Mise à jour le 25/11/2007
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San Finna N°441 du 26 Novembre au 02 Décembre 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"

UN LUNDI NOIR
A LA POLICE MUNICIPALE DE BOBO-DIOULASSO ?

Dans une de nos parutions, nous faisions état d’un climat délétère qui règnerait à la police municipale de Bobo. Hé oui ! Il n’y a pas de fumée sans feu, dit-on et notre constat à ce propos serait en passe d’être une réalité palpable. Pour ne pas donner l’information à sens unique, nous avions tenté à l’époque à maintes reprises de rentrer en contact avec les « mogos puissants », entendez par là les hommes forts de la police municipale pour comprendre davantage la véracité de cette rumeur tendancieuse qui semblait planer sur le ciel tumultueux de Bobo-Dioulasso et qui faisait état d’une situation qui ressemblerait à une jungle au quartier général de la police municipale de Bobo-Dioulasso. Mais comme vous vous en doutez, notre requête était restée lettre morte jusqu’à ce que les choses se compliquent. Cette situation en son temps nous avait amené à nous poser un certain nombre de questions dont celle-ci : pourquoi ce manque de communication de la part des patrons de la police municipale ?

Depuis le lundi19 novembre dernier dans la matinée, « les enfants de Salia Sanou » ont décidé de prendre leur destin en main par rapport à cette question en provoquant une rencontre avec le maire de la commune de Bobo-Dioulasso. C’est la salle de réunion de la mairie de la commune de Bobo-Dioulasso qui a servi de cadre à cette rencontre riche en couleurs. En demandant avec insistance à rencontrer le maire et compte tenu du programme chargé de ce dernier, ils seront finalement reçus par le secrétaire général de la commune en compagnie du directeur de cabinet du maire, monsieur Ardjouma Sanou. Après avoir déballé l’objet de leur rencontre, les émissaires du maire ont finalement renvoyé dos à dos les éléments de la police municipale en leur demandant de bien vouloir étaler leurs doléances par écrit afin qu’ils puissent les transmettre à qui de droit. Irrités et dépassés par ces éléments de réponse à leurs préoccupations, ils ont décidé de maintenir vaille que vaille leur mot d’ordre de grève afin de pouvoir contraindre les autorités communales à la résolution de leur plate forme revendicative : gestion scabreuse et opaque du Directeur sortant, le commissaire Tiendrébéogo Hamidou ; départ exigé du directeur adjoint de la police municipale, monsieur Ag Abdoulaye ; relèvement des indemnités de logement ; régularisation des primes de risque.. composent entre autres le menu des revendications des agents de la police municipale de Bobo-Dioulasso.

Depuis donc le lundi 19 novembre dernier, ces agents de la police municipale de Bobo brillent par leur absence dans les artères de la ville de Sya. Mais ce qui a le plus retenu notre attention, c’est le fait qu’ils aient séquestré le directeur sortant de 19h à 21H30, et ce malgré l’intervention de la Directrice Régionale de la police nationale de l’Ouest, du commissaire central de la police de Bobo-Dioulasso, du directeur du service régional de la police judicaire de l’ouest, du commandant de la CRS et du secrétaire général de la commune de Bobo-Dioulasso et nous en oublions ; ils sont restés stoïques et exigeaient toujours à ce que ce dernier lève un coin de voile sur sa gestion .

D’après nos sources, c’est grâce au secrétaire général de la commune de Bobo que le directeur sortant a pu quitter le quartier général de la police municipale sous escorte dans les environs de 22H. Mais qu’à cela ne tienne, il faut tout de même reconnaître que quelque part, il y a quelque chose qui ne va pas, sinon comment comprendre que ces agents de la police municipale tiennent tête à la Directrice Régionale de la police nationale de l’Ouest ?

Au moment ou nous bouclons cette présente édition, nous apprenons d’une source bien informée, que visiblement aucun terrain d’entente ne semble trouvé.

Seydou Diabo


ERRATUM

Le lundi 19 novembre, nous avons appris que la nouvelle du décès du chauffeur de Blaise Compaoré, Maïga Hamidou Pathé, était inexacte. Nous avons immédiatement présenté nos excuses à Mr Maïga et à sa famille. Sur Internet, nous avons le même jour, passé un rectificatif qui est en ligne depuis le lundi 19 novembre. Encore, toutes nos excuses, très longue vie à Maïga Hamidou Pathé et bon rétablissement !

LA REDACTION






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