ait moins de ces cas dans
les petites villes et campagnes. Entre plusieurs autres
projets, le ministre parlera de la création très
prochaine d’une Haute autorité autonome de
la sécurité routière.
A
noter que le plus gros lot des questions a été
posé au Ministre Paré des Enseignements
secondaire, supérieur et de la recherche scientifique
sur les questions suivantes.
Parlant des cités universitaires de Bobo-Dioulasso
et de Kossodo en construction, le ministre s’attardera
quelque peu sur le retard accusé du logement étudiant
de 750 places à Kossodo. Du reste, l’on avait
remarqué l’insistance avec laquelle le premier
Ministre avait souhaité que les travaux avancent
le plus rapidement possible quelques jours après
sa prise de fonction. Malgré les défections
enregistrées, le ministre affirmera que d’ici
au 31 décembre 2007, les bâtiments seront
livrés.
Les prévisions de déconcentration et de
décongestion de l’université de Ouagadougou
sont en train d’être mises en œuvre,
notamment avec la finition très prochaine des universités
de Fada et de Ouahigouya. En attendant tout cela, deux
pavillons ont été réservés
sur le site du SIAO ainsi que le centre de formation de
la CNSS en vue d’héberger les étudiants.
Pour faciliter leur déplacement et alimentation,
le ministre a prévu de faire en sorte que les sites
soient bien desservis en bus et que la restauration se
fasse sur place.
Voilà
une heure et demie d’horloge qui a fini par convaincre
les députés questionnaires du jour. Il est
tout de même à préciser que ces questions
orales étaient sans débat.