UN
LUNDI NOIR
A LA POLICE MUNICIPALE DE BOBO-DIOULASSO ?
Dans
une de nos parutions, nous faisions état
d’un climat délétère
qui règnerait à la police municipale
de Bobo. Hé oui ! Il n’y a pas de fumée
sans feu, dit-on et notre constat à ce propos
serait en passe d’être une réalité
palpable. Pour ne pas donner l’information
à sens unique, nous avions tenté à
l’époque à maintes reprises
de rentrer en contact avec les « mogos puissants
», entendez par là les hommes forts
de la police municipale pour comprendre davantage
la véracité de cette rumeur tendancieuse
qui semblait planer sur le ciel tumultueux de Bobo-Dioulasso
et qui faisait état d’une situation
qui ressemblerait à une jungle au quartier
général de la police municipale de
Bobo-Dioulasso. Mais comme vous vous en doutez,
notre requête était restée lettre
morte jusqu’à ce que les choses se
compliquent. Cette situation en son temps nous avait
amené à nous poser un certain nombre
de questions dont celle-ci : pourquoi ce manque
de communication de la part des patrons de la police
municipale ?
Depuis le lundi19 novembre dernier dans la matinée,
« les enfants de Salia Sanou » ont décidé
de prendre leur destin en main par rapport à
cette question en provoquant une rencontre avec
le maire de la commune de Bobo-Dioulasso. C’est
la salle de réunion de la mairie de la commune
de Bobo-Dioulasso qui a servi de cadre à
cette rencontre riche en couleurs. En demandant
avec insistance à rencontrer le maire et
compte tenu du programme chargé de ce dernier,
ils seront finalement reçus par le secrétaire
général de la commune en compagnie
du directeur de cabinet du maire, monsieur Ardjouma
Sanou. Après avoir déballé
l’objet de leur rencontre, les émissaires
du maire ont finalement renvoyé dos à
dos les éléments de la police municipale
en leur demandant de bien vouloir étaler
leurs doléances par écrit afin qu’ils
puissent les transmettre à qui de droit.
Irrités et dépassés par ces
éléments de réponse à
leurs préoccupations, ils ont décidé
de maintenir vaille que vaille leur mot d’ordre
de grève afin de pouvoir contraindre les
autorités communales à la résolution
de leur plate forme revendicative : gestion scabreuse
et opaque du Directeur sortant, le commissaire Tiendrébéogo
Hamidou ; départ exigé du directeur
adjoint de la police municipale, monsieur Ag Abdoulaye
; relèvement des indemnités de logement
; régularisation des primes de risque.. composent
entre autres le menu des revendications des agents
de la police municipale de Bobo-Dioulasso.
Depuis donc le lundi 19 novembre dernier, ces agents
de la police municipale de Bobo brillent par leur
absence dans les artères de la ville de Sya.
Mais ce qui a le plus retenu notre attention, c’est
le fait qu’ils aient séquestré
le directeur sortant de 19h à 21H30, et ce
malgré l’intervention de la Directrice
Régionale de la police nationale de l’Ouest,
du commissaire central de la police de Bobo-Dioulasso,
du directeur du service régional de la police
judicaire de l’ouest, du commandant de la
CRS et du secrétaire général
de la commune de Bobo-Dioulasso et nous en oublions
; ils sont restés stoïques et exigeaient
toujours à ce que ce dernier lève
un coin de voile sur sa gestion .
D’après nos sources, c’est grâce
au secrétaire général de la
commune de Bobo que le directeur sortant a pu quitter
le quartier général de la police municipale
sous escorte dans les environs de 22H. Mais qu’à
cela ne tienne, il faut tout de même reconnaître
que quelque part, il y a quelque chose qui ne va
pas, sinon comment comprendre que ces agents de
la police municipale tiennent tête à
la Directrice Régionale de la police nationale
de l’Ouest ?
Au moment ou nous bouclons cette présente
édition, nous apprenons d’une source
bien informée, que visiblement aucun terrain
d’entente ne semble trouvé.
Seydou
Diabo
ERRATUM
Le
lundi 19 novembre, nous avons appris que la nouvelle
du décès du chauffeur de Blaise Compaoré,
Maïga Hamidou Pathé, était inexacte.
Nous avons immédiatement présenté
nos excuses à Mr Maïga et à sa
famille. Sur Internet, nous avons le même
jour, passé un rectificatif qui est en ligne
depuis le lundi 19 novembre. Encore, toutes nos
excuses, très longue vie à Maïga
Hamidou Pathé et bon rétablissement
!
LA
REDACTION