San
Finna N°441 du
26 Novembre au 02 Décembre 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus
mais il n'est de Liberté sans capacité
de refus"
CALIXTHE
BEYALA EN JUSTICE CONTRE MICHEL DRUCKER
LES DESSOUS DE LEURS RELATIONS AUX 4 VENTS
Calixthe
BEYALA
(Photo Grioo.com)
Calixthe
Beyala, annoncée à Ouagadougou
pour la tenue de la Foire Internationale
du Livre de Ouagadougou (FILO) qui se tient
en ce moment, n’est plus à
présenter. Cette romancière
camerounaise à la plume acérée
ne laisse pas indifférent, ni en
France, ni en Afrique. Pas étonnant
qu’elle soit une des clientes chouchoutées
des plateaux de télévision
notamment français, qui la considèrent
comme une de ces personnalités qu’il
faut absolument avoir, surtout pour rehausser
les sujets controversés.
Mais
comme il arrive souvent à de telles
figures, Calixthe Beyala fait aussi la Une
avec des questions moins avantageuses. Ainsi,
des moments difficiles, elle en a connus
lorsqu’elle fut accusée de
plagiat comme elle en connaît actuellement
avec cette réputation d’écrivaine
empruntant au style « Arlequin »
qu’on lui fait. Cependant, il faut
croire que ce caractère trempé
a suffisamment impacté l’opinion
pour qu’on puisse la déstabiliser.
Et puis, il y en a qui trouve dans la controverse
sinon le scandale, matière à
gagner. Ce qui explique qu’elle garde
toujours sa même cote d’amour,
sa même langue aiguisée, dit-on,
et naturellement la même appétence
des médias à son endroit.
DRUCKER,
SON ANCIEN AMANT, SERAIT RACISTE
En ce moment, après avoir alléché
l’opinion avec son roman « L’homme
qui m’offrait le ciel » (qui raconte
une histoire d’amour fulgurante entre une
femme noire et un animateur mondialement connu
dont elle se refusait alors à dévoiler
le nom pour des raisons éthiques et sentimentales),
elle est à nouveau au devant de la scène
et de façon polémique. Elle a lâché
le morceau au sujet de l’homme qui lui offrait
le ciel : oui c’est bien son histoire à
elle et celle de Michel Drucker qu’elle
a racontée. Tout s’est mal fini puisqu’il
l’a abandonnée comme une vieille
chaussette pour retrouver Dany Saval, son épouse
depuis 1973. Le démon de midi vaincu, il
revenait à la maison. Comme pour pimenter
l’affaire, un procès en justice accompagne
la divulgation. L’objet porte sur un roman
qu’elle a écrit d’un commun
accord avec son ancien amant sur Régis
Debray et qui devait lui rapporter 200.000 euros.
Elle en profite pour déshabiller Michel
Drucker : durant deux ans, il a habité
chez elle en banlieue (dans le 93) ; l’homme
de « Vivement Dimanche » est un misogyne.
Et pour éclairer la lanterne des féministes,
elle explique que son ancien compagnon lui aurait
fait comprendre que « les hommes avaient
toujours été des salopards et les
femmes des connes » (Entretien réalisé
par Grioo.com le 16/11/2007). Elle estime qu’elle
n’est pas « une conne et que toutes
les femmes ne sont pas des connes », et
c’est pour cela qu’elle n’entend
pas se laisser faire. C’est l’occasion
pour elle aussi de montrer ce côté
caché de Drucker que beaucoup ignoraient
sans doute : il a des tendances « racialistes
». Pour preuves, il aurait un jour osé
lui dire «Que vont penser les français
et les médias si j’épouse
une femme noire ? C’est une chose qu’on
ne pardonne pas ». Cette phrase, confesse
Calixthe Beyala, a fait pleurer sa maman. Un homme
qui ose parler comme ça à une femme
n’est certainement pas quelqu’un de
bien. D’ailleurs, au passage, et comme pour
confirmer ses propos, elle dira encore que le
célèbre animateur lui aurait dit
qu’elle était « marquée
du sceau de l’indigence » à
cause de sa peau noire.
DRUCKER
SERAIT PINGRE
La
romancière sulfureuse accuse son
ex compagnon d’avoir refusé
de lui verser les 200.000 euros promis pour
l’ouvrage commandé quand tout
était fini entre eux, sous prétexte
que « Depuis la nuit des temps, les
hommes ont fait aux femmes des promesses
qu’ils n’ont jamais tenues ».
Pire, Michel Drucker, après avoir
réceptionné l’ouvrage
et n’y avoir rien trouvé à
redire, au lieu de payer, lui aurait envoyé
des avocats pour la menacer. Là,
éructe-t-elle, jaillissant de ses
gongs, « je ne suis pas une femme
qu’on menace.. ».
Michel
DRUCKER
(Photo l’Internaute.com)
La puissante vedette de télé,
Michel Drucker, a beau faire valoir «
ses amitiés avec les puissants »,
il a beau « faire son vélo
avec Sarkozy ou connaître Lagardère,
inviter Rachida Dati sur son plateau »,
à elle, Beyala, ça ne lui
fait ni chaud ni froid car pour ce qui la
concerne, les atomes crochus, ce n’est
pas avec les gens d’en haut qu’elle
en a mais avec les masses. Et puis encore,
on la fait à d’autres, pas
à elle, femme noire vaccinée
pour qui « Cabri mort n’a pas
peur du couteau ».
Pour faire plus explicite, elle rappelle : «
Les Noirs ont déjà été
tellement bafoués » qu’elle
ne sait pas ce qu’on peut lui faire de plus.
A l’écouter, à la lire, depuis
quelque temps, elle se mordrait presque les doigts
d’habiter l’Hexagone. Fini le temps
où elle aimait ce pays, où à
la question « Etre Français, c’est
quoi ? », elle répondait, enthousiaste
: «Etre français, c’est habiter
le pays le plus beau du monde, mais surtout parler
la langue de la pensée, et non celle de
l’économie » (http://franceamerique.figaro.net).
Calixthe Beyala est-elle fâchée à
tort ou à raison ? Ca, la justice le dira
si elle estime sa prétention digne d’examen
et juste au fond.
LES
CAMPS BEYALA ET DRUCKER
Il y en a pas mal qui prennent déjà
fait et cause pour elle parce qu’elle est
femme, qu’elle a une belle plume, parce
qu’elle est belle et parce que les Blancs
lui en font voir de toutes les couleurs et que
de toute façon, il faut la soutenir pour
son courage.
Il y en a, et ils ne sont pas négligeables
aussi, qui soutiennent qu’elle est le mouton
noir du genre pour la femme africaine. Ils estiment,
comme le Point l’a relevé, qu’elle
n’a pas été honnête
vis-à-vis de son ancien amant en publiant
un livre dégradant pour lui en usant de
stratagèmes ignobles puisqu’elle
n’a pas dévoilé le nom de
Drucker alors que tout le monde l’a reconnu.
Pour eux, elle a bel et bien préparé
son coup pour en faire un « scoop »
et gagner un maximum en dévoilant tout
a posteriori. Ils disent aussi que son âme
est noire comme sa peau, qu’elle est du
genre qui ne vit que de scandales et qu’elle
se croit irrésistible alors qu’elle
est risible.
Et ce Michel Drucker, dans tout ça ? A-t-il
à craindre dans cette affaire ? Peut-être
pour une atteinte à son image, à
son portefeuille si l’opinion lui tient
rigueur de sa relation et surtout de la nature
de ses comportements supposés pendant cette
relation et si le juge pénal estime qu’il
a violé le code pénal en ayant des
propos racistes, doublés d’une tentative
d’escroquerie en refusant de lui payer son
cachet.
L’animateur n’est certainement pas
un sacristain, pour être arrivé où
il est, touchant selon une autre révélation
de Calixthe Beyala pas moins de 16 millions d’euros
par an. Il a dû en donner des coups de pieds
et de mains, parfois en dessous de la ceinture,
c’est la loi du métier ! D’ailleurs,
il n’en manque pas qui empruntent sur un
autre registre pour dire qu’il n’est
pas aussi franc du collier, il n’est pas
celui qu’on croit (ce gentil animateur BCBG).
Et puis, poursuivent-ils, il est loin d’être
« clean » que cela, puisqu’il
a longtemps caché sa judaïté,
la considérant comme un handicap dans sa
profession. Enfin, pourquoi n’avoir pas
payé ses 200.000 euros, une broutille pour
lui encore et surtout que le travail était
fait ?
Mais peut-être, voulait-il se venger ou
estimait-il que son ancienne compagne s’était
suffisamment payée sur son image ! Ou encore
prépare-t-il un partage de droits d’auteur
sur le livre «L’homme qui m’offrait
le ciel » qui permettra une compensation
sur les 200.000 euros qu’il lui doit ! Qui
sait ?
LA
MORALE DE L’ HISTOIRE
Quoi qu’il en soit, l’homme doit aujourd’hui,
à l’heure qu’il est, se dire
qu’il aurait mieux fait de se choper une
cécité ou une impuissance passagère
le jour où il a rencontré Calixthe
Beyala. Il y a des femmes comme ça, avec
lesquelles on ne conseillera pas trop aux hommes
d’avoir aussi à l’esprit, excusez
de la comparaison, que ce n’est pas seulement
leurs langues qu’ils gagneraient à
savoir maîtriser.
Voilà sans doute qui prépare pour
longtemps un de ces romans, un de ces films, je
ne vous dis pas, qui fera des euros et bien de
petits euros à cette heureuse prospecteuse
de filons.